‹ Élatée; la ville, le temple d'Athéna CranaiaChapitre 180 sur 186 · Hieroclis Synecdemus , éd. Parthey, p · texte numérisé non relu

Hieroclis Synecdemus , éd. Parthey, p

5. [M. Ch. Diehl est un peu trop affirmatif peut-être; il est certain que les Byzantins ont occupé la montagne des Cranai, mais le mot de forteresse est un peu hasardé ; nous avons retrouvé seulement les ruines d’une chapelle et d’habitations byzantines (voy. p. 91). On sait que bien souvent le culte de la Vierge a succédé dans les temples grecs, au culte d’Athéna, et cette raison suffit à expliquer que les chrétiens se soient établis sur ce sommet perdu. P. P.]

LA PIERRE DE CANA

L’église de la Panaghia, qui renfermait la pierre de Gana, fut, à ce qu’il semble, construite tout exprès pour contenir la relique 1 : c’est ce qu’indique la place occupée par le martyre dans l’église. Entre lesdeux arcades qui donnaient accès dans le béma,dans l’endroit le plus honorable et le plus en vue, la pierre était dressée, montrant aux fidèles l’inscription qui disait son origine, et maintenue en équilibre par les membres mêmes de l’édifice. Qu’on suppose la chapelle antérieure au transfert de la pierre, cette disposition devient inexplicable : dans ce cas, on eût placé le marbre dans l’une des absides ou le long des murailles dei’église, onn’aurait pu le faire entrer comme pièce intégrante dans la construction même de l’édifice. Il importe donc de fixer l’époque de cette construction : malheureusement la chapelle a subi des remaniements fort nombreux, et, dans l’état où se trouvent aujourd'hui les ruines, presque rien dans l’architecture ne fournit quelque indice sur son origine2. Un fait pourtant semble indiquer qu’elle est postérieure à l’époque de la domination byzantine en Grèce : parmi les pierres antiques qui sont en grand nombre entrées dans la construction de l’édifice, il s’en est trouvé une portant une inscription, non point grecque, mais purement byzantine.

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