SUR LA PREMIÈRE COUR DU TEMPLE
A Médinét-Habou.
(Cliché Héato.)
montagne. On n'y voit parfois qu'une pièce unique avec une façade encadrée de colonnes, comme a Silsileh (fig. 253), mais le type d'El- Kab prévaut le plus souvent, et alors, si la porte qui relie le vestibule au sanctuaire s'est allongée et changée en couloir, c'est qu'aussi bien la sécurité des fidèles exigeait que la cloison de pierre fût plus épaisse qu'un mur ordmaire de maçonnerie. Et, de fait, quand on compare le temple-caverne en général au temple libre, on est forcé d'avouer que celui-là est agencé a l'ordinaire de la même manière que celui-ci : les différences qu'on remarque entre les deux proviennent des conditions spéciales que le milieu nouveau imposait a l'architecte, et elles ne sont pas plus accentuées que celles qui séparent du mastaba extérieur la chapelle funéraire évidée dans le roc. Le goût pour les spéos se développa vers la fin de la XVII r Dynastie, et deux d'entre eux, non des moins intéressants, sont l'œuvre d'Harmhabi. A Silsileh (-fig. 255), ce n'est qu'une galerie très longue, étayée de quatre piliers massifs épargnés dans la pierre et sur laquelle le sanctuaire s'emmanche a angle droit (fig. 254).
Abahouda, un peu au Nord de la seconde cataracte, n'a point de façade réelle, mais on a plané verticalement une portion de la falaise, on y a gardé quelques
Fig. 276. — DÉCOR du plafond
ET DUNE des chambres DU PALAIS
d'Aménôthès III. A Médinét-Habou.
- Le pavement d'une des salles du palais d'Aménôthès IV, A El-Amarna.