DE DÉÎR-EL-MÉDINÉH
(Cliché Barai^e.)
piliers de Bisou (fig. 411).
Il est peu probable que les architectes éthiopiens aient inventé ce type, qui d'ailleurs dérive du pilier osiriaque usité à Médinét- Habou : nous le rencontrerions sans doute en Egypte, si tous les monuments qui y furent bâtis après la disparition des Ramessides existaient encore. Ce qu offrent de particulier les spécimens qui nous en sont parvenus à Napata, c'est une certaine furie d'exécution qui prête à ce dieu, déjà si sauvage, un caractère plus sauvage encore que celui auquel les purs Thébains nous ont accoutumés : un courant de barbarie soudanaise se dessinait dès lors dans la section de l'école thébaine qui vivait là dans l'exil. En Egypte, au contraire, les Pharaons éthiopiens, devenus par un retour inespéré de fortune les maîtres de leurs anciens maîtres, ne changèrent rien aux procédés locaux. La chapelle commémorative de son avènement que Taharkou intercala tant bien que mal au Nord- Ouest du Lac Sacré de Karnak^ entre le mur de Ménéphtah et le rempart de Ramsès II, est construite et décorée d'une façon lamentable, mais sans préoccupation aucune d'exotisme. Même l'énorme colonne de la grande cour (fig. 412), seule portion encore debout des propylées triomphaux qu'il avait projeté
de tracer par devant le pylône
dr) • 1 ^ Fig. 42Ô. — Le pronaos du temple
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