RHAMSÈS II, RHAMSÈS III
Il est donc hors de doute que le successeur de Rhamsès Ier fut aussi son
fils, héritier de la couronne royale par sa naissance. 11 monta sur le tronc vers 1610 avant l'ère chrétienne.
Son prénom royal est le seizième cartouche de la ligne intermédiaire de la table d'Abydos : dans la table royale du Memnonium ou Rhamesséum, Sésostris a fait placer ce cartouche le premier dans la série de ceux de ses rédécesseurs. Dans le tableau de Méinet-Habou, le prénom royal de Ménephtha Ie* a le même rang, et, dans les trois listes , le cartouche royal de son père le précède immédiatement :
ces filiations et l'époque du règne du fils de Rhamsès Ier ne sauraient donc être plus certainement déterminées.
Le plus célèbre monument du rèçne de Ménephtha c'est son tombeau : bien des personnes encore se souviennent d'en avoir vu, à Paris, le modèle dans les proportions du monument même; il fut découvert par l'infortuné Belzoni, mort victime de son zèle pour les découvertes historiques : c'est lui qui en avait reproduit les principales salles au rez-de-chaussée d'une maison de Paris, au moyen du moulage en plâtre des bas-reliefs de ce tombeau, dont les empreintes coloriées représentaient toutes les sculptures originales.
Les critiques modernes , à l'exemple des premiers investigateurs des noms royaux des souverains égyptiens, ont donné plusieurs prénoms a ce même prince, selon la diversité des monuments où son nom se trouvait reproduit avec quelques signes différents.
Champollion le jeune le nomma d'abord Ousirélj et lui supposa un frère, qui, usant du même cartouche prénom, lui succéda, et se nomma Mandouéi. Le savant français fut conduit à cette supposition : 1* par la conformité des cartouches prénoms unis à des cartouches noms propres différents; 2° par l'autorité même de Manéthon , qui , dans ses listes , telles qu'elles nous sont parvenues, donne deux frères, tous deux nommés Therrès ou Achersès, pour successeurs à Rhamsès 1er, accordant à chacun d'eux douze années successives de règne. Mais l'examen