‹ El Ktab des lois secrètes de l'amourChapitre 50 sur 85 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Sommaire. — La femme dans son origine. — Qualités physiologiques et morales de la femme. — Sa puissance et sa faiblesse. — Les femmes aux cuisses hospitalières. — Devoirs généraux envers l'homme. — Les véritables jouissances de la femme. — La femme dans le présent et l'avenir. — Légende de la pieuse Ameviye. — Les crocs en jambes au Koran et à la loi de l'Islam. — Conclusion. — Appendice : Une conversation à Jérusalem devant un café turc. — Les touristes et les femmes de Constantinople. — Influence des femmes chrétiennes sur les musulmanes. — Les prêtresses de Sapho. — Hymne à la déesse de l'amour.

Au nom du Dieu dément et miséricordieux \ Que la gloire soit à Mohammed et à tous ses précurseurs I Que la paix, la force, la santé et la lumière descendent et se fixent sur les humbles serviteurs de Dieu, sur celui qui termine ce Ktab et sur tous les hommes de bonne volonté ! Amen !

î — Vous avez entendu, ô hommes ! dans le chapitre i*"" du livre I, après avoir franchi la porte ouvrant sur le chemin qui vous a conduits jusqu'ici, comment l'homme et la femme, ne faisant qu'un dans le principe des principes^ furent dédoublés, à la suite de la révolte des anges, en principe actif, ou principe fécondant et en principe passif ou féminin, envoyés sur cette terre de labeur, de peines, de

soucis et d'expiation préparatoire pour les vies futures qui se succéderont, de monde en monde, jusqu'au retour d'Adam à l'état d'ange, c'est-à-dire de lumière parfaite en intellectualité.

Vous avez également entendu, ô vous qui croyez ! comment, pour parachever son œuvre et assurer la perpétuité des espèces et des variétés, le principe fécondateur universel, le Dieu toujours engendrant et jamais engendré ; le Dieu fort, clément et miséricordieux, qui veut le salut définitif et non la perte de ses créations et de ses enfants, le Dieu qui est en tout, partout, dont la divinité palpite aussi bien au sein de la corolle des roses que dans le sang du plus faible insecte, dans le cœur de l'homme et dans le feu qui souliLl^e le sommet des montagnes, vous avez entendu, dis-je, comment ce Dieu, dont l'ombre même est une bénédiction, a tiré du principe actif ou mâle le principe féminin ou femelle, le jour ovi il précipita l'ombre de la lumière sur la terre, pour en former la nuit et le jour, sous la direction du soleil et de la lune !

<^ — Vous avez vu, ô vous tous les fidèles ! comment Adam, après avoir coïté, appela Eva celle dont les flancs devaient donner naissance à l'humanité d'où nous sommes sortis.

vj:^ — Ainsi se trouvent confirmées l'excellence et la pureté du coït, en tant que loi d'amour universel et mise en activité du principe créateur qui nous a été délégué par Dieu, non pour en faire un usage pernicieux, mais pour être ses collaborateurs dans le mouvement universel et l'engendrement des êtres destinés, à leur tour, à donner la vie à d'autres êtres.

yjij — Ainsi s'explique aussi, ô hommes ! l'échelle symbolique, par laquelle Ihàcoub ^ vit les anges descendre et monter sans discontinuité.

^ Jacob.

-. — Ayant ainsi assisté à la formation de la femme, vous avez eu l'explication de son infériorité relative et de ses devoirs d'obéissance envers le principe d'où elle émane.

^ — Et cette obéissance, ô hommes ! vous la trouvez en exemple chez les femelles de toute la création.

^ — Quand donc, en effet, a-t-on vu la lionne ne pas se soumettre au lion ? la poule ne pas obéir au coq ? la fleur femelle se refuser à recevoir la poussière fécondante de la fleur mâle ?

^ — Voyez, ô femmes ! votre nature ; et comparez-la à celle des hommes !

N'êtes-vous pas le réceptacle, le banquier habile qui fait fructifier ce qui lui est confié ?

N'êtes-vous pas encore le centre du foyer, oii l'homme vient chercher le repos de ses membres endoloris par la lutte ?

N'êtes-vous pas, ô vous! la chair de notre chair, la lumière de nos yeux, la partie de notre être la plus chérie et la plus aimée?

5 — Soyez donc obéissantes, ô femmes de l'Islam ! écoutez votre maître, comme l'enfant devra vous écouter un jour; aimez-le, comme l'enfant aussi devra vous aimer et vous respecter. Aimez-le, comme l'exilé aime le pays où il a vu le jour ;» comme la fleur aime la lumière, comme la cavale de pure race aime l'odeur des combats, comme la nature entière aime le Dieu qui verse en son sein les ivresses tressaillantes de la fécondation !

» — Soyez-lui fidèles et attachées comme le lierre l'est à l'arbre qui le supporte ; soyez-lui attachées et fidèles, comme l'ombre l'est à la lumière.

: — Soyez-lui unies et obéissantes, comme les doigts le sont à la main et la parole à la pensée.

jj" — Dites-vous bien, ô femmes ! que c'est avec l'homme

que vous entrerez au paradis; dites-vous que, sans lui, vous ne pouvez rien, car quel est le cadavre qui se lève et marche quand la vie n'y est plus ?

fj^ — Mais, par sa double nature, puissante et faible, fixe et volage, passive et active, sérieuse et rieuse, courageuse et craintive, ordonnée et désordonnée ; par toute la dualité qui est en elle, comme elle est également dans l'homme, par l'impressionnabilité et la puissance bonne et mauvaise de son utérus, la femme est, encore plus que l'homme, soumise aux dérèglements de la chair, aux folies troublantes et amoureuses de son cervelet et aux mauvaises pensées de derrière la tête.

j^ — Comme l'enfant, elle a besoin d'être guidée, soutenue, fortifiée et dirigée ; comme l'enfant encore, il lui faut un maître dont elle sente la supériorité.

ja — En général, elle n'aime que ce qui est fort et puissant.

Physiquement ou moralement, elle peut se révolter, elle peut chercher à fuir l'être qui la domine; mais, quoi qu'elle fasse, elle reviendra à lui comme l'enfant revient au logis qu'il a voulu déserter, et le voyageur à la terre qui lui a donné le jour !

i» — 0 femmes ! soyez fidèles et obéissantes, ainsi que vous l'ordonne la loi de l'Islam. Faites tout pour l'homme qui a fait choix de vous, et vers lequel votre cœur s'est envolé. Ayez pour lui la timidité et la douceur de la gazelle, le courage, la force et les caresses embrasées de la lionne. Soyez pour lui le parfum le plus doux, le miel le plus excellent, le clair ruisseau dont le murmure attire les lèvres ardentes du voyageur assoiffé !

is — Soyez heureuses et jouissantes par lui et pour lui!

ç- — Quand il vous aura choisies pour partager sa couche,

diriger sa maison, réchauffer son foyer et lui donner des enfants, soyez-lui soumises et obéissantes.

c. — Pour lui plaire, pour le charmer, pour faire envoler de son front les soucis de la vie, faites-vous douces, rieuses» aimantes, affectueuses et caressantes.

v^ — Ne soyez pas, ô filles de l'Islam ! comme ces Grecques, ces Juives, et ces Arméniennes aux cuisses hospitalières ^ toujours prêtes à faire argent de leur corps et de leurs charmes.

^ — Réservez cette hospitalité pour votre maître, votre époux, votre guide et votre ami.

y^ — Que pour lui seul soient les aspirations de votre . cœur, les caresses de vos lèvres et les tressaillements de votre chair.

J — N'oubliez pas, ô femmes ! que l'homme est le laboureur, celui qui fouille la terre, la travaille et l'ensemence. N'est-ce pas de ses œuvres que surgissent les parures qui augmentent votre beauté ? N'est-ce pas de la force de ses bras que résulte la protection qui s'étend sur vous, sur vos enfants, sur vos servantes et sur votre logis ? N'est-ce pas de son Dkeur que découlent vos plus douces, vos plus ardentes félicités?

^ — Imitez donc, en tout et pour tout, la conduite des femmes vénérées du Prophète de Dieu; comme elles, soyez attentives à satisfaire les désirs et les besoins de votre époux. Si ses embrassements sont trop rapides pour porter la jouissance dans vos sens, insuffisamment tendus, et que vous ne puissiez répondre à ses transports et augmenter sa propre jouissance de la vôtre, faites du moins votre possible pour lui faire croire à cette jouissance.

Dieu, qui voit tout et est miséricordieux, vous pardonnera cette ru se innocente !

, — Ainsi, ô femmes! vous garderez la tendresse de votre époux, son estime et sa considération.

EL KTAB, 13

» — Soyez toujours sincères et franches dans vos relations familiales, mais sachez aussi garder votre langue devant les étrangères et avec vos amies.

j — Quand vous coïtez, faites-le avec le sentiment profond de toute la grandeur de l'acte que vous accomplissez. Donnez-vous tout entières à cet acte ; mettez-y et votre âme et votre esprit et votre corps ! Songez qu'à ce moment suprême vous êtes la collaboratrice et de votre mari et de l'esprit dont l'amour universel fait palpiter toute la nature, au temps du beau et parfumé mois de mai.

^ — N'écoutez pas, ô filles de l'Islam ! les conseils de débauches, d'onanisme simple ou buccal, de pédérastie et de pra,tiques saphiques que peuvent murmurer à vos oreilles certaines de vos servantes, vos eunuques et les femmes étrangères idolâtres, juives ou chrétiennes.

\ — Toutes ces pratiques portent à vos flancs le coup mortel de la stérilité ; elles troublent votre esprit et votre entendement des choses saines et justes, font de votre corps la proie des mauvais esprits et détruisent en vous l'auguste rayonnement de la chasteté et de la pudeur. •

V > — Soyez l'ange du foyer et non sa hideuse discorde !

c^ — Si le malheur a frappé vos flancs, si l'ange de la stérilité s'est logé dans votre matrice et si le temps, en s'écoulant, a confirmé la puissance tenace du malheur qui s'est abattu sur vous, choisissez vous-mêmes, parmi vos jeunes et jolies esclaves, la femme qui devra vous remplacer, pendant quelques nuits, dans la couche de votre époux. Quand cette esclave sera mère, faites de cet enfant le vôtre, et prodiguezlui les soins que vous auriez prodigués à celui qui serait sorti de votre propre matrice.

yj^ — Par cette conduite, digne d'une véritable femme de l'Islam, vous garderez l'afl'ection de votre mari et la haute direction du logis.

. — Et les femmes, vos amies et vos compagnes, ne vous montreront pas du doigt en disant :

— Celle-ci est une stérile !

Au reste, n'oubliez pas, ô femmes! que, si vous avez le droit de faire subir une peine légale au mari qui porterait de l'inattention à observer l'égalité de traitement à laquelle il est tenu envers ses femmes légitimes, il a le droit, lui, de vous morigéner et de vous punir par le bâton de votre désobéissance à ses ordres, et, même, de la négligence que vous apporteriez à observer la loi sur les purifications, sur les cinq prières du jour, ou sur d'autres pratiques essentielles de la religion.

^ — Quant à vous, qui commettez l'adultère, sachez qu'après la bastonnade c'est la mort qui vous guette ^ !

^ — Ecoutez ici, ô femmes ! quelle fut la conduite de la pieuse Ameviye, coupable d'adultère.

Elle avait été condamnée à la lapidation; mais, comme elle était gros»?, son supplice fut suspendu, conformément à la loi.

Après avoir accouché et nourri pendant plusieurs mois le fruit de son crime, elle comparut devant le Prophète, portant dans ses bras son enfant, avec un morceau de pain à la main :

« Seigneur, s'écria-t-elle en s'adressant à Mohammed, tu vois mon enfant déjà en état de se passer de mes soins maternels, ne diffère donc pas davantage l'exécution de la peine légale due à mon crime. Je puis être surprise par la mort et condamnée à expier ma faute aux enfers ; il vaut donc mieux que je perde la vie dans ce monde que la félicité éternelle dans l'autre ».

^ — Croyez, ô filles de l'Islam ! que les larmes amères et les actes de contrition de cette pieuse Ameviye effacèrent les

* Voir l'appendice B.

taches de son inconduite aux yeux de Dieu et des hommes l

Dieu est juste et miséricordieux !

5 — N'oubliez pas non plus, ô vous qui croyez ! qu'en vous racontant que, l'un des cantiques des anges est ainsi conçu : « Gloire à celui qui a donné la barbe aux hommes pour ornement et les cheveux aux femmes », Mohammed, que son nom soit à tout jamais glorifié ! a voulu sanctionner la loi qui établit le prix du sang en entier ^ pour celui qui aura occasionné, par une opération quelconque, la perte de la raison de son prochain, ou de l'un de ses cinq sens, ou qui aura rendu une femme stérile, ou l'aura défigurée en lui faisant perdre pour toujours ses paupières, ses sourcils et ses cheveux.

. — Il en sera de même pour celui ou celle qui aura fait une grave blessure au sein d'une femme. De même, encore, pour la personne qui, en blessant une femme enceinte, occasionne sa mort avant ses couches ou celle de l'enfant qui, né vivant, meurt peu après.

; — Quant à la femme qui attente aux jours de son fruit par des breuvages meurtriers ou par des moyens extérieurs, elle sera condamnée à la moitié du prix du sang.

^ — Evitez donc, ô femmes ! de vous porter à de telles extrémités envers vos semblables ; et gardez précieusement, en votre âme, la sainte terreur de ces supplices infamants et terribles qui, commencés sur cette terre, ne s'achèvent que là-bas, dans l'éternité !

^ — Si les lois de la pudeur défendent à tout musulman de jeter les yeux sur certaines parties du corps, combien plus devez-vous, ô femmes ! vous abstenir de porter vos regards sur tout ce que la pudeur doit couvrir d'un voile épais !

^js — Aischah n'a-t-elle pas déclaré s'être lavée souvent au

* C'est-à-dire la mort.

bain avec le Prophète, tous deux se servant de la même urne, «ans que ni l'un ni l'autre se soient vus?

^ — Et le Prophète lui-même n'a-t-il pas dit : « Lorsque vous vous approchez de vos femmes, couvrez-vous l'un et l'autre, autant qu'il vous est possible, car les regards alors énervent l'àme et en affaiblissent les facultés » ?

i» — Soyez donc, ô femmes ! décentes et chastes dans l'expression de vos regards et dans tous vos faits et gestes.

Ne montrez votre visage ni aux hommes étrangers à votre parenté directe, ni à vos esclaves mâles.

Jb — Ne vous mutilez pas, ne portez pas de faux cheveux, ei ne vous faites aucun stigmate, car « Dieu a maudit et les stigmates et les faux cheveux, dans ceux qui en font commerce comme dans ceux qui en font usage ».

Ne soyez ni jalouses de vos prérogatives, ni impatientes au «ujet des caresses que vous aurez à attendre, car « si votre mari est toujours maître de dispenser ses caresses au gré de ses penchants et des affections de son cœur, il est néanmoins obligé de donner alternativement une nuit à chacune de vous, et ne doit jamais faire tort aux droits d'une de ses femmes, ni la favoriser aux dépens de ses compagnes, à moins que celles-ci n'y consentent de plein gré ». Ne savez-vous pas -que Sewde, ayant été épousée pour la seconde fois par le Prophète, après en avoir été répudiée, céda volontairement à Aischah sa nuit et ses droits au lit de leur commun époux. Si Sewde s'est ainsi conduite, après de nombreuses instances pour être reprise, c'est qu'elle n'avait en vue que le bonheur <ie se voir placée au rang des chastes épouses de notre saint Prophète, le jour du grand et suprême jugement.

ç. — Pourquoi seriez-vous, ô filles de l'Islam ! jalouses et impatientes, puisque, même en état de maladies, votre mari ■doit être attentif à partager ses nuits avec ses différentes femmes, à moins que, d'accord entre vous, vous ne l'çiutpri-

siez à rester avec une de vos compagnes jusqu'à l'époque de sa guérison ' ?

ç. — Et, si vous êtes la première épouse, ne savez-vous pas que vous avez droit à certaines faveurs d'attentions et de prévenances ? Dans ces conditions, que peuvent vous faire les trois nuits consécutives que votre mari doit consacrer à la veuve ou à la femme répudiée qu'il vient d'épouser? Serezvous plus jalouses des sept nuits qu'il doit consacrer à la vierge dont il aura orné son foyer ? Ne sont-ce point là des faits dont vous aurez eu primitivement la jouissance?

v^ — N'est-ce pas ainsi, du reste, qu'en usait le Prophète pour ne pas exposer au jugement défavorable du ni onde et la mariée et sa famille?

^^ — 0 femmes! ne cherchez vos véritables jouissances ni dans les coïts déréglés et impétueux, ni dans l'onanisme, quelle que soit sa forme, ni dans la pédérastie, ni dans les pratiques de Sapho, ni même dans les songes sensationnels du haschisch et des filtres amoureux ; ne la cherchez que dans l'accomplissement de vos devoirs de femme, de directrice du foyer et de mère de famille.

Ces trois jouissances, auxquelles s'ajoute celle du coït orthodoxe, sont les seules qui vous assureront dans le paradis la place à laquelle vous aurez droit, et feront de vous des houris toujours coïtantes et toujours vierges 2.

* La règle de cet usage, passé à l'état de loi, se trouve dans ce précédent :

Mohammed, étant gravement malade, assembla autour de son lit ses femmes, et, après leur avoir exposé son état, il les engagea à lui permettre de demeurer chez Aischah jusqu'à son complet rétablissement, ce qui eut lieu, comme on le pense, sans aucunes difficultés (P. de R.).

2 II ne faut pas que nos lecteurs voient dans cette image assez étrange de « houris coïtantes et toujours vierges » une affirmation matérielle, ainsi que le comprennent la plupart des Occidentaux, du paradis de Mohammed.

Ce paradis est tout spirituel : ses fruits, ses eaux fraîches et vives, ses arbres, ses fleurs, ses parfums, son vin cacheté et ses houris sont autant d'idées et de pensées du domaine de l'imagination, que les élus créeront

- Gardez donc, ô vous toutes les filles de l'Islam ! les enseignements véridiques de cette porte, dont le but est de fermer le livre des lois secrètes de ï amour. Qu'ils soient à tout jamais gravés dans votre cœur.

J — Un temps viendra ovi, avec le véritable développement de l'Islam, vous conquérerez une place plus large au soleil de la vie; mais gardez-vous, pour le moment, des innovations malheureuses que les femmes impudiques, les femmes non voilées, les juives, les chrétiennes et les idolâtres, si communes et si nombreuses dans Stamboulda, voudraient vous faire adopter au détriment de votre honneur, de votre santé et de la paix de votre foyer.

> — Gardez-vous de ces incirconcises morales, comme nous devons tous nous garder, par les sages lois de la modération, des atteintes de la peste et du choléra.

., — Ne donnez aucuns crocs en jambes aux préceptes obligatoires du Koran et de la loi de l'Islam !

» — Restez de bonnes musulmanes, coïtant, non pour le simple plaisir, mais pour obéir à la grande loi de la vie universelle, pour illuminer votre visage des feux de joie de la maternité et assurer votre félicité sur cette terre et dans la vie éternelle.

pour leur satisfaction, sans que toutes ces créations aient quoi que ce soit de matériel et de réel.

Voici, en effet, comment s'exprime le Koran à cet égard : «< Annonce à ceux qui croient et qui pratiquent les bonnes œuvres qu'ils auront pour demeure des jardins arrosés de courants d'eau. Toutes les fois qu'ils recevront des fruits de ces jardins, ils s'écrieront : Voilâtes fruits dont nous nous nourrissions autrefois; mais ils n'en auront que l'apparence. Là, ils trouveront des femmes exemptes de toute souillure, et ils y demeureront éternellement ».

Comparez cette doctrine avec celle de Swedenborg, développée par A. Cahagnet, et vous serez étonnés de leur analogie. C'est, en fait, le principe de Vesprit matérialisant la pensée au point d'en vivre, de s'en nourrir et d'en éprouver des sensations comparables, jusqu'à un certain point, avec celles dont vivent et se nourrissent les fous, ces cérébraux par excellence (P. de R.).

j — Mohammed, Dieu bénisse son saint nom ! n'a-t-il pas dit, en parlant de la répudiation : « Que Dieu maudisse quiconque répudie sa femme par le seul motif du plaisir » ! Et plusieurs de ses premiers disciples lui ayant demandé son opinion à l'égard des rapports sexuels, n'a-t-il pas répondu, suivant Ibrahim Haleby : « Respectez le mariage comme un état qui a pour but la propagation du genre humain » .

^ — Et n'est-ce pas en raison de ce but suprême des rapports sexuels, qu'il vous a été accordé, ô femmes ! la faculté de demander votre séparation, s'il est prouvé que votre mari est impuissant, c'est-à-dire incapable de remplir le devoir conjugal et d'envoyer à votre matrice la gouttelette de sperme destinée à vivifier l'œuf qui l'attend sous la protection de son bon ange*.

Ici, ô vous toutes les croyantes ! se trouve la fermeture du livre ; il se ferme par renonciation de vos devoirs envers les hommes, et par un exposé rapide des droits que vous confère la loi de l'Islam.

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