I -i- -11 Deir-el-Medineh
de 1 allée des béliers, si elle (cuché séato.)
— Le mammisi, a Edfou.
(Cliché Oiûpesa.}
appartient à une conception nouvelle, cette conception est purement égyptienne et elle marque le point terminal de 1 évolution lente qui s'était accomplie, depuis plusieurs siècles, dans les officines de la Thebaide et du Delta.
C'est qu'en effet cette période si mal connue, qui va de la XXT Dynastie à la fin de l'âge persan, fut pour l'architecture une arneresaison de développements et de transformations fécondes.
Des éléments d'expression qu'elle avait négliges naguère, et des combinaisons auxquelles elle n'avait pas songé, lui apparurent soudain, et l'usage qu'elle apprit a en faire, sans modifier le corps principal de ses doctrines, la conduisit a en régler plus strictement et a en varier la pratique. C'est ainsi que le portique ouvert qui se déployait en façade de la salle hypostyle dans beaucoup des temples thebains, à Louxor, chez Khonsou, au Ramesséum, à Médinét-Habou, tantôt au niveau de la cour d'honneur, tantôt deux ou trois mètres plus haut qu'elle, avec une balustrade basse a droite et a gauche de l escalier central par laquelle on l'abordait, s'approfondit et s'élargit aux dimensions d'un vestibule monumental, un pronaos à trois ou quatre rangs, fermé sur le devant par un mur d'écran tiré à mihauteur entre les colonnes de la file extérieure, et percé d une porte unique sur l'axe longitudinal de l'édifice. De même, on imagina de pousser normalement, en avant du pylône, des propylées plus ou moins considérables qui amenaient le fidèle à l'entrée propre de la maison du dieu, par une sorte de voie triomphale analogue en petit à celle qui reliait Louxor à Karnak, plusieurs portes assez rapprochées lune de l'autre et comportant les deux montants épais surmontés de la gorge ordinaire, puis une halle oblongue a ciel libre resserrée entre des paires de colonnes en nombre variable, réunies par des murs bas à corniche d'urasus : au lieu d'architrave, le dé