A FOUR
DE LA VI« Dynastie.
(Dessin deBourgoin,
communiqué par
la librairie A. IHcard.)
FiG. 6q. — Les tombkaix de Makhou
ET DE SaBNI, a AsSOUAN.
(D'après Mori<^ciii.)
au loin la vallée. Elles se déploient en ligne sur le front du désert Libyque, et, se relayant l'une l'autre d'Abou-Roacheà Gizeh, de Gizéh à Sakkarah, de Sakkarah à Dahchour puis à Méîdoum, elles poursuivent pendant des journées entières le voyageur qui remonte le Nil. Zosiri, de la III" Dynastie, possédait à Béît- Khallaf, comme roi de la Haute- Egypte, un immense mastaba en briques du type thinite (cf. flg. 1 2) ; roi de l'Egypte du Nord, il se bàtit a Sakkarah une deuxième tombe d'un genre nouveau, du moins pour nous (fig. 70). Les appartements du double y ont été pratiques dans le roc, avec des dispositions analogues à celles de Béit-Khallaf, mais beaucoup plus compliquées (flg. 71) : on y pénétrait en effet par quatre portes dont la principale ouvre du côte septentrional, et, après avoir traversé un dédale de couloirs, de chambres basses, de galeries hypostyles, on parvenait sur le bord d'un puits central, au fond duquel une dernière fosse, fermée d'une sorte de bouchon en pierre, avait été cr'^usée, sans doute à l'intention du trésor funéraire. Les superstructures ne sont pas en briques, mais le calcaire grossier de la montagne environnante en avait fourni la substance, et c'est là peut-être ce qui a donné naissance à la légende d'après laquelle Zosiri aurait le premier construit des monuments en pierre. Elles ont pour base un carré long de 120 mètres sur 107, et l'aspect en est tel qu'on les dirait composées de cinq massifs a pans inclinés, poses chacun en retrait de deux mètres sur l'inférieur, si bien qu'ils vont en s'étrécissant jusqu'à la plate-forme finale, à soixante mètres au-dessus du sol. Toutefois l'apparence est trompeuse.
Fig.