‹ ÉgypteChapitre 100 sur 185 · NOUVELLES FORMES ET NOUVELLES POSES · texte numérisé non relu

NOUVELLES FORMES ET NOUVELLES POSES

d'abord le personnage debout, souverain ou particulier, qui reçoit l'hommage. Il se tient droit et ferme et le pied en avant, mais ses mains, qui naguère étaient vides ou ne serraient qu'un fragment de sceptre ou un mouchoir, sont maintenant chargées d'emblèmes gigantesques. Ce sont sourtout des enseignes sacrées, des hastes solides surmontées d'une tête de divinité humaine ou animale : tantôt il se contente d'une seule, tantôt il en exige deux (fig. 294), dont les extrémités basses posent sur le sol a côté de ses pieds, et dont les figures hautes encadrent son visage de droite et de gauche. Les groupes de deux personnages assis ou les triades plaquées presque toujours contre un dossier, tel Ramses 11 entre Amon et Maout (fig. 295), sont conçus entièrement dans le goût

Fig 317. — La vache

DE DÉiK-El,-BAHARÎ.

(Musée du Caire.) (Cliché E. Brugsch.)

antique, mais, chez les statues isolées, le sujet ne se borne pas à ramener le pomg droit sur la poitrine, comme le Ràhatpou de Méîdoum : il y serre un crochet osinen, un fléau, un rouleau, ou s'il s'agit d'une femme, un mouchoir, une tige fleurie, un sistre. La statue accroupie ou agenouillée, qui est devenue fréquente, porte devant elle un autel, un naos, une triade (fig. 297), une statue de divinité (fig. 296) ; un paquet de corde, surmonté d'une tête de bélier, marque les fonctions d'arpenteur qu'exerçait le modèle (fig. 299). Enfin des types se présentent assez souvent que nous n avions pas rencontré jusqu'à présent aux époques antérieures, celui de l'individu assis un genou en l'air, l'autre à plat contre le sol (fig. 298), et celui du roi agenouillé qui se traîne à terre devant le dieu, en poussant un objet de culte ou d'offrande, un autel, un vase, une barque sacrée (fig. 300). Et du

Fig. 3i8. — Statue d'Aménôthès III

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