PROCLAMATION
6hers concitoyens,
Je m'empresse de porter à votre connaissance que, d'accord avec les députés de la Seine et les maires de Paris, nous avons obtenu du gouvernement, de l'Assemblée nationale :
1® La reconnaissance complète de vos franchises municipales ;
2o L'élection de tous les officiers de la garde nationale, y compris le général en chef;
3o Des modifications à la loi sur les échéances ;
4p Un projet de loi sur les loyers, favorable aux locataires, jusques et y compris les loyers de 1,200 fr.
En attendant que vous confirmiez ma nomination ou que vous m'ayez remplacé, je resterai à mon poste d'honneur pour veiller à Fexécution des lois de conciliation que nous avons réussi à obtenir, et contribuer ainsi à l'affermissement de la République.
Paris, 23 mars 1871.
Le vice-amiral, commandant en chef pramoire,
Saisset.
No 18.
23 mars.
Citoyen rédacteur,
Pour rendre hommage à la vérité, il est de mon devoir de déclarer que c'est en mon absence que mon nom a été mis sur la troisième affiche des maires et adjoints de Paris.
Salut fraternel.
B. Malon, Adjoint au f 7« arrondissement.
No 49.
Paris, 23 mars 1871.
Citoyen rédacteur,
Je viens de voir sur les murs de Paris une affiche signée de tous, les maires et adjoints de Paris, portant nomination <lans la garde nationale de l'amiral Saisset, du colonel Langlois et du colonel Schœlcher.
C*est par erreur que ma signature a été apposée au bas <le cette affiche ; je ne l'ai pas plus signée que la troisième proclamation des maires et des députés. Je les considère toutes deux comme devant précipiter l'effervescence au lieu de l'apaiser,' et amener des conflits qu'il est de mon devoir de magistrat d'éviter à tout prix.
Salut et fraternité.
Léo Meillet; Maire-adjoint du 13^ arrondissement.
No 20.
Au citoyen Paschal Grousset.
Paris, 23 mai 1871.
Mon cher ami,
Je vous prie d'insérer la protestation suivante :
Depuis quelques jours, mon nom se trouve accolé à la kyrielle de noms de MM. les députés et maires de Paris. Je ne puis rester plus longtemps sans protester. Non, je ne veux pas que la population parisienne puisse croire que je suis assez oublieux de mes devoirs de citoyen pour exciter les Parisiens à s'entre -égorger entre eux, comme font ces messieurs, car leur affiche ne demande que cela.
Je proteste avec énergie contre ceux qui ont l'impudence de mettre mon nom au bas de ces affiches que je réprouve et condamne.
Recevez, mon cher ami, l'assurance de mes sentiments dévoués.
S. Dereure, Adjoint au i8^ arrondissement.
No21,
Vendredi 23 mars 1871.
Citoyen rédacteur,
Je lis dans les journaux différentes proclamations au bas desquelles mon nom est apposé en ma qualité de représentant du peuple de Paris.
J'en ai signé deux, Tune dans la nuit de dimanche à lundi, après un arrangement convenu avec les délégués du Comité central de la garde nationale, et l'autre datée du 32 mars, à la suite de la séance de mardi, parce que toutes les deux m'ont semblé de nature à conjurer les calamités de la guerre civile.
Mais je proteste contre l'usage qui a été fait de ma signature, apposée à mon insu sur d'autres actes à la rédaction desquels je n'ai point participé, et qui me paraissent peu propres à atteindre le but de pacification et de justice que nous devons nous proposer.
Veuillez, citoyen , insérer cette déclaration, et agréez OQes salutations fraternelles.
MiLLIÈRE.
No 22,
Paris-Batignolles, le 23 mars 1811.
Citoyen rédacteur,
En présence des événements actuels, les municipiii élues de Paris ont tenté et poursuivi jusqu'ici un but k conciliation.
L'inqualifiable discours de M. Jules Favre^ danskqod il est dit : qu'il faut combattre résolument Vémevkè cette tourbe impure qui contient tant d'élémenUdikh tables, et ces paroles prononcées par l'amiral Saisset: Oui, appelons la province, et marchons, sHl le faut, flff Paris ; il faut que l'on en finisse, ont gravement compcimis tant de laborieux efforts.
Dans cette situation, et étant mis hors de cause le Comité central, que sa victoire sur l'agression gouvemen»talo a porté à l'Hôtel-de-Ville, le seul moyen de rentwr dans Tordre sans qu'une goutte de sang français soit vers* par des mains françaises , pour que la révolution munki- |)a!e de Paris ait son cours et soit circonscrite dans son objet, un seul moyen reste : les élections d'un conseil nwni" cipal de Paris.
C'est pourquoi, dans un but de concorde et de conservation de notre chère République, je crois de mon devoir de me rallier aux élections qui doivent avoir lieu te t26 mars.
B. Malon, Adjoirtt au f 7© an*ondissentJid-
No 23.
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
LibertiS Egalité, Fraternito.
La République vient d'échapper à un nouveau péril.
Les représentants de Paris, sauf quelques exceptions, que nous avions élus pour la défendre, viennent de pactiser avec le gouvernement Thiers- Jules-Fa vre-Trochu , gouvernement qui, hier, a refusé de mettre au bas d'une proclamation le mot République,
Il n'y a plus de doute possible !..
L'Assemblée est monarchiste et veut le renversement de la République. Les députés et maires de Paris, eu reconnaissant son autorité, sont aussi coupables qu'elle.
Dans une telle situation, que reste-t-il à faire au peuple <le Paris?
A lui de conserver la République par tous les moyens ;
A lui de rester calme et digne devant les excitations moïïarchiques ;
A lui de faire respecter l'ordre ;
A lui d'empêcher le renouvellement d'émeutes composées de journalistes de la préfecture de police de l'ex-gou- ^firnement et d'une poignée de misérables soudoyés par l'or ^"ipérial ou royal ;
A loi enfin, le grand calomnié, de montrer par son abnégation, son courage et son patriotisme, de quel côté sont I^s voleurs et les pillards.
S*il sait rester ferme et énergique dans cette attitucU la République est à jamais fondée.
Les élections municipales, qui ne peuvent avoir lieu au jourd'hui, empêchées par les événements d'hier, seron faites dans le plus bref délai.
Elles rendront Paris à lui-même et rétabliront l'ordn dans la cité.
Vive à jamais la République!
V adjoint du i8^ arrondissement,
S. Dereure.
No 24.
Citoyens, gardes nationaux.
Brutalement provoqués, vous vous êtes levés spontané ment pour assurer par votre attitude la mission que von nous aviez confiée.
La tâche est ardue pour tous : elle comporte beaucou de fatigues, beaucoup de résolution, et chacun a faitpreuv du sentiment de ses devoirs.
Quelques bataillons, cependant, égarés par des diel réactionnaires, ont cru devoir entraver notre mouvemec par une opposition incompréhensible, puisqu'elle apport un obstacle aux volontés de la garde nationale.
Des* maires, des députés, oublieux de leurs mandats, or encouragé cette résistance.
Une partie de la presse, qui ne voit pas sans dépit Tavè
uement du monde des travailleurs, a répandu sur nous les calomnies les plus absurdes, rééditant les épithëtes de communistes, de partageux, de pillards, de buveurs de sang, etc.; et des citoyens craintifs ont ajouté foi à ces mensonges. Mais nous avons laissé passer cet orage ; nous apportions les libertés soustraites, et, bien qu'on s'en servît contre nous, nous avons dédaigné l'abus.
On a agité le fantôme prussien, menacé du bombardement, de l'occupation, etc., et les Prussiens, qui nous ont jugés à notre valeur, ont répondu en reconnaissant notre droit.
La cause de la démocratie, la cause du peuple, la sainte cause de la justice et de la liberté, doit triompher de tous les obstacles, et elle en triomphera.
Quant à nous, sûrs du succès de l'œuvre commune, nous vous remercions avec effusion de votre dévoûment en fece des fatigues d'un service extraordinaire ; nous comptons sur votre courage pour aller avec nous jusqu'au bout. Nos adversaires, mieux éclairés quand ils auront 'compris ^a légitimité de nos revendications, viendront à nous ; ils y viennent déjà chaque jour, et dimanche, au scrutin, il îi'y aura définitivement au chiffre des abstentions que ceux îui caressaient traîtreusement l'espérance d'un retour à la monarchie et à tous les privilèges, et aux institutions plus ou moins féodales qui en sont le cortège obligé.
Citoyens, gardes nationaux.
Nous comptons sur votre courage, sur vos efforts persévérants, sur votre abnégation et votre bon vouloir, en présence des charges du service, des croisements d'ordres qui peuvent se produire et de vos fatigues de tous les jours.
Marchons fermement au but sauveur : l'établissement délinitif de la République par le contrôle permanent de la Commune, appuyé par cette seule force : la garde nationale élective dans tous les grades.
Quand nous pourrons avoir les yeux partout où se traitent nos affaires, partout où se préparent nos destinées, alors, mais seulejnent alors, on ne pourra plus étrangler la République.
Hdtel-de-Ville, U mars 1871.
(Suivent les signatures.)
No 25.
Citoyens,
La cause de nos divisions repose sur un malentendu. En adversaires loyaux, voulant le dissiper, nous exprimerons encore nos griefs légitimes.
Le gouvernement, suspect à la démocratie par sa composition même, avait néanmoins été accepté par nous, en nous réservant de veiller à ce qu'il ne trahît pas la République, après avoir trahi Paris.
Nous avons fait, sans coup férir, une révolution : c'était un devoir sacré; en voici les preuves :
Que demandons- nous?
Le maintien de la République comme gouvernement seul possible et indiscutable ;
Le droit commun pour Paris, c'est-à-dire un conseil communal élu ;
^a suppression de la préfecture de police, que le préfet Kératry avait lui-même réclamée ; L.a suppression de l'armée permanente et le droit pour is, garde nationale, d'être seule à assurer l'ordre dans ris;
Le droit de nommer tous nos chefs ; Enfin, la réorganisation de la garde ïiationale sur des ses qui donneraient des garanties au peuple.
Comment le gouvernement a-t-il répondu à cette revencation légitime ?
lia rétabli l'état de siège tombé en désuétude, et donné commandement à Vinoy, qui s'est installé la menace à la )uche.
Il a porté la main sur la liberté . de la presse en supprilant six journaux.
Il a nommé au commandement de la garde nationale un énéral impopulaire, qui avait mission de l'assujettir à une iscipline de fer et de la réorganiser sur les vieilles bases îiti-démocratiques.
Il nous a mis la gendarmerie à la préfecture dans la Brsonne du général Valentin, ex- colonel de gendarmes. L'Assemblée même n'a pas craint de souffleter Paris qui 5nait de prouver son héroïsme.
Nous gardions, jusqu'à notre réorganisation, des canons ayés par nous et que nous avions soustraits aux Prussiens. 'n a tenté de s'en emparer par des entreprises nocturnes Hes armes à la main.
On ne voulait rien accorder ; il fallait obtenir, et nous ous sommes levés pacifiquement, mais en masse. On nous objecte aujourd'hui que l'Assemblée, saisie de cur, nous promet, pour un temps (non déterminé), l'élec-
tion communale et celle de nos chefs, et que, dès lors, notre résistance au pouvoir n'a plus à se prolonger.
La raison est mauvaise. Nous avons été trompés trop de fois pour ne Tètre pas encore; la main gauche, tout au moins, reprendrait ce qu'aurait donné la droite, et le peuple, encore une fois évincé, serait une fois de plus la victime des mensonges et de la trahison.
Voyez, en effet, ce que le gouvernement fait déjà !
Il vient de jeter à la Chambre, par la voix de Jules Favre, le plus épouvantable appel à la guerre civile, à la destruction de Paris par la province, et déverser sur nous les calomnies les plus odieuses.
Citoyens,
Notre cause est juste, notre cause est la vôtre ; joignezvous donc à nous pour son triomphe. Ne prêtez pas roreille aux conseils de quelques hommes soldés qui cherchent à semer la division dans nos rangs; et, enfin, si vos convictions sont autres, venez donc protester par des bulletins blancs, comme c'est le devoir de tout bon citoyen.
Déserter les urnes n'est pas prouver qu'on a raison; c'est, au contraire, user de subterfuge pour s'assimiler, comme voix d'abstentions, les défaillances des indifférents, des paresseux ou des citoyens sans foi politique.
Les hommes honnêtes répudient d'habitude de semblables compromissions.
Avant Taccomplissement de l'acte après lequel nous devons disparaître, nous avons voulu tenter cet appel à la raison et à la vérité.
Notre devoir est rempli.
Hôtel-de-VUle, 24 mars 1871.
(Suivent les signatures.}
No 26.
Citoyens,
Demain aura lieu rélection de TAssemblée communale ; demain, la population de Paris viendra confirmer de son vote l'expression de sa volonté, si ouvertement manifestée le 18 mars par Texpulsion d'un pouvoir provocateur qui semblait n'avoir d'autre but que d'achever l'œuvre de ses prédécesseurs et de consommer ainsi, par la destruction delà République, la ruine du pays.
Par cette révolution sans précédents dans l'histoire et dont la grandeur apparsdt chaque jour davantage, Paris a fait un éclatant effort de justice. Il a affirmé l'union indissoluble dans son esprit des idées d'ordre et de liberté, seuls fondements de la République.
A ceux que nos désastres avaient rendus maîtres de nos destinées et qui s'étaient donné pour tâche d'annuler sa vie politique et sociale, Paris a répondu par l'affirmation du droit imprescriptible de toute cité, comme de tout pays, de s'administrer soi-même, de diriger les faits de sa vie intérieure, municipale, laissant au gouvernement central l'administration générale, la direction politique du pays.
Il n'y a pas de pays libre là où l'individu et la cité ne sont pas libres ; il n'y aurait pas de République en France si la capitale du pays n'avait pas le droit de s'administrer elle-même.
C'est ce droit, qu'on n'oserait contester aux plus modestes bourgades, que l'on ne veut pas reconnaître à Paris, parce que l'on craint son amour de la liberté, sa volonté inébranlable de maintenir la République que la révolution
communale du 18 mars a affirmée^ et que vous confirmerez par votre vote de demain.
Huit jours se sont écoulés depuis que Paris s'est délivré, depuis que la grande cité est maîtresse d'elle-même, et huit jours de liberté sans contrainte ont montré à tout juge impartial de quel côté était l'amour de l'ordre, la conscience du droit.
Né de la revendication de justice qui a produit la révolution du 18 mars, le Comité central a été installé à THôtelde -Ville , non comme gouvernement , mais comme la sentinelle du peuple, comme le comité de vigilance et d'organisation, tenu de veiller à ce qu'on n'enlevât pas au peuple, par surprise ou intrigue, le fruit de sa victoire, chargé d'organiser la manifestation définitive de la volonté populaire, c'est-à-dire Télection libre d'une assemblée qui représente, non pas seulement les idées, mais aussi les intérêts de la population parisienne.
Le jour même où l'assemblée communale sera installée, le jour où les résultats du scrutin seront proclamés, le Comité central déposera ses pouvoirs, et il pourra se retirer, fier d'avoir rempli son devoir, heureux d'avoir terminé sa mission.
Quant à Paris, il sera vraiment l'arbitre de ses destinées; il aura trouvé, dans son assemblée communale, l'organe nécessaire pour représenter ses intérêts et les défendre en face des intérêts des autres parties du pays, et devant le pouvoir national central.
Il pourra résoudre lui-même, après enquêtes et débats contradictoires, sans immixtions injustes et violentes, où les notions de droit et de justice sont impudemnient violées au profit des factions monarchiques, ces questions si corn-
plexes d'intérêts communaux et privés, devenues plus complexes et plus délicates encore après la longue épreuve qu'il vient de subir si courageusement pour sauver le pays.
Il pourra enfin décider, lui-même quelles sont les mesures qui permettront au plus tôt, sans froissements et sans secousses, d'amener la reprise des affaires et du travail .
Une République ne vit ni de fantaisies administratives coûteuses, ni de spéculations ruineuses, mais de liberté, d'économie, de travail et d'ordre. La République doit établir l'harmonie des intérêts^ et non les sacrifier les uns aux autres. Les questions d'échéances, de loyers, ne peuvent être réglées que par les représentants de la ville, soutenus par leurs concitoyens, toujours appelés, toujours entendus. Pas plus que tout ce qui regarde les intérêts de la cité, elles ne peuvent être abandonnées aux caprices d'un pouvoir qui n'obéit le plus souvent qu'à l'esprit de parti.
Il en est de même de la question du travail, du travail, seule base de la vie publique, seule assise des affaires honiiètes et loyales ; les citoyens, qu'une guerre engagée et soutenue par des gouvernements sans contrôle a arrachés au travail, ne peuvent être plongés, par une brusque suppression de solde, dans la misère et dans le chômage.
Il y a une période de transition dont on doit tenir compte, ^ne solution qui doit être cherchée de bonne foi, un devoir de crédit au travail, qui arrachera le travailleur à une misère immédiate et lui permettra d'arriver rapidement à son émancipation définitive.
Ces questions et bien d'autres devront être résolues par votre conseil municipal, et, pour chacune d'elles, il ne pourra se décider que suivant les droits de tous, car il ne se prononcera qu'après les avoir consultés, car, respon-
sable et révocable, il ser^ sous la surveillance continuelle des citoyens.
Enûn, il aura à traiter des rapports de la cité avec le gouvernement central, de façon à assurer et garantir Tindépendance et Tautonomie de la commune.
Au vote donc, citoyens ; que chacun de vous compreuie la grandeur du devoir qui lui incombe, de l'acte qu'il ^ accomplir, et qu'il sache qu'en jetant dans l'urne son bulletin de vote, il fonde à jamais la liberté, la grandeur de Paris, il conserve à la France la République, et fait pour la République ce que naguère il faisait si vaillamment devant l'ennemi : son devoir.
25 mars 1871.
Les délégués à l'intérieur :
Ant. Arnaud, Ed. Vaillant.
No 27.
Le club de l'École de médecine, le Comité républicain du 6® arrondissement et l'Association républicaine du 6« arrondissement viennent d'envoyer une députation de six membres porter à l'Hôtel -de -Ville une communication invitant le Comité central à s'assurer, auprès des députés et des maires élus :
Que la concession faite par l'Assemblée de Versailles, reconnaissant le Comité central et accordant aux députés et aux maires pleins pouvoirs pour mettre les élections à jeudi n'est pas un piège, tout retard des élections étant préjudiciable à la cause de la Commune et du Comité.
Prière de s'assurer qu'il s'agit bien de la Commune poliique, et non simplement de la municipalité.
L'Assemblée dit que, puisque les députés et les maires nt pleins pouvoirs, ils doivent mettre les élections à diaanche. En efifet, le club s'est ému; il a, dit-il, le droit 'être méfiant; nous avons été souvent trompés, le 31 oc- 3bre, par exemple, et encore, à cette heure, on cherche à Iviser la garde nationale.
L'Assemblée, le Comité et l'Association opinent donc :
lo Pour que les élections soient maintenues à dimanche;
2° Pour que le^ barricades restent jusqu'à la constitution le la Commune municipale.
Lu et voté à l'unanimité et par la salle tout entière. L'épreuve contraire ne donne pas une seule voix.
Président : citoyen Rolland.
Premier assesseur et secrétaire : Ch. Roussot. Deuxième assesseur : Legros.
Voici la réponse du]Comité central :
Citoyens,
Le Comité central maintient fermement ses principes et es actes. Les élections auront lieu dimanche, et sans auun compromis avec les députés et les maires.
Le Comité central est d'accord absolument avec le club e l'École de médecine, le Comité du 6« arrondissement et Association républicaine.
Par délégation :
Le secrétaire général et les membres du comité,
G. Arnold, G. Gaudier, Grelier, Fougeret.