‹ Eilhart d'Oberg et sa source francaiseChapitre 27 sur 56 · I. Eilh · texte numérisé non relu

I. Eilh

iind reit wedir in den walt. Li rois de l'arbre est dévalez, sîn gedanke wârin manchvalt, 16, 19 ss.

ab Tristrant ummir wolde blîben. Or est remés li suen fuirs... 5633-55 18,7

Le lendemain matin, d'après Béroul, Eilhart et Gottfried, Marc se rend auprès d'Iseut :

he quam zu sîme wîbe A sa chanbre li rois en vient.

21, 13 des mûrgens vrù in die stad * . « A ton nevo parlai ersoir. »

23, 14 « Roine, ainz vien a vos parler vil minniglîche her sie bat « Et une chose demander ;

« Si ne me celez pas le voir, daz sie im rechte ' sagete « Qar la verte en vuel savoir,

swaz sie gesprochin habete 21, 17-20

mit Tristrande des nachtes. « Dame, veu puis mon nevo? »

Dans la version de Béroul, Iseut raconte aussitôt l'entretien de la veille et le roi lui confesse à son tour qu'il l'a épiée. Dans Eilhart, Iseut prétend d'abord qu'elle n'a pas vu Tristan depuis douze jours ; mais Marc lui dit qu'il sait tout et qu'il leur pardonne :

« wen ich was ûf den boim brâcht, Et com el pin plus hautement « dar ich dich undir sach Le fist monter, por eus voier

A lor asenblement, le soir.

25, 10-12 « Onques n'i ot parole dite « und hôrte swaz he zû dirsprach. « Ge n'oïse, grant ne petite. » 3652-54 25, 15-16

Gottfried déploie dans cette scène une science psychologique très délicate. Non seulement Iseut feint de n'avoir pas vu Tristan, selon la donnée d'Eilhart, et de n'avoir connaissance de sa triste situation que par Brangien, mais le roi Marc n'avoue pas non plus qu'il a secrètement assisté au rendez-vous. Iseut plaide ouvertement la cause de son amant et ne fait qu'un

1. Ici le second traducteur tchèque abandonne Gottfried pour suivre quelque temps Eilhart.

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