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que la toxine développée dans les tissus des animaux morts comprimés dans l'oxygène, si toxine il y a, n'aurait pas, à la dose où j'ai pu la faire naître, les terribles effets qu’on attribue aux substances sœurs.
Pai dit plus haut que j'avais essayé comparativement le suc musculaire d'animaux tués à l'état de santé et aussi celui d'animaux comprimés dans l'air, à des pressions élevées, et ayant été maintenus sous pression. Je n’ai dans ces cas qu’exceptionnellement obtenu des phénomènes convulsifs, en opérant comme je l'avais fait, avec les extraits provenant de muscles d'animaux morts dans l'oxygène à haute pression. Parfois la grenouille expérimentée a eu quelques contractions violentes des membres, mais elle n’est jamais morte.
Ces recherches donneraient peut-être des résultats plus positifs si elles étaient effectuées avec l’aide d'appareils compresseurs plus puissants. Toutefois il me semble que quelques indications intéressantes résultent des expériences précédentes.
Les muscles des animaux morts dans l'oxygène comprimé contiennent des produits nocifs qui, s'ils existent dans les muscles à l'état normal, y sont en moindre quantité.
Une objection pourrait surgir encore et elle a une certaine valeur. Les grenouilles mortes après avoir reçu le suc extrait des muscles, ne sont-elles pas victimes de l’action de la potasse?
J'ai en effet réalisé une série d'expériences dans lesquelles, après évaporation tantôt au bain-marie, tantôt dans le vide de l’alcool dans lequel avait macéré le muscle, je versais sur ce résidu quelques gouttes d'alcool absolu. J'évaporais de nouveau. J’obtenais ainsi un produit privé de sels de potasse qui, injecté sous la peau de grenouilles, n’a jamais déterminé de convulsions (Zxpérience LXIT).
B. — Destruction des produits toxiques dus à l'oxygène comprimé, par l’action de l’air comprimé.
$ 4. — C’est un fait bien connu que, pour combattre les suites fâcheuses de la décompression rapide, il faut respirer de l'oxygène.
Les deux expériences suivantes mettent bien en évidence cette vérité.
Exp. LXIIL. — Un lapin est placé dans l'air comprimé à la pression de 6 atmosphères 1/2 pendant cinquante minutes. Décompression instanta-