‹ ÉgypteChapitre 84 sur 185 · LE TEMPLE-CAVERNE. LE SPEOS · texte numérisé non relu

LE TEMPLE-CAVERNE. LE SPEOS

FiG. 273. — Les magasins voûtés en briques AU Ramesséum.

(Cliché Baraixe.)

les membres sont greffés sur le corps primitif au hasard, sans SOUCI de la logique et de la symétrie. Prises isolément, les parties en sont souvent admirables par l'exécution ; lorsqu'on cherche à les ordonner systématiquement, elles ne se laissent pas ramènera l'unité.

Il est impossible, avec les idées qui

régnaient en Egypte sur la nature du temple et du tombeau, qu on ne s'avisât pas tôt ou tard de ménager la maison du dieu dans le rocher. Rien encore ne nous autorise à dire s'il en fut ainsi sous l'empire memphite ou sous le premier empire thébain : les plus anciens temples souterrains que nous connaissons, spéos ou hémispéos, datent de la XVII T Dynastie. La reine Hatchopsouîtou tailla ainsi, près de Béni-Hassan, en l'honneur de la déesse-lionne Pakhouit, un vestibule à huit piliers, un couloir et une chambre

intérieure qui est le sanctuaire :

deux siècles plus tard, Sétouî V^ creusa de même, sur le chemin des mines d'or, la chapelle de Radésiéh. A les examiner d'un peu près, on s'aperçoit que l'architecte a pris le

temple isolé de

FiG. 274. — La seconde cour du temple • -ii . .-i

DE Médinét-Habou. petite ville, et qu il

(Cliché Béato.) I a cnf oncé dans la

FiG. 275. — La façade du palais de Ramsès III

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