‹ Élatée; la ville, le temple d'Athéna CranaiaChapitre 49 sur 186 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Pausanias a pris soin de nous dire que sur la terrasse, avec le temple, s’élevaient des portiques et des maisons où habitaient tous les desservants du temple et le prêtre lui-même : « ’EtcI

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Nous avons, pour retrouver les vestiges de ces constructions, ouvert des tranchées dans tous les sens à l’intérieur de l’enceinte sacrée. Une inscription, gravée sur une plaque de marbre peu épaisse et brisée en plusieurs morceaux, que nous avons arrachée d’un mur près des ruines de la petite chapelle chrétienne (angle Nord-Ouest de la terrasse), est tout ce qui, dans les fouilles, a rappelé le souvenir des portiques; elle relatait, à ce qu’il semble, les noms de citoyens généreux qui avaient contribué à la réparation d’un portique et d’autres éditices ou parties d’édifices ruinés par le temps. Cette dernière indication est d’autant plus naturelle que les caractères de l’inscription nous font descendre jusqu’à une période assez basse de l’époque impériale (. Append . I, n° 47).

1. Pour ce chapitre purement descriptif, nous avons fait d’assez longs emprunts à notre article du Bull, de Corresp. hellén., 1887, p. 47 et s.

Nous devons pourtant signaler, à l’Ouest du téménos, une longue assise de pierres qui peut avoir été le soubassement d’un portique. La disposition en est intéressante. C’est une longue rangée de dalles en pierre poreuse qui est située à 41 mètres à l’Ouest et parallèlement au mur de soutènement de la terrasse, en contre-bas, et suivant la direction Nord-Sud. Elle était enfouie sous une couche moyenne de deux mètres de terre ; nous l’avons déblayée sur une longueur de plus de trente mètres, la découvrant complètement à droite et à gauche. On ne peut se rendre un compte exact de la limite où finissait ce soubassement, au Nord, ni de ce qu’il était destiné à supporter. Cependant il semble assez bien disposé pour recevoir une colonnade, sans que l’on puisse rien affirmer.

Cette rangée de pierres, que nous avons désignée parla lettre E dans le croquis ci-joint bute tout d’un coup à l’Est contre des

rochers et contre un mur de nature toute différente qui le coupe à angle droit. Ce mur, très court, est construit en gros blocs polygonaux assez bien ajustés. Il s’appuie d’un côté contre le rocher, et de l’autre il se perd, sans qu’on puisse savoir jusqu’où il se prolongeait. Il ne se compose actuellement que de trois assises de blocs à surface extérieure plane.

Le rocher lui-même, en cet endroit, affecte une forme intéressante. 11 est taillé par la main d’ouvriers de façon à présenter une série de saillies peu proéminentes disposées comme un escalier, mais sans régularité (S).

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