‹ El Ktab des lois secrètes de l'amourChapitre 14 sur 85 · LA MORT DU KHODJA XIX · texte numérisé non relu

LA MORT DU KHODJA XIX

brave Khôdja m'avait initié à la plus grande partie de sa mystérieuse science.

Les années s'écoulèrent.

En 4886> les événements me conduisirent pour la troisième fois boire de l'eau du Taxime ^

Ma première visite fut pour mon vieil ami, le Khôdja, le savant Omer Haleby, Abou Othmân.

Je le trouvai à la même place» dans la même rue ; seule la maison était transformée. L'autre, Fancienne, tout on bois, détruite dans un incendie, avait été remplacée par une confortable demeure en pierres et en marbres de la Marmara.

Mon vieil ami paraissait peu changé à première vue : sa barbe, peut-être un peu plus longue, n'était ni moins forte ni plus blanche ; ses yeux avaient le même éclat et la même puissance ; mais, de près, en l'examinant bien, on constatait certains ravages : le temps, en passant sur lui, avait semé autour des tempes quelques-unes de ses rides accusatrices.

Le Khôdja me reçut comme un père recevrait son enfant. Il ne parut aucunement surpris par ma visite, et m'offrit le

' Les Levantins et les Turcs disent que, lorsqu'on a bu une fois de l'eau <!u Taxime-Péra, on revient en boiie jusqu'à trois lois. Ce proverbe est Irùs répandu à Conslantinople tt sur les rives bosphorécnnes.

Page 1