CHAPITRE V
Sommaire : Dieu peut faire miséricorde. — Fornication avec les hommes el les eunuques. — Cas où elle peut être tolérée. — Défenses de la loi. — Fornication avec les animaux. — Sodomie. — Exemples de guérisons de la chaude-pisse par la sodomie avec des mules et autres quadrupèdes. — Doctrine du Koran.
Au nom du Dieu dément et miséricordieux l
' — Vous ne devez jamais oublier, ô hommes ! que toutes^ vos actions doivent être dirigées par ce verset du Koran : « L'amour des plaisirs, tels que les femmes, les enfants, les trésors entassés d'or et d'argent, les chevaux superbes, les troupeaux, les campagnes, tout cela paraît beau aux hommes, mais ce ne sont que des jouissances temporaires de ce monde ; la retraite délicieuse est auprès de Dieu * ».
s^ — Certes, V action est puissante en elle-même ; mais ce qui est encore plus puissant qu'elle, c'est Vidée qui l'engendre.
vj:,, — On peut donc, tout en étant coupable dans le fait, être relativement innocent dans le mobile qui l'a créé. Dieu est clément et miséricordieux"^ ! Si donc vous avez usé de l'onanisme, comme il est dit dans le chapitre précédent, en vue de ne
< Koran, chap. m, v. 12.
2 Morale facile, qui rappelle trop celle des jésuites. (P. de R.)
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point tomber dans l'inceste et l'adultère, ou en vue de calmer votre nature, surexcitée par l'engorgement de vos organes, vous avez certainement mal agi; mais Dieu^ qui sait tout, voit tout, à qui rien ne peut être caché, vous pardonnera, car vous aurez péché, vous aurez fait œuvre condamnable, sans que votre esprit ait participé à ce détournement du droit chemin.
ô^ — Mais, s'il en est ainsi pour Tonanisme, que vous enseignerai-je relativement à la fornication*, soit avec une femme, soit avec un de vos semblables, soit avec un eunuque, soit avec un animal.
-. — Je vous enseignerai la vérité, toute la vérité, sans en rien celer!
-. — Dieu m'est témoin ! ""
Les traditionnistes de la troisième catégorie - n'ont pas toujours dit la vérité, quand ils ont formulé certaines autorisations en dehors du Koran qui, comme vous le savez, ô hommes ! fut envoyé à nos pères par l'intermédiaire du saint prophète Mohammed. Béni soit à tout jamais son nom ! Certes, plusieurs de ces traditionnistes furent de bonne foi en répétant ce qui leur avait été donné comme venant directement de l'enseignement de Mohammed, mais ils eurent le tort de croire trop facilement ce qui leur était dit, et de ne pas soumettre au crible de l'examen et de l'épreuve des traditions altérées par leur passage à travers les années et les siècles. Heureusement pour nous que la vérité est contenue tout entière dans le saint livre de l'Islam 3.
' Ce mot doit être pris dans le sens de la pédérastie.
2 Les traditionnistes sont pris paraii les auteurs et docteurs qui ont vécu à l'époque de Mohammed, ceux qui ont vécu pendant le deuxième siècle de l'hégire et parmi les historiens qui viennent après ces derniers. Ce sont ceux-là qui sont appelés des traditionnistes de la troisième catégorie ou troi-ième époque.
3 Le Koran.
^ — Si donc on vous dit que tout ce qui peut satisfaire les sens est licite, répondez hardiment que c'est là une parole profanatrice et mensongère î
^ — Ce que j'ai dit précédemment sur le détournement du sperme et sur l'onanisme ordinaire ou buccal, s'appliquera au €07t impur avec un d'entre vous, avec les juifs, les idolâtres et les infidèles, car toutes ces pratiques ont été suscitées par le démon en vue de nuire à la loi universelle de la procréation. Ne coïtez donc, ô hommes ! ni ne forniquez^ avec les autres hommes et les animaux ! Quant à ce qui concerne votre femme, usez-en, si elle y consent, comme vous le jugerez convenable, mais, dans le cas seulement oii la maladie vous empêcherait de pénétrer par la vulve. Si vous ne pouvez avoir une deuxième femme, pratiquez avec elle la sodomie dans un but de fidélité et non dans celui de satisfaire vos passions. Si pourtant vous avez péché autrement. Dieu est miséricordieux à qui se repent et demande pardon !
S — Voilà, ô vous tous qui croyez ! ce que l'Islam vous enseigne.
Ceci dit, je dois parler des cas où, suivant plusieurs docteurs, qui se sont conformés en cela à Favis de célèbres médecins, il est permis de forniquer avec des animaux de grande taille, tels que la chèvre, la mule, etc. Ces cas sont du domaine médical pur, et ne peuvent être mis en pratique que comme moyen curatif et dans l'intérêt seul de la santé. C'est ainsi qu'il est permis de forniquer avec des aniinaiix femelles quand on est atteint de gonorrhée simple - ou syphilitique, de fortes inflammations du Dkew\ et des autres affections ne comportant ni ulcères, ni chancres, ni plaies quelconques.
< C'est de la sodomie dont il est ici question. 2 Vulffairemeol : chaude-Lisse
j — L'expérience a démontré que, sous l'influence de cette fornication, l'homme se débarrassait du virus cause de ses maladies, sans que l'animal puisse les contracter, car ce virus est immédiatement annihilé par la grande chaleur qui réside dans la vulve de l'animal, et par les qualités acres et acides des sécrétions de ses muqueuses.
; — Si donc, ô hommes ! vous êtes malades, et sans secours médicaux, ou si ces derniers ont été impuissants^ vous pouvez forniquer avec des animaux, ainsi qu'il a été dit plus haut ; mais cette fornication devra cesser, sous peine de contravention à la loi de l'Islam, dès que vous aurez reconquis votre santé'. Il vous est également permis de forniquer, dans ces cas de maladie, avec des négresses Croyantes ou infidèles, féticheuses ou adoratrices du diable; mais, avec la croyante, vous ne pourrez employer que le coït ordinaire, dans les conditions prescrites par le saint Prophète ; sans oublier, surtout, la formule sacrée : Au nom du Dieu clément et miséricordieux ! car c'est cette formule qui devra vous faciliter la guérison et préserver la négresse dont vous aurez fait choix ^.
^ — Dès que vous serez guéris, vous cesserez, ô hommes t de cohabiter avec elle ; si le plaisir procuré par ses sens, plus chauds et plus ardents que ceux des blanches, vous
< Ce singulier passage du Klabd'Omer Hâleby, Abou Othmân, explique les nombreux cas de bestialité qui, au début de notre conquête algérienne, amenaient fréquemment des Arabes devant nos tribunaux militaires. Ces Arabes, surpris le plus souvent [dans les écuries de notre cavalerie en flagrant délit de bestialité, semblaient très étonnés des condamnationsqui les frappaient. Longtemps on ne crut point à leur déclaration, mais,, à la longue, informations prises, il fallut bien constater que c'était là un moyen thérapeutique et non une dépravation du sens génésique(P. de R.).
- Plusieurs arabes, des syriens et des égyptiens, m'ont affirmé avoir coïté étant malades avec des négresses qui, sans contracter leur maladie, les en avaient radicalement guéris. En général les orientaux blancs redoutent, avec raison, les gonorrhées contractées avec des négresses^ (P. de R.).
incitait à continuer, vous ne le feriez qu'après avoir accompli les cérémonies du mariage, s'il s'agit d'une négresse libre, ou après l'avoir assurée d'un établissement avantageux, s'il s'agit d'une esclave dont vous aurez cueilli la virginité.
Dieu est clément et miséricordieux !
Il est unique et victorieux !
fjf — Mais il vous faut ici, plus qu'en tout autre matière, ô vous tous qui croyez ! graver dans votre cœur et dans A'otre personne la défense faite par la loi de tout ce qui peut détourner l'émission spermatique du grand but de la procréation.
Amen !