‹ Égypte et PalestineChapitre 67 sur 94 · I.a jambe est grosse, dure, la peau est tendue. Les · texte numérisé non relu

I.a jambe est grosse, dure, la peau est tendue. Les

DE L’ÉLÉIMIANTUSIS.

(leux malléoles, suiioiit l’externe, sont très-saillants. La jambe est rouge.

On voit deux plis à la partie antérieure du cou-depied; le supérieur iie s’étend pas de gauche à droite, sur toute la largeur de la jambe; l’inférieur est coiu])let.

Le pied droit est très-gros, surtout au niveau du dos du pied.

Lu appliquant fortement le doigt sur la jambe droite, qui est tendue et dure, le doigt pénètre et son impression est conservée.

Souria dit souffrir de la jambe droite, mais je le vois marcher dans la journée. La jambe a été plus grosse que maintenant au moment des accidents.

C(jté gauche. Parfaitement sain; pas de ganglions à l’aine; rien à la cuisse, ni à la jambe, ni aux pieds, ni aux orteils.

Il souffre également des deux jambes quand je le pique avec une épingle.

Il me dit qu’il a remarqué bien des fois que lorsqu’il portait des bottines à élastiques, son pied diminuait de volume.

Il me raconte qu’ayant été au Senil (?), immédiatement il avait éprouvé du soulagement; sa jambe avait diminué, mais elle était redevenue grosse en revenant à -Damiette.

Dans ce que Souria m’a dit, on saisit une indication thérapeutique. Cha([ue fois qu’il a été au Senil (?), la jambe a diminué de volume. Comme il ne mange pas beaucoup de poisson, je conclus que les malades devraient être envovés dans un endroit sec au lieu de

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rester dans un lieu humide. Le Scnil est en plein désert deSuz; peut-être y a-t-il aussi pour lui changement de nourriture.

11 dit aussi que ses jambes diminuent quand il met des bottines élastiques; cela montre encore les bons résultats que l’on retirerait de la compression. Je dois dire qu’avant d’avoir vu Souria, j’avais recommandé cette pratique au passementier du bazar, et je lui avais appliqué des bandelettes; mais il biudrait de vrais bas lacés.

Organes génitaux. — Souria a la verge bien conformée. La moitié du scrotum est à l’état normal, mais au niveau de la moitié inférieure la peau se modifie dans sa structure. Elle semble renfermer dans son épaisseur de petites tumeurs arrondies, transparentes, juxtaposées; aussi le scrotum a-t-il l’air d’une énorme mûre. Chacune de ces petites tumeurs arrondies ressemble aune vésicule pleine de sérosité; c’est le cas du reste. Ces vésicules, dont j’ai bien indiqué le volume dans un dessin, sont plus grosses, plus tendues, plus pleines à la partie inférieure du scrotum. Elles ont chacune un reflet brillant. Si on les presse, elles se rident, car on fait filer la sérosité qu’elles contiennent dans les cavités voisines, et ces cavités comprimées sont vides et flasques. Les vésicules me paraissent disposées comme dans le dessin qui précède (;^/. VI, fig. 1). La sérosité est contenue dans les mailles du derme formant des cavités.

Sans ces vésicules, la coiileui* du scrotum ne serait pas (•haiigée.

DK L’ÉLKI'IIANTIASIS.

Uuaiul je })iqnc une de ces vésicules, elle se ride iiiimcdiatciiient, la sérosité s’écoule, et d’autres vésicules se rident encore. Il sort beaucoup de sérosité.

Quand je presse une })artie du scroluni, la sérosité abandonne la i)artic pressée et le scrotnin est tout aplati dans la portion comprimée.

Ceci doit être un mode de guérison de l’éléphantiasis du scrotum; car Souria a eu certainement un élépbantiasis aigu du scrotum, et il a été guéri.

Mode de guérison encore incomplet cependant.

Son ami le lampiste chrétien, qne j’ai vu à Damiette, avait le scrotum dans le môme état, mais très-gros eldéformé. Je ne l’ai vu qu’une fois, car il n’a plus voulu être examiné ni dessiné.

Peut-être Souria est-il à une des premières ])ériodcs de l’élépbantiasis du scrotum ; je ne puis raflirmer cependant, n’ayant ])as étudié les diverses stades de cette maladie, mais je penche pour cette opinion.

Ce qui me fait penser ainsi, c’est (juc le lampiste présentait le môme état, mais un peu plus avancé; c’est que des gens plus malades que j’ai vus offraient non plus des vésicules, mais des masses dures, infiltrées de sérosité. Je crois qu’il se fait, à mesure que la maladie

avance, un épanchement autour de ces vésicules, et, au lieu de celles-ci, on a plus tard des masses dures, inégales, contenant plus profondément de la sérosité qui s’écoule difficilement (piand on pique. Alors, comme je l’ai déjà indiqué, au lieu de ces vésicules limitées par une peau amincie, on a de la sérosité contenue dans des cavités circonscrites par un tissu épais, inégal, et pre ■

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liant des rorines assez bizarres. A eelle période, une compression méthodique dn serotiun produirait iin excellent effet. Les veines cutanées du scrotum, (lue j’ai senties dans la moitié gauche, indiquent une maladie spéciale des parties vasculaires (p/. VI, fg. 1).

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