LES RUINES D’ÉLATÉE D’APRÈS LES VOYAGEURS
Sud-Est, à travers la plaine, et arrivée aux montagnes qui ceignent le bassin du lac Gopaïs, tourne brusquement au Nord, franchit le Gnémis, passe à une portée de fusil de Galopodia (aujourd’hui Galapodi), et gagne Atalanti. Mais il y a une route beaucoup plus courte, accessible seulement aux piétons; de Turco-Chorio elle gagne les ruines d’Élatée, escalade le Cnémis jusqu’au village de Zéli, et de Zéli, en serpentant sur les crêtes montagneuses, aboutit à Galapodi. C’est cette ligne à peu près droite qu’a suivie Wheler, comme le montre très bien la direc-
tion, sur la carte dont nous reproduisons un fragment S des mots Viafossa, et le point qui, près de ce mot, indique les ruines anonymes, comme le prouvent aussi ces termes du texte cité : « Après cela, montant la côte proche du haut de la montagne, etc. » Ajoutons enfin que dans toute la région du Gnémis, que nous avons explorée dans tous les sens, nous n’avons rencontré, en fait de ruines de ville, que les ruines d’Élatée, et que l’antique acropole d’Élatée garde vraiment encore un aspect de forteresse.
Quoi qu’il en soit, Wheler ne fait aucune allusion à Élatée, et le nom de la ville n’est pas inscrit sur sa carte ; le docteur