‹ ÉgypteChapitre 95 sur 185 · LE MIGDOL DE M EDI N ET-H ABOU · texte numérisé non relu

LE MIGDOL DE M EDI N ET-H ABOU

de monuments ont pén que nous ne sommes plus en état de reconstituer la série des formes par lesquelles ils passèrent, avant d'en arriver aux types complexes de Louxor et de Médinét- Habou. J'ai essayé d'en noter quelques-unes, mais il en reste d'autres à signaler. Ce qui ressort des faits actuels, c'est la richesse d'inspiration dont ils ont fait preuve, et la puissance d'exécution avec laquelle ils ont réalisé sur le terrain leurs inventions les plus hardies ; nul après eux ne mania mieux les masses, et ce n'est point vaine fanfaronnade si les Pharaons se vantaient dans

leurs inscriptions d'avoir érigé des pierres éternelles. Certes, ces admirables inconnus n'ont pas déployé tous un talent égal, et l'on rencontre du médiocre dans leurs oeuvres, mais plusieurs parmi eux firent preuve d'un génie véritable, et leurs noms, s'ils nous avaient été transmis par les contemporains, mériteraient de s'inscrire à côté de ceux des artistes à qui nous devons les plus beaux monuments de la Grèce et de Rome. Le temple tel qu'ils l'ont constitué est une des conceptions les plus originales et les plus fçrtes qui se soient produites, non seulement en Egypte sous les dynasties thébaines, mais chez tous les peuples et dans tous les temps.

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