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Fi(
iu8. — Portrait DE SiÊsis.
(Musée du Caire.) (Cliché E. Brugsch.)
les MempKites en agissaient rarement de même, sauf aux derniers
temps de la VT Dynastie : les
Hermopolitains transformèrent
presque en une règle courante
ce qui naguère était l'exception.
Leurs tentatives en ce genre ont
été parfois des plus heureuses, et
l'on a plaisir à noter, au milieu
des poncifs conventionnels, des
attitudes qu'un peintre de nos
jours ne composerait pas autrement. Telle est, chez Khnoumhat-
pou, celle du paysan qui s'assoit
et pesé sur le cou d'une gazelle
afin de 1 obliger à s'accroupir :
action des bras, flexion des reins,
fuite du dos, effacement des
épaules, saillie de la poitrine, tout
est rendu avec une justesse presque irréprochable (fig. 194). Même
aux endroits où la tradition est observée rigoureusement, le dessin
diffère sur bien des points de celui des Memphites. il est moins fin,
moins sûr, moins uniformément égal à luimême, mais aussi plus varié, plus expressif, plus soucieux de la vérité : s il respecte la formule générale et s'il la transcrit d'après les modèles consacrés, du moins il s'efforce de l'améliorer dans le détail et de copier la nature plus fidèlement. 11 y réussit mieux pour les bêtes que pour les êtres humains ; qui a jamais saisi avec plus de réalisme et en même temps
FiG. 199. — Les statues de Sanouasrît P'. (Musée du Caire.) (Cliché E. Brugsch.)
FiG. 200. — Une des statues
DE SaNOUASrÎT.
iMiisce du Caire.) (Cliché H. Hruffscli.)