‹ Élatée; la ville, le temple d'Athéna CranaiaChapitre 39 sur 186 · DES RUINES · texte numérisé non relu

DES RUINES

Pausanias est le seul auteur ancien qui ait parlé du temple d’Athéna Cranaia. « A vingt stades environ d’Elatée, dit-il, se trouve l’hiéron d’Athéna surnommée Cranaia. La route estasses montante, mais on ne sent pas la fatigue, et l’on s’aperçoit à peine que l’on monte. Au bout de la route se dresse une éminence presque partout coupée à pic, mais de surface et de hauteur médiocres. C’est là que le temple a été bâti; il y a aussi des portiques, et au milieu des portiques des maisons... »

Cette indication est peu précise, surtout en ce qui concerne la position du sanctuaire ; il est naturel que les géographes, depuis la Renaissance, aient négligé d’inscrire le monument sur leurs cartes, ou l’aient mal situé.

La Grèce de Sophianus ne fait pas mention du temple; sur la carte de Phocide dressée par Johannes Laurenbergius, dont nous avons reproduit un fragment2, on voit au Nord du fleuve Cephissus et sur la rive gauche, en face de la ville d ’Amphicleia, une chaîne montagneuse ainsi désignée « Craneus mons, » et sur le flanc de l’une des montagnes, à droite, le sanctuaire d’Athéna, Craneæ Minervæ T(emplum). La ville même d’Élatée est encore

1. Nous n’avons pas craint dans toute la partie topographique de ce chapitre, de répéter ce que nous avons écrit dans le Bulletin de Correspondance hellénique , 1887, p. 43 et s.

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