Paus., X
2. Strab., IX, p. 591; IX, p. 605; IX, p. 614.— Cf. Steph. Byz., ’EXaxsta,
7:6X1; $a>x:Êoç. Suidas emprunte les termes mêmes de Strabon et de
Pausanias : ’EXccxîta, 7:6X1; p-e-fioTr, tûv èv <Ï>(ok£ûûi, mais il ajoute : evioi 8è Stà -roû p 7ipotp£po'j<Tiv ’EXarpeiav, Soxoûvxe; àp-sivov Xé^siv. Le lexicographe n’a pas su qu”EX<4i:peia était une ville de la Thesprotide (Steph. Byz., s. verb. ’EXâ-reia, d’après Strab., VII, p. 324). Hésychius, au mot ’EXatr), après avoir donné divers sens du mot, ajoute : Kat 7:6X1; tt,; «hwxiSo; [LByiaTt\ ; mais on s’accorde à reconnaître que le mot ’EXxreta doit être restitué avant ce membre de phrase. Voy. aussi Harpocralion, s. verb.
LA VILLE D’ÉLATÉE.
tare de la Locride épicnémidienne, va se heurter contre la mer d’Eubée, dans la région de Daphnus, en face du promontoire eubéen de Kénæon; un autre contrefort, dirigé vers le Sud, resserre en face du Parnasse, à la hauteur de Tithora, la vallée du Géphise, et vient mourir en pentes douces au lit profond que s’est creusé le fleuve; c’est sur ce versant, non plus dans la montagne, mais pas encore dans la plaine, que fut construite Élatée.
L’origine d’Élatée est des plus obscures i. Pausanias en attribue la fondation à l’arcadien Élatos, fils d’ Areas, petit-fils lui-même de Lycaon et arrière-petit-fils de Pélasge. Élatos était un des trois fils qu’Arcas eut de la Nymphe Dryade Érato; lorsque leur père leur partagea son royaume, Élatos reçut Cyllène qui ne portait pas encore ce nom; mais, on ne sait pour quels motifs, il se transporta en Phocide, secourut heureusement les Phocidiens dans une guerre qu’ils soutenaient contre les Phlégyens agresseurs du temple de Delphes, et sans doute en récompense de ce bienfait, obtint le droit de s'établir dans la région; il y fonda une ville cà laquelle il donna son nom 2. Il est certain que Pausanias a recueilli cette tradition à Élatée, où elle avait, pour ainsi dire, un cours officiel 3. Élatos était bien pour les Élatéens le héros éponyme, puisqu’il avait sa statue, peut-être même son tombeau sur l’Agora 4 ; mais il est impossible de prendre au sérieux le récit de Pausanias.
Élatée ne devait pas avoir une autre origine que le reste des villes de Phocide, dont elle ne s’est jamais dist inguée ni par ses mœurs ni par ses institutions, ni par son culte, ni par sa langue ; on ne voit pas d’ailleurs à quel titre un arcadien serait intervenu dans le démêlé des Phocidiens et des Phlégyens, surtout à ces
1. Paus., X, 34, 2 : ’ Ap.cpia-ëriTO'ja'i oè dévot tjevrx o-j yêvoyç...
2. Paus., VIII, 4, 4; X, 34, 2. — Cf. Steph. Byz., s.verb. ’EXdcreta. Apollodore, Bibl., III, IX, 1, rapporte les diverses traditions relatives à Élatos; on y voit surtout qu’il y avait hésitation sur le nom de la mère du héros, qui est ou Léaneira, fille d’Amyclos, ou Méganeira, fille de Crocon, ou, suivant Eumèle, la Nymphe Ghrysopelia; voy. d’ailleurs Boscher, Ausführl. Lexic. der griech. und rom. Mythol., art. Elatos.
3. Paus., X, 34, 2 : «... y.at ’ApxâSsç cpaaàv slvai to àpy aïov. » Pausanias (VII, 15), racontant la lutte deCritolaos et des Achéens contre Métellus, nous apprend que des Arcadiens s’étant avancés jusqu’à Élatée de Phocide, ils furent reçus dans la ville : xai èç tv no Xtv im' aù-rôiv (les Élatéens) -xarà o-jyYÉvstav Sv) viva 7raXaiàv èSÉ'/Orio-av. C’est évidemment une allusion à la fondation d’Élatée par Élatos.