‹ Élatée; la ville, le temple d'Athéna CranaiaChapitre 37 sur 186 · P. Monceaux, Les Proxénies grecques, p · texte numérisé non relu

P. Monceaux, Les Proxénies grecques, p

LES INSCRIPTIONS

des biens et des maisons, « droit, dit M. Monceaux, que l’on obtenait toujours et sans difficulté. » Cependant nous ne le trouvons mentionné, à Élatée, que dans l’inscription qui nous occupe.

Le troisième décret n’énumère pas les divers avantages concédés à Alexon, fils d’Alexaménos, avec le titre de proxène. Mais il y est fait mention des eyyuoi, ou garants de la proxénie ; on a discuté sur le rôle des eyyuoi; M. Monceaux résume ainsi les débats : « Selon Bœckh, c’étaient les répondants de la cité devant le proxène ; selon Meier, les répondants du proxène devant la cité ; selon Charles Tissot, c’étaient les parrains du proxène. Les faits démontrent que les è'yyuoi t5ç irpo^evia? étaient les garants du traité d’hospitalité, et qu’ils répondaient à la fois du proxène devant la cité et des engagements de la cité devant le proxène l. » M. Salomon Reinach a énuméré les décrets de proxénie où se trouvent inscrits des eyyuoi ; ils proviennent de Thaumaces, Anticyre, Hypata, Lamia, et de la confédération des Œnianes; il a ajouté que cette institution est particulière à la Grèce du Nord 2; M. Monceaux, plus affirmatif encore, avance qu’en ce qui concerne la Grèce centrale, partout les décrets mentionnent la nomination d’ è'yyuoi Tàç7cpo ^evca; 3. Pour Élatée du moins il ne faut pas entendre que cette mention entre nécessairement dans la rédaction de l’acte. M. Monceaux dit aussi que dans toute la Phocide les garants de la proxénie sont au nombre de deux 4 ; le nouveau texte prouve que cette règle pouvait souffrir des exceptions, puisqu’à Élatée nous en trouvons trois, Alaios, Cléophon et Ménandros, pour garantir la proxénie de l’Œtéen Alexon.

Dans les actes 8 et 9 il n’est pas dit formellement que les bénéficiaires sont nommés bienfaiteurs de la ville ; mais cela ressort de la formule xal toc Xoixà tïocvtoc ôaa xaî toîç «Xào iç Tpo^évoiç xaî s’jepyéracç tv.ç tcôXio; ÛTcàp'/ei xarà vov vopcov. On sait que l’institution de la proxénie et celle de l 'évergésie diffèrent en principe, mais qu’elles s’associent et souvent même se confondent dans bien des villes. M. Monceaux dit que « dans beaucoup d’états, par exemple en Phocide et à Gorcyre, les proxènes ne reçoivent

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