XII AVANT-PROPOS
du coït et de la procréation, considérées au point de vue musulman ?
Je ne saurais trop le dire : pour lire ce livre avec fruit, pour en goûter tout le charme et la valeur morale, il faut ne pas perdre de vue qu'il s'agit ici d'un ouvrage écrit dans une langue dont la philosophie, comme le latin, brave l'honnêteté dans les mots. Pour cette philosophie, la pudeur n'existe que dans certains usages, très limités, formulés par le fondateur de l'Islamisme. Le naturalisme y domine, ou plutôt elle ignore cette distinction ; pour elle, ce qui n'estpas naturel, ce sont les circonlocutions. Elles seules sont immorales et dévergondées. Ici, comme sur beaucoup d'autres points, le mahométisme se rapproche si singulièrement du mazdéisme que l'on peut le considérer comme une des puissantes branches de ce dernier.
Ne l'oublions pas, il n'existe chez la musulmane qu'un sentiment de pudeur bien prononcé. Ce sentiment, c'est celui