L'AGE SAITE ET LA FIN DE L'ART ÉGYPTIEN
L'ARCHITECTURE CHEZ LES SAITES : LE TEMPLE THÉBAIN SE TRANSFORME ET ABOUTIT AU TYPE PTOLÉMMQUE ET ROMAIN. — LA PEINTURE ET LA SCULPTURE - LES ARTS MINEURS : LEUR DÉVELOPPEMENT SOUS L'IN- FLUENCE DÉS CONCEPTIONS GRECQUES. — LA MORT LE L'ART ÉGYPTIEN.
LA décadence politique de Thèbes et la chute de l'empire égyptien ralentirent la marche de lart, mais elles ne l'interrompirent pas, comme on a été tenté de le croire. Les écoles d'architecture, de sculpture et de peinture qui existaient sous les Ramessides continuèrent à produire, plusieurs même de façon brillante, et l'avènement à la vie publique de certaines cités du Delta, qui avaient traîné jusqu'alors une existence effacée, suscita
chez elles une floraison tardive d'écoles nouvelles.
A dire le vrai, on a des raisons d'admettre que FiG. 410. — Le plus ancien temple de Napata. nulle de celles-ci
ne déploya en
ses moments les meilleurs
l'activité souveraine qui
avait caractérisé la the-
baine et la memphite. 11 y
en a d ailleurs, parmi elles,
qui ne sont guère encore
que des noms pour nous,
la saite par exemple : San
a disparu, ses temples sont
à bas et leurs ruines ont
péri si complètement que
le plan même ne s'en laisse
plus suivre sur le terrain ;
celles^ de ses statues et
ceux de ses bas-reliefs qu
ont échappé à la destruction sont dispersés au hasard dans les
musées, sans que nous puissions les distinguer des autres monuments de
I époque. Hérodote nous parle de ses constructions et de leurs colosses dans des termes qui nous prouvent qu'il ne les jugeait pas inférieurs à ceux de Memphis.
II nous est pourtant permis d'affirmer, après avoir par-
FiG. 411. — Le sanctuaire du temple
DE Taharkou, a Napata.
(D'après Cailliaiid.)
'^mË
FiG. 412. — Ruines des propylées de Taharkou,
a Karnak.
C Cliché Béato.)