XX LA MORT DU KHODJA
café et les cigarettes comme si nous nous étions quittés de la veille.
J'appris, pendant mes visites postérieures, que sa Aïchah était morte depuis quatre ans, que sa seconde femme avait précédé la première de trois mois dans la tombe, et (ju'il était seul, sans enfant, attendant, avec résignation, l'heure de Dieu I
Trois mois plus tard, mon vieil ami assistait, retiré dans mon cabinet de travail, à l'inauguration de mon établissement dynamothérapique de Cadi-Keuy.
Pour lui éviter les ennuis de la foule, je l'avais fait servir à part, me contentant de venir lui serrer la main pendant mes rares moments de liberté.
Le soir, quand chacun se fut retiré, mon vieux Khôdja me pria de lui faire apporter une légère collation et de la partager avec lui.
Notre modeste repas fut d'abord assez silencieux ; mais,