PIERRE TOMBALE DE PIERRE DE CELLE, ÉVÉQUE DE CHARTRES
pendant Gaignières (P e, In, f. 87) dessine une pierre tombale avec cette note : « Abbé couché tenant un livre sur sa poitrine, tombeau de pierre sous Paile droite de l’église de l’abbaye de Josaphat. Il est de Pierre de la Seltz, fameux écrivain. » (PI. VIIT)
6° Recnaup pe Moucox, évêque de Chartres + 1217. Son obit est inscrit au 9 décembre dans le Nécrologe de Josaphat. D’après Souchet (II, 608), il reçut sa dernière demeure, non devant le grand autel, comme l'avait écrit le catalogiste, mais devant celui des Anges qui étoit où est à présent la sacristie, soubz une pierre eslevée sur quatre piliers de mesme, où estoit la représentation d'un évêque de relief, qui fut cassée en trois par les hérétiques. » D. Butreux avoue que le lieu est incertain « d'autant qu’on a mis ci-devant la chapelle Saint-Jean l'Evangéliste au lieu où est à présent la sacristie, qu'on n'est pas asseuré du nom et lieu des anciennes chapelles et qu’on a transporté les tombes qui estoient rompues quand on a haussé et repavé l’église. »
Souchet semble en effet avoir confondu ; voir plus haut ce qu'il dit des évêques Robert et Pierre de Celles.
Enfin, pour mémoire citons encore la Vieille Chronique : « Jacet in ecclesia de Josaphat [ante altare apostolorum}. »
7° Outre ces tombes épiscopales, le Vécrologe en indique plusieurs autres. D'abord, celle de Girard, premier abbé, + 1155 : « Cujus tumulus ante sacellum divi Nicolaï hac in sacra æde mediocriter eductus est, materla et gypso circumquaque sertus. » (Vécrologe, l‘ juin.
« Son tombeau étoit à l’entrée du chœur devant la chapelle Saint-Nicolas, laquelle est à présent démolie, elle étoit du costé de l’'épistre du grand autel. » (D. Butreux.)
Ce tombeau était le but d’un pèlerinage fréquenté : « Ad cujus tumulum loci incole, Carnotenses quoque et multi circumvicini nostri febre laborantes fluunt et illius precibus incolumes revertuntur. »
8° Un autre abbé : Gervasius, + vers 1356, gisait au milieu de la nef: « cujus corpus jacet in medio navis ecclesie nostre. » (Vécrologe, 16 novembre).
9% L'abbé Prerre [°, gisait devant l’autel de la Vierge, en face du crucifix : « Jacet ante vetus altare beate Marie prope crucifixum,obiit annoDomini MCCCCX VII » (Wécrologe, 27 février).
10° Micuez DE Bonnemaix abbé, + 1471, 25 mai, avait sa sépulture devant l’autel de la Vierge : « Hujus Michaelis Bonnement tumulus ante Virgineum altare. » Son écusson à trois étoiles se veoid à son petit sceau et à la grande porte de la nef de l’église. Le Vécrologe donne son épitaphe :
Annis ducentum bis milleque septuaginta Uno, sub quinta vicesima maii
Morosus vita Michael Bonevent pace quievit Abbas istius quem reparare loci
Curavit, regere placidos triginta duobus Annis claustrales tribuit huicque Deus.
11° JEax Pixarr, abbé, + 1505 ou 1506, reposait dans le chœur, près de l’abbé Girard : « Cujus ossa jacent in choro nostro post sepulchrum domini Girard » (Vécrologe, 12 mars).
12° Anpré pe Mourax, autrement dit David. Au 23 septembre le Vécrologe redit ses louanges et indique la tombe qu'il s'était fait élever de son vivant, au milieu du chœur devant la lampe : « Hoc cenobium totum ferme dissolutum quoad potuit instaurare cura-
vit, Cujus monumentum apud nos in medio templi choro ante lampadem ubi decantatur epistola sibi extrui supplex dum viveret impetrando obtinuit. Ejus enim cadaver ibi sepulture mandatum est septembri mense, die 23, anno salutis 1521, sextum et XL vix degens annum. »
13° Gervais Vuaix, abbé, + le 14 décembre 1554, fut enterré en la première chapelle qui est à présent du costé de l’épistre ou se veoid sa tombe avec cette inscription : « Gervasius Vuain, Germanus, doctor theoloous, regius in superiori Germania legatus, abbas commendatarius hujus cenobii, natus annos 63, obiit 14 decembris anni 1554. »
Le dessin de sa dalle tumulaire relevé par Gaiœnières, fut publié par M. Denizard dans les Dalles Tumulaires de la Société Archéologique de Chartres.
planche LXXII. (Voir notre planche IX.)
140 L'abbé de Gaudrion, + 1621, fut « enterré à Josaphat » (1).
15° Goszeix, seigneur de Lèves, frère de l’évêque Geoffroy et avec lui fondateur de Pabbaye, fut enterré avec honneur «in medio chori », comme nous l'avons dit plus haut.
16° Sa femme Lucia recut la sépulture au même endroit : « ét la moitié de la tombe qui est dessous l’aigle ayant les figures d’un homme et d’une femme donnent à cognoistre qu'ils furent tous déux enterrés en mesme lieu, quoyqu'en divers temps, car la femme mourut longtemps avant son mary. »
Gaignières, en 1696, prit le dessin de la pierre tom-
(4) Société Archéologique, Mémoires, VIF, p. 436.
bale de cette Lucia (Pe, 6, f. 10) : « Tombeau de pierre proche le mur de la chapelle de la Vierge dans l'église de Josaphat. Il est de la femme du seigneur de Lèves, fondateur. » (Voir Planches XXIII et XXIV).
17° Parpres pe Lives, archidiacre de Dunois, + 1216, fit bâtir la chapelle Sainte-Catherine, où il a été enterré. Le Vécrologe écrit : « XIII kal. aprilis, obiit Phihppus de Leviis, archidiaconus dunensis, qui de suo construxit apud nos altare in honore beate Katherines, cujus cadaver ibi impositum est sepulchro. »
18° Puirippa Dp'ILriers, dame de Lèves « avait sa tombe au travers de la porte d'entrée de l’église de l'abbaye de Lèves. » Gaignières la dessine (Pe. 6, f. 11) avec cette inscription : « Hic Jjacet Philippa quondam domina de'Leuga.... Quievit. Amen. » D. Butreux ajoute : « On voit sa tombe à la grande porte de léglise, où elle a été transférée... On y voit les armes d'Illiers d’un côté, les armes de Lèves étaient apparemment de l’autre côté de la tombe qui a été autrefois coupée et transférée, 1700. » (PI. X). |
19° Jenax Le Civir ne nous est connu que par le dessin de Gaignières (Pe. 1, f. 88) : « Tombe de pierre dans la chapelle de Saint-Pierre à gauche, derrière le chœur de l’église de l’abbaye de Josaphat : Ci-gist Jehan le Civil dit Cantin, iadis bourgeois de Chartres, qui trépassa l’an de grace MCCC sexante et cinq. le XIIII° jour de mars. Priez Dieu pour lui. Amen. » (PI. XI).
20° Garix DE FRiaize dont la tombe dessinée par Gaignières -(Pe. In.) a été publiée par M. René Merlet (Dalles Tumulaires, \, n° XXXIX, f. 89. et Mémoires de la Société Archéologique, X, p. 83). On lit sur le dessin l'inscription suivante : « Hic Jacet [corpus Gar-
Se Me 5 rome = GerualiuzVuain germanns doctor Ce > œ theoloquskequs in (xp erioriGermamar
hi ce (y SSI NN
\ fo loi! D AS a SSIKA À NS