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Lriiirail relTcL, dit le marchand, mais on peut boire du café.
Le marchand assure que la liiiioiiadc n’enlève pas plus l’ivresse que l’eau simple.
C’est M. Aubert Roche qui m’avait dit que l’ingestion d’un verre de limonade hnsait cesser l’action du haschisch.
Le marchand aflirme que les pilules de habé-amher se conservent une année au moins ; il assure que les préparations de haschisch peuvent durer môme dix ans; seulement elles deviennent rances.
Le haschisch que l’on vend sous la forme de plaques verdâtres s’appelle hendi ; la préparation noire s’appelle roumi.
Le dawamisc se présente sous la forme d’une pâte verdâtre.
Le garawisch sous la forme de plaques, couleur chocolat clair; comme â la cassure on aperçoit des points noirâtres, nous pensons que le garawisch contient de la poudre de cantharides.
Pour savoir quelle dose de haschisch on doit prendre, dit le marchand, on doit faire des essais; les doses varient suivant les individus.
Je vois un deuxième marchand de haschisch :
11 me dit que l’on tamise les feuilles et les Heurs. La poudre qui passe dans le tainis est donnée aux fumeurs; on fait cuire le reste avec du beurre et de l’eau ; il parait que le beurre fixe parfaitement la partie active du haschisch.
M. Godberg dit que la teinture de haschisch qu’il a vu
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l'aire avec du hascliisch et de l’alcool rectifié, peut être donnée à la dose de dix gouttes environ. Elle est d’abord verte; mais plus tard, elle change de couleur et devient transparente ; il parait qu’alors elle a perdu de sa valeur.
Le marchand affirme qu’on ne met des cantharides dans aucune des préparations de haschisch; cela parait douteux à M. Godherg. Ils y mettent, suivant la préparation, de l’ambre, du safran, du musc, de la noix muscade.
Le marchand nous dit que le haschisch seul ne porte pas beaucoup aux rapprochements sexuels, mais il eu est autrement quand il contient de rainhre, du safran, du musc, de la noix muscade.
Il parait que le méaou'iat est la préparation de haschisch qui excite le plus aux rapprochements sexuels. Le méaouïat est une pâte couleur chocolat. Le garawiscli vient après, puis le roumi. Enfin les autres préparations ont une action égale.
Le marchand de haschisch dit que pour les hommes réellement impuissants, il n’y a aucune ])réparation qui puisse les guérir.
Je me rappelle qu’un jour, étant chez Adèle, je vis chez elle des clous de girolle. 11 parait (jue les femmes et les hommes mâchent des dons de girolle pour s’exciter aux rai)prochements sexuels.
Aujourd’hui dimanche 19 janvier 1802, vers trois heures, je prends une pilule d’hahé-amljer. l’eu après, je me sens étonné, j’éprouve quelque chose dont je ne puis me rendre compte; je descends à la promenade, mais à chaque instant j’ai peur de tomber.
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Tous les objets sont bien à leur pbice, mais j’ai peine à ma relier.
Je n’ai pas d’érections.
Uevenn dans ma chambre, je bois de la limonade vers cinq heures; la limonade me semble faire tout cesser, je dine parfaitement trainiuille, et la nuit j’ai bien dormi.
Après la pilule et après m’être un peu reposé, j’ai pu lire, mais sur la promenade j’hésitais, je ne savais si je devais aller sur l’Esbekieh ou revenir sur mes pas. Cependant j’ai pu faire un petit trajet au milieu du public ; j’avais peur de tomber ou de faire quehjue chose d’extraordinaire.
Lundi, 20 janvier.
Avant de me mettre au lit, j’ai pris à la lois deux pilules d’habé-amber. Aussitôt j’ai éprouvé de l’étonneinent et j’ai eu une violente érection sans désirs vénériens. Je sentais quelque chose d’extraordinaire en moi, sans me rendre bien compte de ce dont il s’agissait. Je me suis endormi ensuite; j’ai dormi sans rêves.
Mardi, 21 janvier.
J’ai pris à onze heures du soir quatre pilules d’habéamber, qui ne m’ont absolument rien fait. Dans la journée, j’avais éprouvé quelques douleurs au niveau de l’estomac. Je me demande si ces douleurs, qui étaient une sensation de cuisson que j’éprouvais vers deux heures en buvant nn verre de raspail, je me demande, dis-je, si CCS douleurs ne provenaient pas d’une certaine quantité
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de jH)udre de cantharides, qui, mélangée aux pilules, aurait cnflaniiiié mon estomac.
Cette nuit, j’ai dormi très-bien sans rêves ni érections.
2 avril.
Les liacliach aonl warchcdie, c’est-à-dire les hommes (jui travaillent dans les fabriques soit de coton, soit de sucre ; il vont au café pour jirendre le haschisch.
Les hachach ont le teint jaunâtre.
Les femmes honnêtes ne lirennent jamais de haschisch .
Les [lersonnes distinguées n’en usent ]»as non jilus, elles en prennent en cachette soit chez elles, soit dehors.
24 avril
Chez un marchand de haschisch, M. Codberg essaye de fumer une cigarette (jui lui a été ])réparée ; bientôt il me dit avoir dos vertiges. Pour jiréparer la cigarette, on a mis de petites boulettes de chiré en bâtons dans une cigarette. J’en ai vu faire en réduisant en fils le morceau de chiré et en mettant un fil dans la eigarette.
Le marchand de haschisch me dit que la dose est diflicile à désigner pour chaque Individu ; en effet, je vois entrer un homme qui vient chercher du daAVamisc, il en prend au moins ce qui ferait de l’effet à quatre personnes.
Notre cocher (Monchemel) en a pris devant nous, il y a trois jours. Pendant le reste de la journée, il conduisait ses chevaux, mais il était mafjnoum. La police lui avait défendUj dès le matin, de stationner devant le
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iiiarcliaiKl do haschisch ; cb bien, plus Lard, nous l’avons vu revenir à plusieurs reprises, circuler dans le Cancalil; il avait pour idée fixe d’y circuler malgré la i)olice.
Il est assez curieux de stationner devant une houtiipie de marchand de haschisch. On voit les hachach (jui viennent chercher leur ])rovision; parfois, ils l’avalent devant. VOUS; d’autrefois, ils la conservent pour le soir. L’acheteur donne au marchand la somme d’argent, celuici saisit avec ses doigts un peu de la pâte demandée, en fait une houle qu’il pèse, qu’il met sur papier et qu’il arrange avec assez d’art ; le marchand de haschisch emporte avec lui une odeur de haschisch très-prononcée.
24 novembre.
iM. Aubert Roche que je rencontre me dit que le hascliisch dont il s’est servi pour ses expériences était delà pâte jaune, qui, avec le temps, s’était durcie’ et était devenue comme la pierre ; il me dit l’avoir conservée dix années.
M. Aubert Roche me dit que le haschisch fumé ne donne pas les mômes résultats; il peut donner lieu à des lialliicinations furieuses.
Pris à l’intérieur et seul, le haschisch u’excite pas au rapprochement sexuel, mais si vous êtes avec une dame, il vous y pousse.
M. Aubert Roche a vu une personne qui, après avoir pris du haschisch, croyait avoir dans les mains des chirurgiens.
M. Aubert Roche a vu deux femmes guérir; l’une avait
A P PE N me K.
une névralgie de la face, l’autre une névralgie de l’épaule.