‹ Église de Notre-Dame de JosaphatChapitre 7 sur 42 · PL. VIL GEOFFROY DE LÈVES, ÉVÊQUE DE CHARTRES · texte numérisé non relu

PL. VIL GEOFFROY DE LÈVES, ÉVÊQUE DE CHARTRES

Nora. — On voit, par les 2 bases de colonnes qui sont de chaque côté de la tète du gisant, que cette dalle tumulaire devait primitivement être surmontée d’un édicule. :

Geoffroy gisait à l’entrée du chœur, du côté de l'Evangile, à l'endroit où précisément nous avons trouvé deux socles en pierre qui devaient porter Île sarcophage.

pelles..… on a transporté les tombes qui estoient rompues quand on a rehaussé et repavé l'église. » Nous constaterons d’ailleurs la confusion qui en résulte souvent dans la nomenclature des tombeaux qui nous restent à étudier; mais nous devons observer de suite que les tombes non relevées, et que nous trouverons | sous le remblai, sont évidemment restées à leur place primitive.

40, — Sépultures dans l’église de Josaphat.

1. La première par ordre de date est celle de l’évèque Geoffroy de Léves + 1149.

Son obit porte qu'il fut statué en chapitre général qu'au jour de sa mort un service anniversaire serait célébré avec messe solennelle, et qu’un Zibera serait chanté sur sa tombe : « super tumulum ejus. » «Il est enterré dans le chœur, dit D. Butreux, du costé de l’évangile proche l’arcade par où l’on va maintenant en la chapelle Notre-Dame, vis-à-vis l’abbé Girard. »

Souchet (1640) dit : « Il fut inhumé où est à présent l’entrée du chœur, du costé de l’évangile. » Gaignières en 1696 a dessiné son tombeau {Bibl. nationale, Estampes, Pe In, f. S9 et mss. latin 17033). IL écrit à tort qu'il était contre le mur à gauche dans la chapelle de la Vierge. Relevé après 1640, le tombeau fut placé simplement sur le pavé, entouré d’un crépissage imitant la pierre de taille. La statue d’aillèurs paraît être du XIVe siècle. (PI. VII)

2° Goszein pe Musy, évèque de Chartres, neveu de Geoffroy (+ 1155), « cujus ossa jacent in sacello B.Mariæ Virginis, post cathedras nostri chori », dit le Nécro-

loge (1° février). Souchet (II, p. 466) nous en donne la description : « Il fut posé soubz un sépulchre de pierre qui sy veoid encores quoique fort gasté et rompu, comme tous les autres qui sont dans l’église de ce monastère, sur lesquels les hérétiques ont exercé leur rage, les brisant et rompant en haine de notre religion durant les troubles meus pour la conservation d’icelle en 1591. Il y avoit sur ledit tombeau la représentation d’un ‘évêque, eslevé, proche Îles portes qui mènent de l’église au cloître, où il s’en veoid encores à présent quelque reste avec l’inscription de ces vers :

« Hoc tandem, Goslene, jaces, sub pulvere, cujus Secula mirantur religionis opus.

Josaphat abbatiam, cujus primus fuit auctor Gaufridus, innumeris sumptibus ædificas, Præterea abbatiam Carauni martyris auges, Virginis ecclesiam nobilitas tabulis. »

La Vieille Chronique (1) dit : Corpus ejus in dicta ecclesia de Josaphat|ad ostium claustri e regione scallorum dormitorii] sepultum est. » |

Rouillard, dans sa Parthenie, en 1609, avait donné la même indication : « Il fut enterré près de l’huis du cloitre, à costé des degrés de l’ancien dortouer. »

D. Buttreux semble résoudre la confusion : Après avoir cité le Vécrologe, il ajoute : « La figure qui se trouve en cet endroit (derrière la clôture du chœur, dans la chapelle Notre-Dame) peut confirmer le dire du Vécrologe, car la figure qui est du costé du cloistre

(1) Publiée dans le Cartulaire de Notre-Dame, tome 1.

est d'un archidiacre, encore qu'on y ait mis la teste de la figure d’un évêque. »

Janvier de Flainville à recueilli cette tradition : « À côté du chœur, dans l’aile gauche, où est la chapelle de la Sainte Vierge, il y a plusieurs tombeaux antiques à demi ruinés, sur lesquels il y a quelques figures qu'il faudra examiner. On a mis depuis quelques années, au-dessus de l’un de ces tombeaux, à la closture du chœur, l’épitaphe que voicy que j'ai copiée.

« Hic jacet Goslenus de Leugis, episcopus Carnotensis, népos et successor domni Gaufridi de Leugis, episcopi Carnotensis, fundatoris abbatiæ B. M. de Josaphat, anno 1117, cujus primus abbas fuit Girardus, vir potens opere et sermone. Bona ejusdem monasterii ampliavit D. Goslenus et fundavit abbatiam S. Carauni, obiit anno 1155. » Ce tombeau était donc encore vi-

sible.

3° Rogerr, évêque de Chartres + en 1164. « Il fut porté inhumer à Josaphat » où sa sépulture se veoid contre la ceinture du chœur dans la chapelle de Nostre- Dame (Souchet, II, p. 478). — « Selon d’autres, il fut enterré dans la chapelle de saint Jean l'Evangéliste, qui était autrefois où est à présent la sacristie. (D. Butreux). »

4° Jean pe SazisBury + 1180, gisait dans la chapelle de la sainte Vierge : « Gujus corpus jacet apud nos in

capella beate Marie. » (Nécrologe, 28 octobre, etc.) (1).

Janvier de Flainville, s’il n’a pas vu ce tombeau, a pu lire l'inscription que les religieux de Josaphat avaient

(4) Voir ia Notice que nous avons déjà publiée sur ce tombeau, dansle Pulletin monumental, 1905, et dans les Archives historiques du diocèse de Chartres, 1906.

fait placer vis-à-vis de celle de Goslein de Lèves, au mur du chœur, près la chapelle de la sainte Vierge :

« Hic jacet domnus Joännes Salisberiensis, episcopus Carnotensis. Érat capellanus sancti Thomæ, archiepiscopi Cantuariensis, cum ipse martyrium passus est apud Anglos, cujus capsulam dedit abbatiæ Sancti Petri Carnotensis. Obiit D. Joannes 1180, cui successit in episcopatu domnus Petrus Cellensis, abbas Sancti Remigii Rhemensis, vir eximius. Jacet in choro ubi. epistola legitur. »

Nous avons retrouvé cette inscription à Chartres dans une maison en face le portail royal de la Cathédrale, aujourd'hui démolie, mais qui avait appartenu jusqu'en 1830 aux filles de M. de la Perelle, qui ävait été un des acquéreurs de l’abbaye de Josaphat, en 1793. Nous l'avons publiée dans le Bulletin Archéologique en 1898. |

5° Prérre DE CELLE, évêque de Chartres f 1185, reposait dans le chœur, là où se lisait l'Epitre : « Jacet in choro nostro ubi epistola legitur. » (Nécrologe, 20 février). Souchet au contraire affirme « qu'il fut porté inhumer en l’église de Josaphat, devant la chapelle des Anges, soubz la tombe de pierre, sur laquelle estoit sa représentation que les hérétiques qui s’estoient emparés de cette abbaye.en 1591 rompirent en trois morcéaux. » Rouillard, p.39, donne son épitaphe :

Manibus et plateis urbem insignivit et auxit, Et variis posuit tecta superba locis.

=: Hune pia plebs habuit tantæ pietatis amore, Oscula mille suis ut dederit pedibus.

Mais Souchet se plaint de ne l'avoir pas trouvée. Hélas ! l’église avait été dévastée en 1568. et 1591. Ce-

Pc. VIII 5 re Cliché de la Société Arch. de Chartres.

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