‹ Égypte et PalestineChapitre 64 sur 80 · livre · texte numérisé non relu

livre

Lentisque '. . .

onces.

Boulons de roses non épanouies. .

once.

Cardainou

once.

Boiinheh. * .. i .

livrpi

APPENDICE

Cardamon: Amomum Cardamomiim (nom scientifique). Les Arabes l’appellent Habbaham.

Lenlisque : le lentisqne est une matière résineuse qui s’écoule de l’arbre appelé en latin Pistachia lentiscus L.

On pulvérise les substances solides indiquées ci-dessus; on fait dissoudre le sucre dans une quantité d’eau convenable, on ajoute la poudre composée des matières indiquées.

On coule sur une tablette de marbre ; au bout d’une demi-heure, la préparation a la consistance solide; alors on la réduit en morceaux.

On peut en prendre 1 once.

N* 3 . — Préparation du hemdi ; • • •

La même que la précédente; mais on n’ajoute pas les substances aromatiques.

La drogue se compose de sucre et dounheh, tout simplement.

N“ 4. — Préparation du moiirahit gozeüib :

Miel 10 livres.

Noix muscade 2 livres.

Cannelle i livre.

Boutons de roses non épanouies. . . 1/4 livre.

Noisettes 2 livres.

Amandes douces privées de pellicule. 1 livre.

Lentisque 2 onces.

Cardamou. 5 onces.

Dounheh 1 livre 1/2

On pulvérise les matières solides; on met le miel sur le feu, on eu ôte l’écume, on y ajoute les poudres, ensuite le dounheh, mais après avoir ôté les préparations du feu.

APPENDICE

Quantité employée :

■1/4 once pour le coït.

1/2 once pour se distraire.

N" 5. — Préparation du magomn el icard :

Boutons de roses non épanouies. . . 5 livres.

Sucre 10 livres.

On ne garde que les pétales des roses, que l’on mêle avec le sucre, et qu’on malaxe entre les mains. On met le tout, ensuite, dans un vase de porcelaine, et l’on l’expose à l’action du soleil et de la rosée jtendant quatre-vingts jours, c’est-à-dire qu’on le laisse quatre-vingts jours(nuit et jour) dans un vase débouché, à Pair, et exposé ainsi au soleil et à la rosée.

Si 011 veut préparer cette conserve par la chaleur, on fait cuire d’abord les pétales des roses dans de l’eau en vase clos; on passe eii-siiile dans un linge pour extraire l’eau, puis on ajoute à l’infusion deroses deuxfois autant de sucre qu’il y a d’infusion de roses. On met sur le feu, on ajoute les pétales qui avaient servi à faire l’infusion, et enfin :

Une livre et demie de dounheli pour quinze livres de conserve.

Dose :

1/2 once à 'I once.

La méthode à chaud est employée pour'obtenir rapidement cette conserve.

APPENDICK.

N° G. — Préparation du hahb cl zafaran :

Safran (magrabic) Lissan el asfour. .

Felfel abiab. . . .

Felfel asouad. . .

Oiid carcb

A fi ou m

Eau de roses. . .

5 gros.

J gros 1/2 1 gros 1/2 1 gros 1 /2 1 gros 1 /2 G gros.

quantité suffis.

Magrabic. — Qui vient de l’Occident de Magreb (Occident), par rapport à l’Égypte.

Felfel abiab. — Felfel (poivre), abiab (blanc).

Felfel asouad. — Felfel (poivre), asouad (noir).

Oud carch. — Oud (tige). Cela veut dire pyrèthre.

Afioun. — Veut dire opium.

Lissân el asfour . — Lissân (langue), asfour (moineau).

Nom de la plante: Fraxinus ornus L.

On mêle le safran avec l’opium, on le fait macérer dans l’eau de roses en un vase de porcelaine. On pulvérise les matières solides, qu’on ajoute au macératum, après avoir ajouté une demi-once de gomme pulvérisée, on réduit en pilules de la grosseur demandée. — Ces pilules ralentissent l’action du coït; on les emploie alors comme narcotiques. Les gens du ])ays s’en servent au.ssi pour avoir des hallucinations.

Dose :

Dp 5 à 15 pilules, suivant le tempérament et les babitndes.

N“ 7. — Préparation du roumi :

Mélasse 10 livres.

Haschisch (bractées de). . ... i . 5 livres,

AI’PENÜICE.

üi'J

On ülit griller les bractées de haschisch comme le calé, sur le leu, dans un plateau en cuivre, jusqu’à ce qu’elles acquièrent une couleur jaunâtre; on les pulvérise dans un mortier en cuivre, on les tamise et on ajoute la poudre à la mélasse. On met sur le feu jus- (ju’à ce qu’on ait obtenu la consistance de conserve.

Dose :

De 5 gros à 1 once pour le coït.

Les bractées de haschisch ne sont pas employées en nature, mais les pauvres les coupent comme on coupe le tabac, les mêlent à ce dernier et les fument en cet état.

Le cocher disait que quand on prend du haschisch à jeun, il excite l’appétit à un point tel qu’on mangerait un mouton entier.

Quand on s’endort, on est dans un sommeil léthargi- (jue (jui pourrait, dit-il, durer doux jours.

Le haschisch excite les femmes, ralentit l’acte du coït, la femme éprouve plus de plaisir, elle paraît plus belle, l)lus jolie.

Les gens du j)euple prennent du haschisch.

Toute la basse classe prend du haschisch.

On fume plus le haschisch qu’aulrefois.

‘20 octobre 1861.

On fait des dattes haschi.schées en les faisant cuire avec du dounheh.

Le marchand de haschisch que je connais en mange.

APPENDICE

H en a l’habitude, cela lui est nécessaire pour lui ouvrir l’appétit et aussi, dit-il, pour mieux dormir.

Le i)rincipal endroit où l’on vend.le liaschiscli au Caire, est au Morstaii, à coté d’une mosquée qui autrefois renfermait les aliénés. Là, il y a neuf boutiques qui ne débitent que des préparations de haschisch.

Il y a une boutique pour pareille vente à Sitezenac, une autre vers le Metouali, et environ une boutique par quartier.

On active l’action du haschisch en prenant du café noir peu après avoir pris le haschisch.

J’ai oublié de prendre les préparations suivantes :

1“ Chiré.

2“ Baïatl (c’est-à-dire mélange de sucre blanc avec du dounlieli).

5° Dattes mêlées de haschisch.

4” Dragées contenant du haschisch.

5“ Barsh , préparation destinée à amener le ralentissement du coït.

Avec le scenque, espèce de lézard qui vient du Soudan ou de l’Abyssinie (je n’ai pu le savoir exactement), on fait une drogue destinée à faciliter l’érection. Dans cette drogue, on fait entrer de l’agate, des perles et de la verge de crocodile. Pour cela, on rapporte de la haute Egypte des morceaux de verge de crocodile desséchés ; le marchand de haschisch doit m’en montrer; on n’a jamais la verge entière.

Dans tout le Caire, on prend le haschisch an café^ qui s’il ne vendhit pas le haschisch aurait peu de jiratiques. Les fumeurs apportent leur haschisch, mais les maîtres

APPKiNDICE.

du café en vendent; il y a économie à ra))porter soiniôine.

L’usage du haschisch s’est répandu dans les villages ; les enfants coniinencent à eu prendre. Les femmes n’en usent pas, excepté celles qui font la vie ; un mari ne le permettrait ])as à sa femme.

L’usage du haschisch se généralise de plus en plus ; pour ceux qui en usent il devient un besoin impérieux.

19 janvier 1862.

Je vais avec M. Godberg dans un magasin où on vend du haschisch. 11 faut demander des renseignements à un jeune marchand ; un vieux ne voudrait rien dire.

11 paraît que le marchand prétend que dans aucune préparation de haschisch, il n’entre de cantharides ; cela est dans son intérêt.

M. Godberg croit que le mcaouïat en contient.

11 y a une préparation qui s’appelle baïad (blanc).

Le marchand me vend des pilules appelées habé-amber. Ces pilules qui sont noirâtres procurent une ivi-esse légère; elles ne donnent pas de sommeil; elles empêchent de terminer trop rapidement le coït ; elles donnent des érections ; la dose est de quatre à cinq pilules.

Le marchand dit que l’on doit donner par trois drachmes toutes les préj)arations de haschisch ; or, me dit M. Godberg, la drachme vaut trois grammes.

Ai)rès avoir avalé les pilules de habé-amber, comme a{)rès toutes les autres préparations de baschiscb, il ne laut pas boire de l’eau d’une heure au moins ; cela dé-

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