‹ Élatée; la ville, le temple d'Athéna CranaiaChapitre 34 sur 186 · Append. I, n · texte numérisé non relu

Append. I, n

LES INSCRIPTIONS

impériale, et d’établir que l’apyoporajua;, dont la mention n’apparaît dans les inscriptions grecques qu’à partir du règne de Trajan, correspond au curator Kalendarii ou au curator pecuniæ publicæ des inscriptions latines.

Un long fragment du fameux édit de Dioclétien « depretiisrerum venalïum » (301 ap. J. -G.), retrouvé dans les débris de la chapelle Ilagios-Johannès l, aurait suffi pour nous payer de notre peine. Non pas que tout soit inédit dans le texte d’Élatée. Des trois colonnes qui le composent, une seule, la première est tout entière nouvelle ; la troisième ne l’est qu’en partie, la seconde était déjà connue par le quatrième fragment de la table de Géronthræ et un fragment trouvé à Mégare, la moitié de la troisième par cette même table de Mégare. Si les portions du tarif d’Élatée déjà lues ailleurs n’ont d’autre intérêt que de donner quelques chiffres perdus ou incertains dans les textes précédents, d’en rectifier d’autres mal lus ou mal gravés par les lapicides, les parties nouvelles sont des plus instructives.

Nous y apprenons d’abord (colonne A) le prix des étoffes de fin destinées à la confection des xo^àXia et des 7zso^d>[mz7., les amples pantalons à l’orientale, comme les portent encore les Grecs des îles, et les larges ceintures qui faisaient le plus bel ornement de la toilette des hommes et des femmes ; nous apprenons ensuitele prix des wpàpta, mouchoirs ou. pour mieux dire, carrés de riches étoffes employés à se couvrir la tête, dont nous savons que l’empereur Aurélien fit faire des distributions au peuple, afin qu’aux jeux du cirque il pùt, en les agitant, témoigner sa faveur.

La partie nouvelle de la colonne G contient le tarif du prix de l’or sous ses diverses formes, et de la paie des ouvriers en or, les coupeurs d’or, les batteurs d'or, les fileurs d'or, les orfèvres et bijoutiers. Les trois premières lignes de ce chapitre sont peutêtre les plus importantes de l’Édit, car pour comprendre toute la signification de ce long document, pour bien se rendre compte des prix maxima indiqués au tarif et du rapport des prix entre eux, pour pénétrer ainsi dans le détail de la vie matérielle dans l’Orient latin au ive siècle, et connaître l’état réel du commerce et de l’industrie, le premier point est de savoir exactement la valeur de l’unité monétaire en usage, la valeur du denier, et cette évaluation, qui jusqu’à présent restait douteuse, grâce au

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