‹ ÉgypteChapitre 133 sur 185 · iG. 446. — Le kiosque de Gertassi, (Cliché E. Bruffsch · texte numérisé non relu

iG. 446. — Le kiosque de Gertassi, (Cliché E. Bruffsch

comme en quarantaine à la

naissance de leurs enfants, mais

leur prison temporaire se cachait dans lintérieur même de

l'habitation ordmaire : l'isolement complet et la relégation

devinrent obligatoires sous les

Ethiopiens ou sous les Saites, et

les premiers exemples assurés

qu'on en ait sont contemporains

des Ptolémées. Le mammisi

s'élevait a faible distance du

temple principal, en avant de

la façade et sur la droite en

sortant du pylône a Edfou

(fig. 427), a Kom-Ombo, a

Philae, sur la gauche a Den-

dérah : une fois seulement, a

Karnak et pour Khonsou, on l'a retiré en arrière de la façade,

presque à l'ombre du mur Ouest de l'hypostyle. Le plus souvent,

on lui prêta la forme du temple hypèthre, à laquelle on avait

renoncé depuis la XVI IL Dynastie, et il consiste presque partout

en une pièce unique, ceinte d'un portique et précédée parfois d'une cour et d'un portail monumental : les colonnes sont de l'ordre hathorique à Edfou, avec application des images du dieu Bisou sur le dé à Dendérah, avec complication d'un chapiteau fleuri à Philae. Le mammisi d'Apit à Karnak est conçu dans un esprit tout différent, ce que j'attribue à une cause purement locale. La piété populaire avait enfermé la plus vénérée des reliques thébaines, la tête d'Osiris, dans la demeure même où l'on prétendait que le dieu était né de la femme rouge

Fig. 447. — La chapelle

DANS LES carrières DE GeRTASSI.

(Cliché Thédenat.)

qu'était Isis, et l'on avait accolé le reliquaire au mammisi commun. A nouvel usage, il avait fallu des dispositions nouvelles : le réduit d'accouchement a colonnes hathonennes est accompagné de couloirs et de chambres dont la plus reculée, une sorte de crypte sculptée, était le tabernacle ou plutôt le cénotaphe du dieu.

De même que le plan, les éléments de la construction et de la décoration dérivent directement de ceux de l'âge ramesside, mais l'emploi en a été précisé et systématisé.

L'idée que non seulement le temple entier, mais chacune de ses chambres, est comme une image du monde, prédomine de plus en plus, et elle éclate jusque dans les détails infimes de l'ornementation. C'est ainsi que le bas des murs se revêt d une faune et d'une flore dont la variété augmente de siècle en siècle, d'Edfou à Kom-Ombo, à Dendérah, à Philae. Bouquets de plantes agrestes ou fluviales, lotus épanouis ou en boutons, fourrés et marécages au milieu desquels des bœufs circulent ou des oiseaux nichent, processions de Nils ou de nomes apportant en profusion leurs tributs habituels, tout ce que la terre ou le fleuve prodiguent est figuré par les architectes ptolémaiques ou romains, aux endroits où les Ramessides n'admet-

FiG. 44S. — La porte orientale

DE KaSR-IbrÎ.M.

iCliché Urupesa.)

Ét^

FiG. 449.

Le champ DES PYRAMIDES DE MÉROÉ.

(D'après Lepsitis.)

iriPà,.

FiG. 45o. — Plan

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