‹ Eilhart d'Oberg et sa source francaiseChapitre 28 sur 56 · G ohm sorge · texte numérisé non relu

G ohm sorge

semblant d'opposition à son rappel. Suivant Béroul, elle paraît surtout préoccupée de se justifier elle-même, mais n'oublie rien de ce qui peut flatter les dispositions bienveillantes de son mari à l'égard de Tristan. La plaisante ruse de Brangien, qui feint d'être brouillée avec ce dernier et prie Marc de les réconcilier, est propre au poème français. Chez Eilhart, les deux femmes font une vive opposition aux intentions bienveillantes du roi. Dans toutes les versions, le résultat est le même; Tristan, rappelé à la cour^, jouit désormais de la plus grande liberté dans ses rapports avec la reine :

« nû liât mir der gûte knecht

« Lind dû sô wol bezeigit

<( daz ir mich mit U'ûwin meinit. » B. p. 17 et p. 26; cf. G 1 5012-13.

3690-92 « dû sait mîner kemenâten plegin. G 15037-43.

P. y^, I) : « ich wil ym underthenig Li avoir Tristran ert mes suens raachen ailes, das ich hab, des sol er Et li suens avoirs ert Tristran (s), gewaltigsein. — Cf. G 168,2 ss. 25,4-5

3683-85, 3716-17 et 3734-35. Li rois li a doné congié

Dô hîz der hère Tristrant

in die kemenâten ze hant D'estre a la chambre; es le vus lié.

Kurnevâle sîn bette tragin. Tristran vait a la chambre et vient,

mit vrouden mochte he vorclagin Nule cure li rois n'en tient.

swaz im zu leide î geschach, 30, 1-4

wen he bî der koninginnen lach

alsô dicke sô her wolde ^ Sovent vienent a parlemerrt.

Les ennemis de Tristan. C'est à cet endroit (p. 30) que nous voyons apparaître pour la première fois dans le fragment de Béroul la faction ennemie de Tristan^ les trois barons félons qui, anonymes dans la première partie, sous les noms de Godoïne, Guenelon et Denoalain dans la seconde, poursuivront les deux amants d'une haine implacable. A la façon dont le poète les fait entrer en scèrie, on pourrait supposer qu'ils n'ont encore joué aucun rôle dans ses récits :

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