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LES ECOLES LOCALES DE SCULPTURE

FiG. iio. — Scène HUMORISTIQUE.

(Musée iiii Caire.) ((Cliché E. Hruffsch.)

épaules est trop ronde chez eux, le coude trop pointu, le genou trop noueux, la jambe gonflée de muscles trop msoucieux de toute anatomie ; on devme une immense ambition de bien faire, mais la technique et le sentiment ne sont pas a la hauteur de l'ambition. Aquelques kilomètres vers l'ouest de Dendérah, on entre soudain dans un monde mieux doué pour les arts plastiques. L'unité du style y trahit l'unité de la tradition : et de vrai, une même école, la thinite, y régnait alors en maîtresse, de Kasr-es-Sayad jusqu'aux nécropoles d'Héracléopolis, en Abydos, à Akhmim, à Gaou-el-Kébîr, à Siout, à Béné-Mohammed-el-Koufour, à Kom-el-Ahmar, partout sauf à Hermopolis. Hermopolis, la cité ae Thot, avait été, dès l'antiquité la plus reculée, un centre de spéculations religieuses, où des théories s'élaborèrent sur la création des êtres et sur l'essence des choses ; toutefois, venue à la réflexion et au système après Héliopolis, elle avait accepté pour le gros les doctrines et les décorations funéraires de celle-ci, et son originalité se révèle à nous, moins par le concept qu'elle avait pu se forger de la tombe que par le

FiG. III.

• Le sculpteur Phtahênékhi- (Cliché E. Brugsch.)

FiG. 112. — Vache se retournant

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