I. Cf. p. 341. Peut-être cet épisode est-il interpolé
début entre Béroul et Eilhart^ Mais le caractère général de leurs récits et de leurs descriptions les oppose nettement à la version de Thomas, moins antique, moins naïve, plus empreinte du mysticisme amoureux de l'époque. La version en prose est encore plus modernisée; les traits les plus originaux et les plus poétiques de la légende en ont disparu :
« swer in nû begriffe.... « Qui vus rendrait au roi, san2 falle
« mit deme wil ich al mîn gût « Cent mars avroit a guerredon.
« î mère teilen. »
4345-49 her bat, ab sie im zù quêmen,
daz sie im den lîp nêmen,
adir daz sie on im brêchtin.
do begunde harte vechtin
ein bracke der hîz Utant.
der stunt dâ harte gebundin
und vacht vil ernstlîche.
D'après Béroul, le roi, sur l'avis des trois barons, fait détacher le chien. D'après Eilhart, il ordonne à un valet de l'aller pendre; mais le jeune homme a pitié de la pauvre bête et lui donne la liberté. Udan s'élance sur la piste de son maître :
ûf der vart her jagete in den walt gar verre, do irhôrte in der herre.
4404-6 « nû mûze wir schiere tôd sîn.
« En ceste terre n'a baron « Au roi ne l'ait plevi en main « Vos rendre a lui o mort ou sain.
67, 19 — 68, 2 Parler m'orez d'un buen brachet.
71, 4 Et si avoit a non Husdanz *,
Liez estoit en un landon.
71, 8-9 ss.
« wen ich hôre den brackin mîn.
« dâ mit sport man uns nâ.
4409-11 do begunde dannen kêren Tristrant und die vrauwe.
Du cri au chien H bois tenti.
75,8 La noise oient, Tristran l'entent :
« Par foi, fait il, je oi Husdent. »
Trop se criement, sont en effroi.
75» 11-13 Crime ont du roi, si s'en esmaie[nt],
Dient qu'il vient o le brachet.
En une espoise a val s'en traient.
A la fin, quand le chien a rejoint les bannis, ils vont, suivant Eilhart, s'étabHr dans une autre partie de la forêt et cons-
1. A partir du vers 4342, le continuateur tchèque traduit Eilhart.