GROTESQUE
(Musée du Caire.) (Cliché K. Brugsch.)
race (fig. 556) qui, pour aboyer souvent, se persuade qu'il garde la maison, mais dont la fonction véritable consiste à se laisser tourmenter par les enfants. Ça et là, des têtes de femmes d'une élégance un peu mièvre ne dépareraient pas les séries alexandrines : elles sont purement grecques. Les seules personnes qui n ont pas dépouillé complètement la tournure égyptienne sont celles des divinités à la mode, des Harpocrates joufflus comme des Amours pompéiens mais affubles d'un pschent minuscule, des Agathodémons a corps d'uraeus et a tète d'Isis (fig. 557), des Isis drapées chastement (fig. 558) ou d'autres qui étaient destinées à servir de femmes au mort et dont la tunique se relève sur la poitrine dans l'attente de son approche ; elles remplacèrent les statuettes de faïence bleue et verte vers la fin du l " siècle après Jésus-Christ, et, jusqu'à la victoire définitive du christianisme, elles suffirent aux dévotions populaires.
La même transformation s'opéra dans les autres arts mineurs, bien que nous ne soyons pas encore à même d'en pointer toujours les étapes successives. Le mobiher ne renonça pas aux formes anciennes dans ses pièces essentielles, au moins chez les pauvres gens et chez les petits bourgeois : la domination des étrangers n'avait rien change en effet, ou presque rien, aux habitudes du fellah et de l'artisan, et même l'introduction de la monnaie n'avait pas transformé, comme on le pense, les conditions de leur vie
domestique. Ils ne désiraient pas un
Fig 553. — Tète grotesque meuble de plus que leurs ancêtres n'en en terre cuite. avaient eus sous les Pharaons, et le
(Musée du Caire.) i -i • "l •
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FlO. 554. — TÈTE GROTESQUE EN TERRE CUITE.
(Musée du Caire ) (Cliché E. Bnigsch.)