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ETUDES DE SCULPTEURS POUR LES BAS-RELIEFS

les mains vers le ciel et réciter sa prière (fig. 284), ou que deux lutteurs se tàtent et essaient des feintes avant de s'empoigner à bras-le-corps (fig. 285), son trait est toujours aussi souple et aussi hardiment lancé : telle tête d'homme relevée de quelques a-plats rouges (fig. 286) est une merveille de prestesse réussie, et peu de nos contemporains auraient rendu avec plus de vraisemblance la pose tourmentée de la fille acrobate qui se renverse pour la culbute sur un ostracon de Turin (fig. 287). La même franchise se retrouve, mais avec plus de délicatesse dans la ligne, aux tableaux achevés qui nous montrent, à Cheîkh-Abd-el-Gournah, un couple de bourgeois (fig. 288) ou de prêtresses musiciennes (fig. 289), et, a El-Amarna, les deux petites princesses nues sur leur coussin et se caressant d un geste si naïf et si doux (fig. 290). La composition s'est perfectionnée de son côté, et elle est presque à la hauteur du dessin.

Le memphite analysait jadis les opérations simultanées d'une scène agricole ou d'un combat en leurs éléments simples, qu'il répartissait par étages dans des registres indépendants. Le thébain, sous les Ahmessides et sous leurs successeurs, ne renonça pas à l'artifice des registres, et même il l'employa rigoureusement pour tout ce qui concernait la religion : ni dans un temple, ni dans un tombeau, il ne cessait d'observer alors la tradition que l'antiquité lui avait léguée. Il n'en était plus de même lorsqu'il passait des tableaux de la vie divine à ceux de la vie civile ou militaire, et cette

FiG. 3ii. — TnouTMÔsis IV

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