‹ El Ktab des lois secrètes de l'amourChapitre 3 sur 85 · AVANT-PROPOS VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS VII

philosophique de la science qui a la prétention d'enseigner les règles à suivre pour faire le bien et éviter le mal ?

Le bien^ le mal! qui ne voit que nous tombons ici dans la dualité d'une v'érité qui, par sa forme même, est la négation de l'absolu dans un seul principe ?

Dire que « les principes sur lejusie et l'mj'w^/e constituent la morale absolue », c'est affirmer un verbe, immédiatement contredit par l'affirmation qui suit : c Mais les principes sur les mœurs varient avec les âges et les pays. » Or, qu'est-ce que les mœurs ? Ne découlent-elles pas de la morale même ? Ne sont-elles pas la conséquence directe des croyances religieuses, de l'éducation et de l'instruction des peuples? Et la morale, issue de ces trois facteurs et les contenant en même temps, ne doit-elle pas varier suivant l'importance et la signification de ces facteurs ?

Ce qui est vrai, c'est qu'il n'y a pas plus de morale absolue ici-bas, dans ce monde de choses relatives, qu'il n'y a de philosophie et de sciences absolues.

Que notre esprit, en se quintessenciant, puisse concevoir des règles d'une pure idéalité, et qu'il applique ces règles à un ensemble de propositions pouvant constituer une morale élevée comme celle, par exemple, qui découle des enseigne-

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