‹ El Ktab des lois secrètes de l'amourChapitre 4 sur 85 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

ments de Jésus de Nazareth, je le veux bien el j'y consens; mais que nous fassions de cette morale quintessenciée une chose, un ensemble de vérités absolues, voilà ce que je ne puis, ni ne veux admettre.

Le mot morale, comme les mots bien, mal, lumière, ténèbre, jour, nuit, etc. etc., ne constitue qu'un état, un mode d'être, une définition synthétique d'un ensemble de principes, de manières de voir et de juger, qui est à l'absolu ce qu'est la vie à la mort, c'est-à-dire une puissance créatrice dans un ordre d'idées opposées à la dissolution des corps et des esprits.

Je n'hésite pas à le dire : les peuples occidenta"f et américains, les peuples dits civilisés, me font l'effet, avec leur prétention d'avoir une morale exclusive, absolue, supérieure aux principes sociaux et religieux qui régissent les relations des individus dans les autres familles humaines, de ces pharisiens de la scolastique moderne, dont les prétentions à un savoir incontestable et à la connaissance de vérités absolues m'ont toujours fait hausser les épaules.

Et que mes lecteurs se gardent bien de crier au paradoxe, à l'exagération ou au parti pris ! Avant de me taxer d'esprit paradoxal, messieurs de la ligne

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