‹ Élatée; la ville, le temple d'Athéna CranaiaChapitre 68 sur 186 · C’est la restitution adoptée par M. Lœwy · texte numérisé non relu

C’est la restitution adoptée par M. Lœwy

LE TEMPLE D’ATHÉNA CRAtSAIA.

ou bien, si l’on songe à la collaboration fréquente des deux frères Dionysios et Polyclès :

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Que la statue du temple d’Athéna Granaia ait pour auteur le seul Polyclès, ou qu’elle soit due à la collaboration de Polyclès et de son frère Dionysios, il est regrettable que l’œuvre ait été complètement détruite. Maintenant surtout que, nous osons l’espérer, la généalogie de cette famille est bien établie, il eût été fort intéressant dé juger leur mérite que seule, jusqu’ici la statue de Gaius Ofellius, trouvée à Délos en même temps que son piédestal, nous permet d’apprécier. « C’est, dit M. Homolle, l’œuvre d’un artiste consciencieux plutôt qu’original, plus rompu aux procédés du métier que doué d'un sentiment délicat ou puissant. L’attitude de la figure a cette banalité, le modelé, cette rondeur un peu molle, le faire, cette facilité habile mais commune qui caractérise les œuvres de l’époque romaine. » Ce jugement nous semble assez sévère; lorsque nous avons vu la statue d’Ofellius, elle était encore couchée dans la niche de l’agora de Délos où elle avait été dressée et où M. Homolle l’a découverte, ayant encore la position même où la montre l’héliogravure du Bulletin de Correspondance hellénique ; c’était là une circonstance qui rendait l’examen bien difficile, et de plus la statue n’avait pas alors pour nous l’intérêt qu’elle a pris depuis les fouilles d’Élatée. Mais notre première impression, que n’a point modifiée l’article de M. Homolle, fut celle d’une œuvre avant tout élégante, non point simple, sobre et franche comme celles des premiers maîtres classiques, Myron, Phidias ou Polyclète, mais déjà raffinée, d’une conception plus ingénieuse, d’une anatomie plus compliquée, d’une facture plus assouplie, qui rappellent, d’assez loin bien entendu, l’école de Praxitèle.

D’ailleurs le nom de Praxitèle s’offre tout naturellement à l’esprit lorsque l’on examine la statue d’Ofelius. Nous sommes étonné que M. Homolle n’ait pas songé à noter les rapports frappants de l’œuvre de Dionysios et Timarchidès avec l’Hermès de Praxitèle; Overbeck n’a pas manqué de les signaler l. Pour nous, ils nous étaient apparus tout d’abord, et la note d’Overbeck n’a fait que confirmer notre sentiment. Gaius Ofellius

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