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L'UNIVERS
éthiopiens au roi Aménophis, à sa femme , et à son chiffre royal.
I -e tombeau de ce prince justement célèbre , a été découvert vers le commencement de ce siècle par un membre de la commission des sciences et des arts, qui partagea la gloire de l'armée française en Égypte. Champollion le jeune a visité ce même tombeau , et nous en a laissé les notions suivantes :
« Tous les tombeaux des rois de Tbèbes, situés dans la vallée de Bibanel-Molouk et dans la vallée de l'Ouest, sont décorés , soit de la totalité , soit seulement d'une partie des tableaux consacrés , selon que * ces tombeaux sont plus ou moins vastes et surtout plus ou moins achevés.
« Les tombes royales véritablement achevées et complètes , sont en trèspetit nombre; celle d'Aménophis III î Memnon) est de ce nombre , mais sa décoration est presque entièrement détruite : elle existe dans la vallée de l'Ouest.
« Quelques parois conservées de ce tombeau sont couvertes d'une simple peinture, mais exécutée avec beaucoup de soin et de finesse. La grande salle contient encore une portion de la course du soleil dans les deux hémisphères; mais cette composition est peinte sur les murailles sous la forme d'un immense papyrus déroulé, les ligures étant tracées au simple trait comme dans les manuscrits , et les légendes, en hiéroglyphes linéaires, arrivant presque aux formes hiératiques, »
L'examen attentif de ce tombeau a mis en évidence une observation digne de l'intérêt des historiens modernes.
Il n'y a qu'un petit nombre de ces catacombes royales qui soient réellement terminées; celles des plus célèbres Rhamsès , par exemple. Toutes les autres sont incomplètes. Les unes se terminent à la première salle , changée en grande salle sépulcrale ; d'autres vont jusqu'à la seconde salle des tombeaux complets; quelques-unes même se termineut brusquement par un petit réduit creusé à la hâte , gros-
sièrement peint , et dans lequel on a déposé le sarcophage du roi , à peine ébauché. Cela prouve invinciblement que ces rois ordonnaient de creuser leur tombeau en montant sur le trône ; et si la mort venait les surprendre avant qu'il fût terminé, les travaux étaient arrêtés et le tombeau demeurait incomplet. On peut donc juger à coup sûr de la longueur du règne de chacun des rois, par l'achèvement ou par l'état plus ou moins avancé de l'excavation destinée à sa sépulture.
Il est à remarquer à ce sujet, que les règnes d'Aménophis III, de Rhamsès le Grand et de Rhamsès V, furent , en effet , selon Manéthon , de plus de 30 ans chacun, et leurs tombeaux sont aussi les plus étendus.
De nombreux amulettes, en matières diverses , quelquefois très-riches, portent le nom et les titres d'Aménophis III. On voit , au musée du Louvre, un certain nombre de scarabées ornés de ce nom. Un de ces scarabées, qui appartient à un musée public , porte la date de l'an douze de ce roi. Enfin il existe aussi des figurines , des amulettes et des. scarabées de la reine épouse de ce Pharaon.
Elle est représentée auprès du roi dans les divers tableaux religieux et les cérémonies publiques où le monarque occupe le premier rang. Cette reine se nommait Taïa.
Son tombeau existe encore dans la vallée des tombeaux des reines à Thèbes, dans la montagne libyque.
L'avenue qui lui sert d'entrée est à ciel ouvert ; les décorations de la porte ont été détruites, il n'en reste que certaines parties. Dans les représentations intérieures , la reine , en rapport avec diverses divinités , accomplit en leur honneur les cérémonies prescrites par le rituel , joue du cistre en leur présence, leur fait des offrandes, et les invoque avec tous les signes du respect.
Des dates des années 24 et 27 du règne d'Aménophis-Memnon existent sur des monuments parvenus jusqu'à nous , et confirment assez directement l'opinion des annalistes de l'antiquité,
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et de Manéthon , de tous , le plus digue «le foi en cette matière, qui fixent la durée du règne de ce roi à 30 ans et quelques mois.
H eut plusieurs enfants : une stèle du musée de Florence y qui porte en tête la légende royale d'Aménophis III , nous fait connaître une fille de ce roi , nommée Aincnset; l'un des personnages qui figurent dans ce monument y porte , eu effet , le titre de royal scribe do la maison de la fille royale Aincnset r c'était sans doute l'administrateur ou l'intendant des biens et revenus de la princesse.
Aménophis-Memnon laissa aussi un lits qui lui succéda à la couronne royale : c'est le roi Horus des listes de Manéthon et dos monuments.
Le roi llorus monta sur le trône à ta mort de son père, vers Pan 1650 avant Père chrétienne. Ce roi porta le nom du dieu fils dTsis et d'Osiris ; la piété des simples particuliers les engageait assez communément à se mettre sous la tutelle d'une des divinités locales , en adoptant son nom , ou des qualifications dont ces noms étaient le trait principal.
Le cartouche-prénom du roi Horus est le 5e de la ligne intermédiaire de la table d' Ahydos (voyez notre planche 47 , de gauche à droite) , et ce prénom paraît exprimer les idées Soleil directeur des mondes, approuvé par le soleil. Le nom propre se lit Amon-Men Uôr Nem-Neb. Le serviteur (F Anton, llorus... Le texte arménien de la chronique d'Eusèbe assure que ce prince fut à la fois le successeur et le fils d'Aménophis - Memnon , et aucun témoignage historique ne contredit cette tradition'écrite.
Comme tous ses prédécesseurs, la piété du roi Horus se manifesta par de magnifiques édifices élevés pour le service des dieux; et sa munificence royale s'étendit même au delà de PÉgypte: à Ghébel-Addèh, en Nubie, on en voit encore les restes. C'est un petit temple creusé dans le roc. Par une grande singularité , que l'histoire doit soigneusement annoter, la plupart des bas-reliefs du temple , qui fut
l'ouvrage de Pharaon Horus , ont été couverts de mortier par des chrétiens qui, sur cette frêle surface, sous laquelle se trouvaient ensevelis les tableaux de l'ancienne religion, peignirent des sujets de la nouvelle, les grandes actions des saints, et surtout de saint George le cavalier. C'est en détruisant ce badigeonnage qu'on a retrouvé ces bas- reliefs primitifs , et sur tous le nom du roi Horus.
Le temple était dédié à Thôth, le dieu des sciences et des lettres. Un de ses bas -reliefs représente le roi Horus enfant, allaité par la déesse Anouké, en présence du dieu Chnouphis à tête de bélier. Le prénom royal et le nom propre du roi font partie des inscriptions qui accompagnent cette scène mythique. Dans un autre bas -relief, une divinité protectrice présente le roi Horus enfant au dieu Horus son homonyme, qui lui remet le signe de la vie divine.
Dans une autre scène, malheureusement incomplète, le même roi figurait avec les dieux Thôth à tête d'ibis, et Horus à tête d'épervier.
Nous avons donné plus haut ( page 153) la description détaillée du grand spéos de Silsilis , consacré à la grande divinité de Thèbes, Amon-Ra, au dieu Nil, et à Sévek, crocodilocéphale, et
3ui , par la suite des temps et par la iversité des monuments, est devenu une sorte de musée historique poulies annales de la XVIIIe et de la XIXe dynastie.
Horus contribua aussi à orner la partie du palais de Louqsor, qui fut édifiée par son père Aménophis-Memnon; plusieurs des grandes colonnes sont ornées de bas -reliefs qui portent le nom du roi Horus. Son nom et son image furent religieusement placés par Sésostris dans le tableau de ses illustres ancêtres. Le temple d'Amon-Ra, dans la vallée d'El-Assasif à Thèbes, fut aussi l'objet des soins de ce roi ; on y lit , pendant son règne , des embellissements et des restaurations.
Mais les plus beaux , les plus précieux monuments historiques du règne
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du roi Horus sont réunis dans le riche musée égyptien de Turin. Nous en donnons l'exacte description à nos lecteurs , qui y trouveront une preuve de plus de l'application constante de tous les monarques égyptiens à multiplier en leur honneur, comme à la gloire des dieux et des ancêtres, les monuments des arts : comme s'ils avaient pensé à multiplier les preuves de leur grandeur, et les documents de leur propre histoire, que tant de munificence seule pouvait taire parvenir jusqu'au sein de la civilisation moderne, pour y séduire l'esprit et la raison, pour y exciter à la fois l'intérêt et Padmiration , pour y faire chercher avec fruit les annales certaines des premiers temps de l'intelligence humaine.
Le premier des deux monuments du roi Horus , que nous avons à décrire, est un groupe de deux figures , de pierre calcaire blanche cristallisée (voyez notre planche 85, n° 1). La figure, principale est celle du dieu Amon- Ra; quoique assise, elle n'avait pas moins de huit pieds de hauteur. Le roi des dieux est figuré avec une tête humaine dont les traits, pleins de grandeur, sont exécutés avec une admirable finesse de travail. Sa poitrine est ornée d'un collier à huit rangs , terminé par des grains en forme de perles. Les deux bras , portant des bracelets, reposent sur les cuisses; et, de la main gauche, ce dieu tient le signe de la vie divine.
A côté du trône du dieu , et debout, est le Pharaon Horus , taillé dans la même masse, et n'ayant que quatre pieds de hauteur ; mais cette figure est exécutée avec la même finesse. Le bras droit du roi repose sur l'épaule gauche d'Ammon ; la coiffure royale est distinguée par l'Uraeus, symbole de la puissance suprême; une ceinture soutient le vêtement court et léger qui le couvre, et un cartouche horizontal, placé en forme d'agrafe (A) , sur le milieu de la ceinture, contient les titres et les prénoms du prince : le dieu vivant et gracieux, soleil directeur des mondes, approuvé par Phré, chéri d'Amon-
Ra. Cette légende royale est répétée à droite et à gauche du trône qui portf le souverain des dieux , ainsi que dans un grand tableau carré (B), gravé sur le dossier de ce trône. Cet encadrement renferme deux colonnes perpendiculaires de très-beaux hiéroglyphes exprimant les idées suivantes : Le roi du peuple obéissant , seigneur de l'univers, le soleil directeur des mondes, l'approuvé par Phré , le (ils du soleil, dominateur des régions, le chéri d'Ammon Hôr-Nem-Neb, vivificateur comme le soleil pour toujours. Le roi Horus prend, dans ces diverses légendes, le titre de chéri d'Ammon , parce qui!
se trouve là en rapport avec ce dieu, comme, sur les statues de la déesse
gardienne, il prenait le titre de chéri e cette déesse.
Le second monument du musée royal de Turin que nous devons faire connaître, est non moins intéressant que le premier sous le rapport de l'art, et Test davantage j)our la science. 11 est en granit noir, et ses proportions étaient de six à sept pieds avant qu'il fût gravement offense à son sommet.
C'est aussi un groupe de deux figures; l'une représente aussi le roi Horus assis sur un trône; une femme est assise à ses côtés. La main gauche en repos porte le signe de la vie divine , et son bras droit relevé contre sa poitrine , porte son sceptre , symbole de la vigilance des dieux et des rois sur les choses humaines. La coiffure de la femme caractérise cette ligure comme étant celle d'une reine; elle a son bras gauche sur l'épaule du roi; un vautour, les ailes pendantes , couvre la tête de la princesse , jadis ornée aussi de deux longues plumes : coiffure et insignes particuliers à toutes les reines d'Égypte figurées sur les temples et les palais. On voit ainsi caractérisée la reine Taïa, mère du roi Horus, sur les monuments d'Éléphant ine, offrant des fleurs et des fruits au dieu Chnouplus; à Philaj, la reine Cléopatre, femme de Ptolémée Évergète II, *l à Dendérah une impératrice romaine c'est la coiffure consacrée à la déess* Athyr.
Estatua. dcl Pataon Horo y delà Rcina. bu hija.
La légende hiéroglyphique gravée sur le devant du trône , à côté de la statue du roi Horus , a disparu en entier ; mais il reste de celle qui est du côté de la reine dix-neuf signes parmi lesquels se trouve heureusement son nom propre. Cette princesse, qualifiée de chérie d'Isis , la puissante mère divine, se nommait Tmahumot, la mère de la grâce , ou la mère gracieuse.
Le derrière du trône sur lequel ces deux figures sont assises était orné d'une grande scène sculptée qui occupait tout le haut du dossier ; il n'en subsiste plus que des fragments. Audessous de ce bas-relief est une longue inscription hiéroglyphique , composée de 26 lignes et sculptée avec un trèsgrand soin. Les premières lignes de ce décret rendu par une autorite publique , contiennent les louanges du roi seigneur de l'univers , soleil directeur des mondes, approuvé par Phré, fils du soleil, chéri crAmon«Ra, Hôr-Nem-Neb (le roi Horus) , qui a reçu des dons de Néîth , sa puissante mère , et d'Amon- Ra, roi des dieux. Ce Pharaon est en outre qualifié d'image d'Harsiési, qui l'a dirigé ; et le dieu Horus lui donna la souveraineté sur la région inférieure. On énumère ensuite les bienfaits du roi Horus envers l'Égypte; on le compare aux dieux Phré , Thoth et Phtha. On ordonne aussi de placer dans un lieu distingué des temples la stafiie de ce roi, ainsi que celle de sa fille, la reine Tmahumot, image (le la grande mère (Néïth) , et dont les louanges paraissent mêlées à celles des déesses Saté, Sonteb, Routo, Isis et Nephthys. On institue de grands honneurs à rendre au roi Horus, parmi lesquels on indique les panégyries liées ;> celles du dieu Phré; les titres décernés au roi et qui doivent accompagner ses images sont relatés dans la suite du texte; il est ordonné d'inaugurer de semblables images dans les temples de l'Egypte, et divers ordres de prêtres sont chargés du service de ces "nages royales , consacrées à des cérémonies religieuses dont elles doivent <;tre l'objet : texte important par ses dispositions, et d'un intérêt qui n'est
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pas moindre pour la philologie; car ses formules principales rappellent immédiatement à l'esprit le texte de l'Inscription de Rosette, et les deux décrets nous donnent l'idée des mêmes honneurs rendus à deux rois d'Égypte , à douze cents ans de distance, au roi Horus et à Ptolémée-Épiphane ; témoignage mémorable de la perpétuité des usages de l'Égypte, jusqu'au moment où elle ne fut plus qu'une province du grand empire , et où elle disparut , avec l'ancien Orient tout entier, devant la civilisation nouvelle et secondaire, fondée et propagée par l'épée romaine.
Les signes qui se rapportent à la figure de la femme du même groupe nous ont appris qu'elle se nommait Tmahumot, la mère de la grâce; associée ici aux honneurs royaux rendus au Pharaon Horus , elle dut , par son rang, avoir quelques droits à cette suprême distinction : or, Manéthon nous apprend que le roi Horus eut pour successeur immédiat sa propre fille, qui régna pendant douze ans après lui. La figure de femme du groupe de Turin est donc celle de cette reine , fille d'Horus; son nom est inscrit dans le cartouche royal qui se lit dans le bas-relief sculpté sur un des côtés du même groupe.
Ainsi Tmahumot succéda au roi Horus son père, et, après avoir été associée à ses honneurs; Manéthon lui accorde douze années de règne; on croit que le successeur de cette reine était son frère , fils aussi du roi Horus : on peut donc conjecturer que Tmahumot monta sur le trône parce que le jeune âge de son frère ne lui permettait pas de porter la couronne. On assigne trente-huit ans et demi aux deux règnes successifs d'Horus et de sa fille.
La belle coudée du musée royal de Turin , habilement décrite par le savant Gazzera, remonte au règne d'Horus, et tire un nouveau prix de sa haute antiquité par rapport aux institutions modernes.
Rhamsès Ier fut le successeur d'Horus, son pèrè, et de sa sœur Tmahumot; il monta sur le trône vers l'an 1619 avant l'ère chrétienne. La table
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royale d'Abydos et les autres monuments analogues placent immédiatement après le cartouche royal du roi Horus, un autre cartouche qu'on retrouve, sur beaucoup d'autres monuments , constamment accompagné du nom propre Rhamsès : ce fut Te premier des princes de ce nom , dont quelques-uns ont été placés par l'histoire au nombre des plus grands rois de l'antiquité.
Rappelons en passant que la reine Tmahumot ne fut pas inscrite dans ces tables royales , et ne dut pas l'être : ces tables généalogiques par génération appelaient le nom du fils à la suite de celui du père : Tmahumot et Rhamsès ne formaient qu'une seule génération ; Rhamsès y fut donc inscrit après son père Horus.
Le cartouche de Rhamsès Ier est le quinzième de la ligne intermédiaire de la Table d'Abydos ; on le voit aussi dans les tableaux du Rhamesséum et de M édinèt-Habou, et ce prénom royal signifie soleil stable et vigilant. On le retrouve à Louqsor, à Karnac , à Ouadi- Halfa, "et dans son propre tombeau, suivi du nom propre Rhamsès.
Son règne n'eut pas une longue durée; cependant il nous est parvenu plusieurs témoignages de la piété de ce . prince. Les quatre dernières grandes colonnes du temple de Louqsor furent terminées et décorées par Rhamsès Ier, et les bas-reliefs qui s'v sont conservés portent son prénom royal et son nom propre.
La Nubie égyptienne participa aussi aux bien faits d u prince : le temple construit par Aménonhis II, l'un des prédécesseurs de Rhamsès Ier, à Ouadi- Halfa, et dédié à Horammon (Ammon générateur), éprouva les effets de sa munificence. En fouillant dans les ruines de cet édifice, les voyageurs français trouvèrent, engagée dans une muraille en briques de ce temple, une grande stèle sur laquelle sont écrits l'acte d'adoration des divinités du tem-
Îrie, et la liste des dons qui lui sont aits en même temps par Rhamsès Ier.
Cela se passa le 20 du mois de mécbir de la deuxième année de son règne :
cette date se lit en tête du monument.
Cette inscription historique est composée de sept lignes, et j'en ai sous les yeux la traduction suivante de la main de mon frère, qui en a aussi restitué la plupart des lacunes.
Texte de l'inscription.
lr* ligne. L'an II , le 22 du mois de méchir, vivant le dieu puissant, le commandant des rois , le seigneur de la région supérieure et de la région inférieure, dominant en roi comme...
= 2e le roi soleil stable et vigilant (chéri) de Harsiési (dieu qui réside dans Rehni (*)... = 3* dominant sur le trône du dieu de la vie comme son père le dieu Phré , supérieur à tout. Voici que Sa Majesté étant dans lbrim (**) accomplit divers actes de...
= 4* piété envers le père Amon-Ra, Phtha qui préside au mur du midi , seigneur de la vie du monde terrestre (et envers) tous les dieux de rÉgypte c'est pourquoi ils lui accordèrent que... = 6e soumis dans le cœur-, pour l'adorer ; que toutes les parties de la terre entière lui servent toute espèce d'offrandes ; que les Neuf-arcs fussent renversés (sous les sandales)... = 6* et il fut ordonné de servir Sa Majesté le roi
SOLEIL STABLE ET VIGILANT, le vivifié, qui a gracieusement présenté des offrandes à son père Horammon qui réside (dans Behni)... = 7e dans son temple, des liqueurs précieuses (d'autres offrandes sont désignées avec leur quantité en chiffres) , et en même temps (il a comblé de biens) les prophètes et les prêtres, remplissant le trésor du dieu d'hommes et de- femmes de mt pure, pris parmi les captifs de Sa Majesté le roi soleil stable et vigi lant, vivifié aujourd'hui comme (à toujours).
La date égyptienne de ce monument remonte à l'année 1618 avant l'ère chrétienne.
Le nom de Rhamsès Ie* se retrouve aussi sur des scarabées et plusieurs
(*) Nom égyptien de la ville de Ctoadi- Halfa.
(**) Lieu voisin deBetmi.
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autres objets portatifs exécutés durant son règne.
Nous avons dit qu'il eut une courte durée; il ne dépassa pas neuf années, et, au défaut d autres renseignements plus directs , on aurait pu déduire cette courte durée de l'état du tombeau de ce Pharaon. Il existe dans la vallée de Biban-el-MoIouk à Thèbes. Creusée dans le roc comme toutes les autres catacombes royales, celle de Rhamsès Ier était enfouie sous les décombres de la montagne. Mon frère la fit déblayer au mois de mai 1829, et il reconnut qu'elle ne consistait qu'en deux corridors sans sculptures , se terminant par une salle peinte seulement, mais encore d'une étonnante conservation.
C'est dans cette salle unique qu'est, placé le sarcophage du Pharaon. Ce' sarcophage est en granit, mais il n'est orné que de peintures : Rhamsès Ier régna trop peu de temps pour que son tombeau pût être décoré par les sculptures. Nous avons déjà averti que la magnificence des sculptures royales dans les tombeaux est toujours proportionnée à la durée des règnes ; le premier édifice au'ordonnait un roi , au moment où il montait sur le trône, c'était son tombeau.
On ne connaît pas le nom de la reine femme de Rhamsès Ier; il en eut une cependant, puisque son successeur était son fils : ce fait historique est mis hors de doute par une courte inscription généalogique copiée par M. Wilkinson, et qui se lit : le soleil gardien de la vérité approuvé par le soleil ( Rhamsès \H),jUs du soleil stubiliteur de justice (Ménephtha du soleil
stable et vigilant ( Rhamsès Ier); monument d'un très-haut intérêt, qui se traduit par le tableau généalogique suivant, donnant quatre rois et trois générations d'une incontestable filiation.
rhamsès 1er.