‹ El Ktab des lois secrètes de l'amourChapitre 37 sur 85 · DE L ESCLAVAGE SUIVANT L ISLAM · texte numérisé non relu

DE L ESCLAVAGE SUIVANT L ISLAM

la possession de l'esclave. Tout musulman contrevenant à ces dispositions pèche contre sa conscience et contre les lois, de rislam.

^ — Le maître qui est déterminé à vendre une esclave doit s'interdire tout commerce avec elle pendant le mois lunaire qui précédera son passage sous la puissance d'un autre.

^ — Certes, l'affranchissement de l'esclave est une chose' recommandable et dont Dieu nous saura gré; mais il est beaucoup de cas où il est plus sage de se contenter de l'habilitation.

ù — L'esclave, en effet, n'est pas toujours apte à se conduire lui-même.

j — Dans ce cas, le maître pourra habiliter son esclave à titre gratuit ou onéreux. L'esclave habilité acquiert en fait, sinon les droits d'un homme libre, du moins ceux d'un homme habile à posséder : il peut commercer, affermer, louer, confier et recevoir des dépôts, donner sa procuration,, acquérir même des esclaves et leur accorder le même droit d'habilitation.

j — Dans ces conditions, l'esclave, pouvant être propriétaire des biens qu'il aura acquis, ne peut, en aucun cas, exiger que son maître soit responsable de ses dettes. Si, par suite de fausses spéculations ou de tout autre cause, l'esclave se déclare insolvable, son maître aura le droit de le vendre, et le prix de sa personne, ainsi que de tout ce qu'il pourra posséder, sera remis à ses créanciers.

^ — Si, par la suite, ce même esclave vient à recouvrer sa liberté par un affranchissement absolu, ses créanciers pourront lui réclamer ce qui leur restera dû.

^ — Les créanciers d'un esclave habilité ont le droit de réclamer sa vente, ainsi que celle de ses enfants.

^ — S'il y a trafic ou commerce entre le maître et l'es-

clave, celui-ci, sous peine de voir le marché devenir illicite, ne doit rien céder par complaisance sur le prix et les conditions ordinaires de la vente.

ijs — Le maître, qui affranchit son esclave, est tenu de payer les dettes que celui-ci aurait, mais jusqu'à concurrence seulement de sa valeur personnelle.

is — Le droit du maître lui permettant de révoquer à son gré l'habilitation donnée à son esclave, celle-ci aura toujours un temps illimité.

Js — L'esclave qui perd son habilitation perd en même temps la propriété des biens qu'il avait acquis et sa liberté, le tout au profit de son maître.

ç> — Le tuteur légitime et, à son défaut, le magistrat peuvent habiliter l'esclave d'un mineur.

c. — Quant à l'affranchissement absolu, il peut être gratuit et pécuniaire.

^ — L'affranchissement gratuit est un acte noble et désintéressé, entièrement dans l'esprit du Koran.

^^ — Pour le réaliser, le maître n'a qu'à dire à son esclave : Tu es affranchi, tu es libre, tu es ton maître.

,^ — L'affranchissement pécuniaire est un acte par lequel le maître fait payer d'une certaine somme la liberté qu'il donne à son esclave.

J — L'affranchissement d'une esclave enceinte comporte celui de l'enfant qu'elle porte dans son ventre.

> — Quand un maître a une esclave mariée, il peut affranchir d'avance l'enfant à naître, sans que pour cela la mère participe à ce bienfait.

, — Le seul affranchissement qui soit agréable au Dieu tout-puissant et miséricordieux est l'affranchissement gratuit, absolu, sans condition.

Dieu est puissant, sage, sava?it et miséricordieux !

COMiMENTAIRE ET APPENDICE

Dans le manuscrit du Khôdja ce chapitre sur l'esclavage ne comporte guère que deux pages ; s'il est beaucoup plus étendu ici, c'est que j'ai pensé qu'un livre s'adressant à des non -musulmans devait leur révéler les points essentiels d'une question, dont l'importance, capitale pour eux, l'est beaucoup moins aux yeux des musulmans, tous suffisamment instruits des droits et des devoirs qui incombent aux esclaves et à leur maître.

Le lecteur qui voudra bien comparer ce qu'est l'esclavage chez les musulmans à ce qu'il était chez les Romains, à ce qu'il était naguère dans les républiques chrétiennes de l'Amérique du Nord et du Sud, et à ce qu'il est encore, quoi qu'on en dise, dans les colonies européennes nouvellement créées sur les côtes africaines, conclura, bien certainement, en faveur des principes qui font de l'esclavage chez les musulmans un véritable noviciat, pouvant être singulièrement abrégé par l'acceptation de l'Islam.

Cette question de l'esclavage, bien comprise, bien exploitée, pourrait donner à la France une puissance autrement plus considérable que celle que lui procureront ses soldats, ses canons et son formidable armement, car la conquête de l'Afrique centrale et du Sahara se fera plus facilement avec un LIVRE et de l'eau qu'avec des armes.

Paradoxe, dira-t-on ? Peut-être ! Mais ne sont-ce pas les paradoxes qui conduisent le monde ? Et l'idée n'est-elle pas

à elle seule plus forte et plus puissante que toutes les armées de la terre?

Qu'un homme, protégé par la France, possédant suffisamment la langue arabe, se présente dans le monde musulman sous le drapeau d'un Dieu unique, ayant pour prophètes Jésus et Mohammed ; et cet homme fera plus à lui seul^ pour la fusion des croyances et des intérêts du pays qu'il représentera, que ne pourront le faire tous les 'Pères Blancs de M^' Lavigerie et toutes les armées de notre pays ^

Ne l'oublions pas : ce qui rend la mission des agitateurs musulmans facile, c'est que le Koran ne ferme pas la porte à la venue d'un nouveau prophète, Maître de r heure ; c'eét que le Koran, à l'opposé de l'Évangile, est largei^ent ouvert à l'avenir et au progrès ; qu'il exclut le fanatisme, quelle que soit sa forme ; et se prête merveilleusement à la création d'un Padischalat arabe, devant lequel celui de Gonstantinople ne tarderait pas à disparaître.

Que ce Padischah, ou ce nouveau Maître de l'heure et de l'Islam, s'installe par exemple à Alger, sous l'égide de la France, et la conquête de toute l'Afrique et de tout le monde musulman et féticheur ne sera plus qu'une question de propagande et de temps, sans qu'il soit nécessaire de faire parler la poudre!

Et maintenant je laisse à nos politiciens et à nos philosophes la douce satisfaction de ne voir en l'auteur de ces lignes qu'un esprit bizarre et paradoxal.

Ces braves gens ne sont-ils pas habitués à ne trouver chez, les musulmans que des fanatiques et des barbares ? Eh

< Les arabes, en effet, considèrent les catholiques comme des idolâtres à cause des emblèmes, des images et des statues qui ornent leur lenipie. De là les insuccès de la propagande catholique et la rareté des conversions musulmanes, alors qu'il est commun de voir, en Turquie particulièrement, des catholiques se convertira l'Islamisme (P. de R.).

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bien ! pour mieux montrer ce qu'est l'esprit fanatique de ce» barbares, qu'il me soit permis de reproduire ici la légende que j'ai donnée dans mon volume les Bas -fonds de Cons^ tantinople^ (chapitre vn, les Turcs et l'Islamisme).

« Les versets du Koran, sur lesquels est basée la conduite des maîtres envers leurs serviteurs esclaves ont donné naissance à une fort jolie légende, que l'on apprend aux jeunes musulmans dès l'âge le plus tendre ».

« Cette légende, la voici dans toute son originalité religieuse ; elle est certainement digne des plus belles légendes ^vangéliques ».

« Un certain Assan avait un esclave d'une extrême maladresse. Or, un jour qu'il était à table, celui-ci laissa tomber sur lui un mets tout bouillant ».

« Epouvanté par l'acte qu'il venait de commettre, l'esclave se précipita aux pieds de son maître et, tout tremblant, lui dit :

— Le paradis est destiné à ceux qui savent maîtriser leur colère.

« Assan, surpris, lui répondit :

— Je ne suis pas en colère.

« L'esclave ajouta :

— Et qui pardonnent !

— Je te pardonne, répondit le maître.

« Alors l'esclave, enhardi par la clémence d' Assan, continua :

— Dieu aime ceux qui pratiquent le bien. « Son maître, se levant, lui dit :

— Lève-toi, je te donne ta liberté et quatre cents pièces d'argent ».

Eh bien ! que dites-vous de cette légende, messieurs les

^ Tresse et Stock, éditeurs,

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caholiques outranciers, qui prétendez avoir seuls le monopole de la charité et de la fraternité ?

J'ai dit que la conquête de l'Afrique centrale et du Sahara à notre civilisation moderne pouvait se faire à l'aide d'un livre et d'un peu A' eau. En effet, cette conquête, que les uns voient à travers le prisme de la christianisation du monde musulman; les autres, à travers le mirage d'une mer intérieure ; les troisièmes, sous les rails du Transsaharien, je la vois, moi, à l'aide de deux facteurs dont nous sommes les maîtres. Ces facteurs s'appellent I'eau et le koran.

L'eau, qui féconde et civilise le désert, nous pouvons l'obtenir par nos joi^eY^ artésiens. Avec elle, avec cette puissante destructrice des solitudes sahariennes, nous ^îréerons rapidement des oasis, autour desquelles les errants du désert viendront se grouper, et, d'oasis en oasis, nous marcherons sûrement à la conquête et à la pacification de tout le Sud algérien.

Avec le Koran, prêché avec des hommes à nous, par des marabouts puissants, que nous attirerons en Algérie, au lieu de les expulser comme nous le faisons depuis la prise d'Alger, nous prouverons aux Touharegs, et à tout le monde musulman, que la France est une puissance tolérante, autorisant aussi bien les enfants à croire au Dieu de ^îahomet qu'à celui de Jésus et de Moïse, et qu'elle ne leur demande, en retour de cette grande liberté, que de l'aimer et de la servir.

Et quand les musulmans seront bien convaincus que nous ne voulons pas attenter à leur liberté de conscience, ils viendront à nous comme à la nation la plus libérale, la plus juste et la plus puissante !

Beaucoup, en lisant ces lignes, crieront encore au paradoxe, Paradoxe ! soit, ai-je déjà dit. Mais n'est-ce pas avec eux, encore une fois, que l'on dirige le monde ? Jésus et Mohammed n'ont-ils pas été des paradoxes vivants ?

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En tous cas, que risquerait la France républicaine, si elle suivait la voie que nous indiquons et si, renonçant à civiliser les indigènes du Centre de l'Afrique à coups de fusils Lebel — méthode anglaise, — elle essayait de les amener à cette civilisation par Veau, le Koran et la Bible ? — méthode française.

Comme conclusion de tout ce qui a été dit par le Khôdja et son traducteur sur l'esclavage, je donnerai ici une vue d'ensemble de ce qu'il était naguère dans les Etats chrétiens des deux Amériques,

L ESCLAVAGE CHRÉTIEN DANS LES DEUX AMÉRIQUES ET PARTICULIÈREMENT AU BRÉSIL

En se déclarant indépendantes de la mère-patrie, les colonies portugaises et espagnoles émancipèrent leurs esclaves et abolirent progressivement le principe même de l'esclavage. Mais cette abolition ne s'opéra pas sans secousses et sans guerres.

11 en fut de même dans l'Amérique du Nord, où la cessation de l'esclavage amena la terrible et sanglante guerre que tout le monde connaît.

Dire ce que fut l'esclavage sous l'empire des lois chrétiennes dans un des états de l'Amérique du Sud, c'est dire ce qu'il fut partout, mais, particulièrement, dans les colonies

fondées par les Portugais, adversaires des plus terribles et des plus féroces de la race noire.

Prenons donc pour exemple le pays de l'Amérique du Sud^ où l'esclavage ne fut aboli qu'en dernier lieu : le Brésil.

On ne peut méconnaître les nobles sentiments que le dernier empereur de cette vaste contrée, Don Pedro d'Alcantara, professa de tous temps au sujet de l'esclavage, qu'il n'avait pashésité à abolir pour son compte personnel, bien avant l'époque de son abolition générale. Les lois qu'il édicta à ce sujet, dès les premières années de son règne, eurent pour but d'adoucir singulièrement la terrible existence à laquelle les esclaves étaient soumis. Elles devaient préparer ei préparèrent, en effet, l'émancipation générale de ces infortunés.

Eh bien ! dans ces conditions, que pouvait être l'esclavage sous un gouvernement quasi-paternel et placé, en somme, sous l'égide du catholicisme et de ses prêtres ?

Hélas! ce qu'il fut de tout temps, sous la terrible et sanglante domination des Portugais et de leur clergé !

Une chose terrible, épouvantable !

Pour en juger, il suffit de parcourir, par la pensée, l'intérieur du Brésil oii, jusqu'au dernier moment, on éluda, plus ou moins complètement, les lois édictées par Don Pedro.

Les esclaves y étaient beaucoup plus malheureux que ne le furent jamais nos forçats ! Ce n'étaient plus des êtres pensants et intelligents, mais des animaux dont on ne considérait que la somme de travail qu'ils pouvaient rendre et l'argent qu'ils pouvaient rapporter. Pour les soumettre à l'épouvantable discipline clérico-portugaise, tout était bon, tout était licite : carcan, poteau de punitions, fouets aux formes div<irses, bref, tous les instruments de torture si bien décrits dansl'immortel ouvrage ayant pour titre : La case de fonde Tom.

Les esclaves étaient dirigés, surveillés et commandés par des feitors — gardiens ayant grade de contremaîtres —

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choisis parmi des Portugais. Ces feitors, européens et chrétiens, ne le cédaient en cruauté à personne, pas même aux noirs qui occupaient parfois cette situation.

Lorsqu'un esclave était condamné à un supplice quelconque, on le conduisait au milieu de l'immense aire placée devant chaque casa\ destinée au battage des grains et au «échage du café ; parvenu au poteau du supplice, on l'y attachait, et toute la famille du planteur, ses employés et ses esclaves étaient tenus d'assister à l'exécution de la peine à laquelle avait été condamné le malheureux.

Si, à ce moment, un blanc, même un enfant, demandait la ^râce du coupable, celle-ci lui était accordée immédiatement. Le nègre, détaché du poteau infâme, allait rejoindre ses ■compagnons.

Cette coutume, qui paraîtra, à première vue, essentiellement libérale et charitable, coutume dont malheureusement •on usait fort peu, avait tout simplement pour but de montrer aux nègres la supériorité de la race blanche, alors même •qu'elle n'était représentée que par un enfant. La charité n'était pour rien, mais pour rien absolument, dans cet usage.

Pour mieux habituer l'enfant blanc à sa supériorité toutepuissante et à la liberté qu'il avait de disposer du noir comme bon lui semblait, suivant ses caprices, on lui donnait, dès sa plus tendre enfance, un petit noir du même âge que lui. Ce malheureux noir devenait tout à la fois et le jouet et le soufiTre- •douleur de son jeune maître. Celui-ci pouvait, à son gré, le battre, l'égratigner, le mordre ; bref, satisfaire sur sa personne tous ces instincts malfaisants et destructeurs qui •caractérisent si fâcheusement les enfants chrétiens.

' la casa est une grande ferme. Elle comprend l'habitation des maîtres «t celles des esclaves.

Elevés dans ces conditions, les enfants, portugais ou autres, acquéraient vite un profond mépris pour cette malheureuse race noire. Devenus adultes, ils n'hésitaient nullement à assouvir leurs passions naissantes sur les jeunes négresses, qu'ils abandonnaient vite pour recommencer avec d'autres. C'était plus que de la polygamie, c'était de la licence sans limite et sans contrôle.

Mais ce n'était pas seulement les jeunes gens qui abusaient des jeunes esclaves, plus d'une fois des jeunes filles se firent initier au plaisir par les jeunes noirs, compagnons de leur enfance ou de leurs frères, ou même par de simples travailleurs de la casa.

Pour augmenter le nombre des esclaves, et les nvoir de belle venue, on choisissait de véritables étalons noirs qui, mieux soignés que les autres esclaves, avaient pour mission de saillir les jeunes négresses que le caprice ou les intérêts du maître avaient destinées à devenir mères.

Considérant les nègres comme des individus faisant partie du troupeau de la ferme, on les traitait en conséquence, sans consulter leur goût, leur sympathie ou leur antipathie.

Le soir venu, tous les esclaves étaient enfermés, comme des forçats, carcans et chaînes au cou.

Ceux qui avaient conservé l'habitude de manger des boulettes de terre glaise, ainsi que le font beaucoup de noirs féticheurs, avaient la tête et la figure enveloppées par un masque en fil de fer, dont les contremaîtres ou féitors ne les débarrassaient qu'au moment des repas.

L'esclavage n'affectait pas toujours cette rigueur dans les grandes villes et sur le littoral. Mais dans l'intérieur la scène changeait du tout au tout et, sous le despotisme des grands propriétaires, il continuait à exister avec toutes ses rigueurs et toutes ses monstruosités, car les lois, édictées par l'administration de Don Pedro, souvent éludées dans les grandes

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villes, étaient considérées comme nulles et non avenues par tous les despotes portugais de l'intérieur.

Comparez maintenant ce qu'était l'esclavage dans les nations chrétiennes, il n'y a pas encore quinze ans, à ce qu'il était et à ce qu'il est encore chez les musulmans !

Pour rendre le tableau plus complet ajoutons que l'esclave, devenu vieux, incapable de travailler, était tout simplement jeté dans la rue ou abandonné à lui-même.

Quant aux prêtres, quant aux soi-disant disciples de Jésus- Christ, ils se conduisaient de la même manière que le faisaient les laïques, enfants, adultes et hommes. Eux aussi, dans le louable but d'augmenter leur fortune et d'obéir peutêtre au fameux : « Croissez, coïtez et multipliez », s'empressaient de remplacer leurs étalons près de leurs jolies négresses.

N'est-ce pas là le cas de répéter, avec le Khôdja : Il faut que Dieu soit furieusement miséricordieux, et qu'il s'occupe bien peu des choses de ses créatures, pour permettre que les hommes qui prétendent le représenter se conduisent aussi misérablement?

Amen ! '

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