Ibid., Analyse des cartes, p. 1S
2. Dodwell, A classical and topographical tour througli Greece (1801, 1803, 1806), t. II, p. 40. Les derniers mots de Dodwell font allusion aux opinions de Strabon et de Pausanias relatives à l’antiquité d’Élatée. Yoy. supra, p. 7.
3. Pouqueville, Voyage en Morée, à Constantinople, en Albanie, etc., pendant les années 1798, 1799, 1800 et 1801 (Paris, 3 vol. in-8°, 180a), t. II, p. 37.
4. Hobbhouse, Journey tlirough Albania, etc. (1809-10), Lettre XVIII, p. 238, note.
LES RUINES d’ÉLATÉE ü’aPRÈS LES VOYAGEURS.
considérable, qui est chargé d’une inscription el de couronnes de lotus funéraires. Ce monument est appelé par les paysans la Bonne femme d’Élephta. A gauche de cette pierre funéraire on trouve les restes d’un temple et de plusieurs -constructions helléniques. A quelque distance on voit les débris d’un autre temple qui est entouré d’arbres, les fondations d’un édifice semblable, des pans de murailles, une église et les longs murs qui joignaient, selon toute apparence, l’acropole à la ville basse L »
A partir de 1830 les voyages en Grèce sont beaucoup plus faciles et par conséquent plus nombreux. En 1833 Leake a visité la Phocide; il est allé à Élatée ; le village de Leuta ou Éleuta devient, par une orthographe plus conforme à la prononciation grecque, Lefta. Leake raconte que le proëstos (le parèdre ?) de Yélitza, qui lui servait de guide, par respect pour les ruines grecques, changeait même ce nom de Lefta en celui, beaucoup plus noble et savant, de Leftopoli. Du reste le voyageur n’hésite pas à identifier Lefta avec Élatée, à cause du nom moderne d’abord, et surtout à cause de l’inscription en l’honneur de Caracalla qu’il a lue et copiée après Mélétios et Hobbhouse 1 2. Entre Lefta et Turco-chorio, il mentionne l’existence d’un grand village, Dhragomano ou Tragomano, de fondation très récente sans aucun doute, car Dodwell est, croyons-nous, le premier qui l’ait signalé sous le nom de Dragoman 3.
Ces indications sont bien peu précises ; Stéphani, en 1843, n’est pas beaucoup plus explicite : « Sur une éminence au flanc de la montagne, à l’Est du chemin que nous suivions, on voit encore les restes de murailles antiques dont une partie, semble avoir appartenu à l’enceinte de l’acropole, et, dans une plaine située un peu en contre-bas, vers le Sud-Ouest, où paraît avoir été la ville, beaucoup de pierres travaillées.» Stéphani est le seul qui se soit occupé de rechercher l’emplacement du théâtre mentionné par Pausanias, mais il n’a pu en retrouver aucune trace. En fait de monuments il signale seulement « parmi beaucoup d’autres débris de marbres une grande pierre funéraire profon-
1. Pouqueville, Voyage dans la Grèce, etc. (Paris, Didot, 5 vol. in-8°, 1820-22). Nous avons consulté la 2° édition (1826-27); le passage cité se trouve t. IV, p. 146.
2. Leake, Travels in northern Greece (London, 1835), t. II, p. 82 (Phoeis).