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L'ARCHITECTURE MILITAIRE

les tombeaux d'El-Amarna nous ont garde tant de croquis difficiles à comprendre. Comme celles de l'Egypte moderne, elles étaient de structure légère, mais couvertes de peintures qui dissimulaient la pauvreté des matériaux. Des vautours aux ailes déployées planaient au plafond, ainsi que des vols de pigeons (fig. 276) ou de canards emprisonnés dans des cadres de lignes ondées ou de spirales multicolores. On traçait sur les pavements des bassins ou des fourrés de plantes aquatiques où les boeufs paissent et s'ébattent (lîg. 277) ; des poissons jouent sous les eaux, des canards croisent

entre les lotus (fîg. 278), et des captifs liés dans des postures contraintes s'alignent en espaliers sur les rives.

L'architecture civile parait donc avoir été en progrès, et peut-être, si nous connaissions mieux les palais de l'âge memphite, la comparaison nous enseigneraitelle que les thébains sont d'une facture plus riche ou d'un arrangement plus compliqué : l'architecture militaire ne s'était modifiée en rien, et la raison de son immobilité est évidente. Les conditions de la guerre n'avaient pas changé aux bords du Nil depuis les temps anciens, et l'Egypte conquérante n'avait éprouvé, depuis l'expulsion des Pasteurs, aucun revers assez sérieux pour qu'elle se sentit obligée à reconstruire les murs de ses villes sur des modèles nouveaux. Ce n'est pas que les Pharaons ne se fussent heurtés en Syrie a des citadelles de pierres bâties d'après des principes plus savants ; un seul d entre eux,

Fig. 3o3. — Esclavi portant un vase.

(Musée du Caire.) (Cliché E. Bruffsch.)

FiG. 304. — Esclave

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