Ed. n'ert
« Com cist sera, beaus douz amis.
« Ainz puis que la loi fu jugie,!
« Ne fu beste si herbergie « Ne en si riche lit couchie. »
Ces vers semblent préparer un épisode conté par Eilhart. J'entends la scène où Kehedin^ voyant porter le chien dans le cortège de la reine sur une litière dorée, convient que sa sœur n'a jamais rendu tant d'honneur à son mari que l'autre Iseut ne fait au chien de son amant :
« dû wurde selbe nî sô
« von mîner swestir gevûrt. » 6510-11
Après avoir pris congé des Cornouaillais, Tristan se rend auprès du roi de Galloway ou Gavoie, comme on disait en français :
Dô reit der togenthafte man wâ he sich muchte begân,
zu dem koninge von Gânôje^. « Au riche roi aut en Gavoie*. »
Plus tard, selon Eilhart, il va en Bretagne chez le roi Arthur, comme Béroul lui en prête quelque part l'intention :
wan mit Kurnevâle
reit dô der edele wîgant « Ou m'en passeroie en Bretaigne
zû Britanjâ in daz lant. « O Governal, sanz plus compaigne.» 5018-20 109, 4-5; cf. 112, 1-2
Désormais Eilhart et Béroul divergent complètement, et l'état fragmentaire du second texte ne permet pas de deviner où ils se rejoignaient de nouveau. La Folie de Berne n'a guère d'allusions au reste des aventures de Tristan. Bientôt la traduction tchèque fait également défaut à la comparaison. Aussi Texamen de la suite du poème d'Eilhart sera-t-il forcément très bref et très rapide.