‹ ÉgypteChapitre 39 sur 185 · CARACTERES DES ATELIERS DIIERS · texte numérisé non relu

CARACTERES DES ATELIERS DIIERS

epars dans les sables de Sakkarah m'a permis de constater 1 existence de cinq et peut-être de six ateliers qui florissaient sous Ounas et sous les deux Pioupi, et qui possédaient chacun leur rédaction du livre des tombeaux, leur manière de poser les personnages et de distribuer les accessoires, leurs façons de mettre le dessin au point, puis d'attaquer la pierre, même leur couleur spéciale.

Evidemment, ils n'étaient pas les seuls, et d'autres existaient, qui se révéleront à nous lorsque, les hypogées qui ne sont pas détruits encore étant devenus tous accessibles, nous en pourrons étudier la technique sur les originaux et non plus sur des croquis au crayon ou sur des photographies qui n en expriment pas les finesses. Nous n'en avons pas moins le droit d'affirmer que les différences portaient exclusivement sur des nuances et qu'ils s inspiraient d'une même tradition : ils formaient une école puissante dont le siège était dans la plaine memphite, auprès des résidences royales. Quelques-uns des maîtres qui sortirent d'elle nous sont connus, tels ce Phtahênekhi, qui s'est représenté lui-même chez Phtahhatpou servi par les domestiques de son patron (fig. 1 1 1), ou cet autre qui, profitant d'un panneau inoccupé dans le tombeau où il travaillait, y intercala son portrait ; assis devant son chevalet, il peint assidûment, le pinceau et le pot de couleur aux mains, mais il a oublié de nous apprendre son

Fig. 124 — (Musée du Caire.)

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