‹ Egypte et Palestine; observations médicales et scientifiquesChapitre 5 sur 68 · PRÉFACE. V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. V

Philosophe toute sa vie, Ernest Godard mourut sans œsser de l'être, libre de fictions métaphysiques, paraissant plutôt abdiquer la vie que mourir, et tout au souvenir de ses proches et de ses amis , dont son dévouement à la science Tavait éloigné. Il est un témoignage à jamais mémorable que les qualités du cœur comme celles de Tesprit sont originellement indépendantes des causes conventionnelles qui leur sont spéculativement assignées; que les sentiments affectifs ont leur source dans notre propre nature et qu'ils y acquièrent par l'éducation toute leur pureté ou du moins toute leur efficacité morale et sociale.

« Mon état de faiblesse ne m'a pas permis de parapher toutes les corrections de mon testament. » Malgré les conditions de maladie et d'isolement dans lesquelles il écrit, c'est dans ce testament comme dans ses lettres que se révèle toute l'indépendance de caractère et l'excellence des sentiments du docteur Ernest Godard. Écrit pour ainsi dire à la dernière heure de son existence, ce document ne trahit aucune hésitation, aucune faiblesse. Rien n'y paraît. que son estime pour ses amis , qu'un juste tribut d'admiration pour les institutions de son pays qu'il a jugées utiles et libérales.

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