‹ El Ktab des lois secrètes de l'amourChapitre 29 sur 85 · DES DEVOIRS DE L HOMME ENVERS LA FEMME · texte numérisé non relu

DES DEVOIRS DE L HOMME ENVERS LA FEMME

Sommaire : De la supériorité de l'homme sur la femme. — Des devoirs qui nous incombent en raison même de cette supériorité. — Des rapports de rtiomme et de la femme dans l'état du mariage et en dehors. — De la iuJ. K'ah'ba * et de ce qu'il est permis d'en faire. — Les Oulad Naïl contraires à la loi du Koran. — De l'impuissance dans le mariage.

Au nom du Dieu dément et miséricordieux !

— « Dieu sait ce que la femme porte dans son sein, de combien la matrice se resserre ou s'élargit. Tout est pesé devant lui 2 ».

« C'est Dieu qui éleva les cieux sans colonnes visibles et s'assit sur son trône. Il a soumis le soleil et la lune. Chacun de ces astres poursuit sa course jusqu'à un point déterminé; il imprime le mouvement et l'ordre à tout; il fait voir distinctement ses merveilles. Peut-être finirez-vous par croire fortement qu'un jour vous verrez votre Seigneur ^ »,

« C'est lui qui étendit la terre, qui éleva les montagneset forma les fleuves ; qui a établi les deux sexes dans tous les êtres produits ; qui ordonne à la nuit d'envelopper le jour.

< Putain [Si^ K'ah'ba).

2 Koran, chap. xiii, v. 9.

3 Koran, chap. ïiii, v 2.

Certes, dans tout cela il y a des signes pour ceux qui réfléchissent ' ».

« C'est lui qui fait briller Féclair à vos regards pour inspirer la crainte et l'espérance. C'est lui qui élève les nuages chargés de pluie. Le tonnerre célèbre ses louanges; les anges le glorifient pénétrés de frayeur 2 ».

Et maintenant, ô vous qui croyez ! écoutez cette autre parole du saint livre :

« Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes ^ ».

î — Mais, si nous sommes supérieurs aux femmes parce qu'elles viennent de nous, qu'elles sont le sang de notre sang, la chair de notre chair et la vie de notre vie, il ne faut pas oublier que le Prophète a également dit :

« Hommes ou femmes, ceux qui pratiqueront les bonnes œuvres, et qui seront en même temps croyants, entreront dans le paradis sans être fraudés de ce que peut contenir la fossette d'un noyau de datte ^ ».

v, — «Nul doute que, par ces deux versets, le Prophète ait voulu indiquer, en môme temps que la supériorité de l'homme sur la femme, leur égalité devant Dieu, devaût les récompenses et les peines finales. Et comment pourrait-il en être autrement, puisque dans le principe les deux ne formaient (\^un ?

C-> — Certes, ici-bas, les maris sont supérieurs à leurs femmes, et c'est en raison de cette supériorité môme qu'ils

♦^ Koran, chap. xiii, v. 3.

2 Koran, môme chap., v. 13.

3 Koran, chap. iv, v. 38.

-» Koran, chap. iv, v, 123. La dernière phrase de ce verset doit se •comprendre ainsi : IJieu ne fraudera dans le paradis aucune part des récompenses auxquelles les croyants auront droit (P. de R.).

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leur doivent aide et protection, conseil et soutien. Le Prophète n'a-t-il pas dit : « Gardez-vous votre femme ? traitezla honnêtement ; la renvoyez- vous ? renvoyez-la avec générosité ^ ». Soyez donc honnêtes dans vos procédés à leur égard. Réprimandez avec douceur d'abord celles dont vous aurez à craindre la désobéissance. Si elles persistent « vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez » ; mais, aussitôt « qu'elles vous obéiront, accordezleur le pardon et ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand ! »

vjL' — Le Prophète a également dit : « Vous ne pourrez traiter également toutes vos femmes, quand même vous le désireriez ardemment. Gardez-vous donc de suivre entièrement la pente et d'en laisser une comme en suspens ; mais, si vous êtes généreux et craignant Dieu, il est indulgent et miséricordieux ~ » .

-- — Le saint Prophète a également recommandé de « vivre chastement avec les filles honnêtes des croyants que vous aurez épousées, après leur avoir assigné une dot». 11 recommande aussi de ne pas les prendre comme concubines, et de ne pas commettre de fornication avec elles ^.

r- — De ces citations, et de toutes celles qu'il m'aurait été possible d'ajouter, il résulte, ô hommes ! que vous devez traiter votre femme ou vos femmes avec la plus parfaite égalité, sans témoigner plus de tendresse à l'une qu'à l'autre, et sans vous laisser entraîner à coïter de préférence avec l'une au détriment des autres. Les seules préférences

' Koran, chap. n, v. 229.

2 Koran, chap. iv, v. 128.

3 Voir le chap. v du Koran, v. 7 et suivants. En fait, comme en droit, l'Islamisme n'autorise la possession de concubines que parmi les infidèles. En agissant autrement les Turcs se mettent eux-mêmes hors la loi. (P. de R.).

■qui VOUS soient permises doivent aller à celle de vos ■femmes qui vous aura donné le plus d'enfants. ■ ri^ — Conformément à l'exemple donné par le saint Prophète, il vous est permis, même si vous êtes mariés avec quatre femmes de condition libre, de commercer avec vos -femmes esclaves, surtout si vos épouses ne vous ont donné aucun enfant ' .

v> — Si, ayant déjà une femme, vous en prenez une seconde, vous devrez passer trois nuits consécutives avec votre nouvelle femme ; vous lui en accorderez sept si elle est vierge.

^ — Sans le consentement de votre femme, ^v^ous ne pourrez garder dans votre demeure l'enfant d'un autre lit : il en sera de même pour les enfants qu'une de vos femmes aurait eus d'un autre lit.

. — Conformément à la loi, vous devrez, ô hommes I loger chacune de vos femmes dans une maison particulière, ou dans un appartement séparé et fermé de toutes parts.

j — Seule, la désobéissance de la femme peut vous donner le droit de lui refuser son entretien.

^ — Si vous êtes impuissant, ne vous mariez pas, car vous accorderiez ainsi le droit à votre femme de demander le divorce et de garder la dot que vous lui auriez donnée.

^J^ — Si vous achetez une esclave, n'oubliez pas qu'il vous est défendu de coïter avec les filles non nubiles avant le délai d'un mois minimum, à partir du jour de votre acquisition ; quant aux autres, vous attendrez qu'elles aient eu leurs menstrues, et, en cas de dérangement de santé, vous attendrez l'écoulement de trois mois lunaires. En contrevenant à

■ ^ Mohammed eut des relations avec son esclave Mariam (Marie), et de ces relations, qu'il cacha d'abord à ses femmes, mais qu'il rendit bientôt publiques, afin d'obéir aux ordres de l'ange Gabriel, naquit le fameux Ibrahim (P. de R.). Voir l'histoire de ce fait à l'appendice F.

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