ÉTHIOPIEN
(D'après Lepsius.)
FiG. 5i8. — Bas-relief de Dakkéh.
(Cliché Oropesa.)
prêtres de la XXI' Dynastie (pi. III). Les panneaux sont d'un faire moins soigné, mais qui ne manque ni de vigueur, ni d harmonie, témoin celui de Pakhain au Musée du Caire (fig. 526), ou l'on voit le mort en offrandes devant la vache Hathor qui sort à mi-corps de la montagne occidentale. Les stèles représentent d ordinaire le mort ou
la morte en adoration devant Amon et Maout, ou plutôt, à partir de la XXr et delà XXIT Dynastie, devant Harmakhis. Elles sont d'ordinaire l'ouvrage de quelque manœuvre consciencieux qui travaillait avec application selon les principes de l'école, mais plusieurs ont été peintes par des artistes de talent, et elles se placent sans désavantage à côté des meilleures miniatures des manuscrits thébains. Telle, au Caire, celle de la prétresse Zadamonéfônoukhou (pi. IV) : à demi nue sous ses longues robes flottantes et levant ses deux mains vers le dieu, elle lui réclame sa part des offrandes accumulées devant lui. Elle est charmante dans la rigidité voulue de sa pose hiératique, et jamais trait
plus souple n'enveloppa un corps plus svelte ou des formes plus juvéniles. La couleur, riche et douce à la fois, atténue par sa gaîté l'impression de tristesse qui devrait émaner d'un monument funéraire, et le fond d'un gris bleuté sur lequel les personnages et les ms-
FiG. Sig. — Bas-relief de Maharrakah.
(Musée du Caire.) (Cliché E. Brugsch.)
Cliché Daumas.
Paysage funéraire