‹ Élections provinciales de 1892 [microforme]Chapitre 41 sur 47 · ESS · texte numérisé non relu

ESS

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chose bien extraordinaire si M. Harrison avait le pouvoir de nommer un lieutenaut-gouverneur de l'Etat de New-York, qui démettrait une législature en majorité démocrate ; cependant, c’est ce qui vient d'arriver à Québec’ M, Wiman pronostique le succès de M. Mercier aux prochaines élections et, parlant du conflit qui se continuera entre le pouvoir central tor'y et le gouvernement libéral de Québec, il dit que ce sera la première fois depuis la révolution sur:ce continent, qu# l’on ressentira les forces d'un conflit éntre le pouvoir central, qui peut être despotique, et la volonté dn peuple clairement exprimée.

‘M. Wiman est d'opinion que le clergé et lé iscopat eanadiens vont jouer un grand rôle dans la prochaine lutte. ‘ Sile card nal, les évêques et les prêtres, dit-il, sont pour le gouvernement d'Ottawa, M. Mercier et sa majorité libérale vont être submergés. Au contraire, s'ils conservent uné attitude impartiale, il n’y a pas de doute que les libéraux vont l'emporter.’

‘ Quant au rapport de la Commission et aux circonstances étranges qui l'ont entouré, M, Wiman dit qu’il ne serait pas étonnant si la population de la province de Québec, en grarde partie française, administrait une rebuffade en regle au Souvernement d'Ottawa qui prétend dicter aux citoyens de Québec leur ligne de conduite. Si M. Mercier triomphe, ce sera la mort du gouvernement central tory. S'il perd, les conservateurs en ont pour longtemps encore à gouverner.

‘* La question, à déclaré M. Wiman en terminant, est d’nn très grand intérêt pour les Etats-Unis, non seulement à cause des temps, mais parce que l'espoir de relations plus intimes entre les deux pays repose #urtout dans Île succès du parti libéral.”

Un journal de France, le Journal de Chartres, a publié le 27 décembre dernier, l'excellent article suivant sur la situation au Canada :

‘{ Nous suivons depuis trois mois lés événements qui se déroulent au Canada avec l'intérêt puissant qu’ins; irent à tout cœur français les destinées de cette population française Canadienne dont l'honorable M. Mercier dépeignait naguère à Chartres, l'attachement à lu mère-patrie dans des termes qu'aucun de ses auditeurs n’a oubliés.

La crise qu'elle traverse a pris un caractère si aigu et les conséquences peuvent en devenir si graves, que toute la presse européenne s’en préoccupe, depuis quelques jours. Nous croyons devoir À notre tour e: entretenir nos lecteurs.

Ce sont les scandales de la dernière session du parlement fédéral d'Ottawa qui ont mis de nouveau aux prises le parti conservateur avec toutes ses passions anglaises de race et de secte, et le parti libéral qui se constitue essentiellement des éléments français.

Les faits de corruption administrative et de vol des deniers publics mis à Ja charge des conservateurs ont été si clairement établis que le chef du parti, sir Hector Langevin, l'un des membres les plus importants du ministère fédéral, & dû succomber sous le poids de ces révélations accablantes, et que plusisurs autres conservateurs, pourvus de hautes fonctions, se sont empressés ae prendre la fuite.

Pour détourner l’attention publique des honteux tripotages dans lesquels is avaient,été pris en flagrant délit, les conservateurs anglais canadiens n’ont rien trouvé de mieux que d’intenter une sorte d'action reconyentiouneile contre le parti libéral, dans la personne de M. Mercier et de ges collègues, arrivés au pouvoir à la suite des dernières éleetions, dans la grande province de Québec où domine l’élément français.

A cet effet, une compagne furibonde de calomnies, dépassant en excès tout ce que nous connaissons de plus réussi dans ce genre en Europe, à été ouverte par la presse conservatrice contre le cabinet Mercier, accusé de coupables spé: culations dans une affaire de concession de chemin de fer.

En même temps, le lieutenant-souverneur anglais de la province de Québes, violant ouvertement la constitution, mettait M. Mercier et 8es collègues dans ’alternative de se démnettre, bien qu’ils eussent la majorité dans l’asseinblée législative provinciale, ou d'accepter d’être enquêtés par. une commission royale nommée par lui.

Il y avait là un piège dans lequel le cabinet libéral s'est gardé de tomber. Après avoir réservé formellement la question de droit, M. Mercier a répondu au lieutenant-gouverneur, que, fort de sa conscience, il était prêt ainsi que ses collègues à subir l'enquête proposée. * :

Une Rorrerpon ane des plus curieuses, qui a été rendue publique, s’est alors engagée entre M. Angers et 808 ministres.

e premier a demandé à ceux-ci le visa exigé par la Co: stitution pour la nomination d’une commission royale de trois membres, dont deux étaient choisis armi des hommes qui n'avaient dû leur élévation dans la magistrature qu’à ‘ardeur dontils avaient fait preuve dans les luttes politiques engagées contre eux. Dans sa réponse au lieutenant-wouverneur, M, Mercier faisait remarquer à celui-ci que l’un de ces juges, M. Davidson, ‘‘ était, lors de la nomination, engagé dans la politique active, qu'il avait été plusieurs fois candidat contre les libéraux, et qu’il présidait alors la Junior conservative association qui dirigeait dans la province de Québec toutes les campagnes olitiques contre 8e8 amis et lui. ans ces circonstances, ajoutait M. Mercier, M. Davidson devrait se sentir mal à l'aise d'être appelé à juger des hommes qu’il combattait encore tout récemment.” M. Mercier terminait sa lettre en proposant de remplacer M. Davidson par M. Johnson, ‘‘ juge en chef de la Cour Suprême depuis un grand nombre d'années et qui n'ayant jamais été mêlé aux luttes politiques, offrait toutes les garanties de

acience et d'impartialité voulues.

Mais cette substitution ne faisait pas l'affaire du lieutenant-gouverneur, et

voici dans quels termes dérisoires il s’y refusait.

Vous eomprendrez, je l'espère, repondait-il, que la substitution de l’honorable juge Davidson, pour les raisons que vous me d: nnez, ne serait pas justifiable. Ge serait insinuer dans des documents vfficiels de la plus haute impor tance que monsieur le juge Davidson, en revêtant l’'hermine, ne s'est point dépouillé de “ l'animus politique ”

M. Mercier devait-il accepter de comparaître devant une commission composée avec un mépris aussi cynique des règles de la plus vulgaire équité ? Beaucoup de ses amis l’en disstadalent, 11 ne les a pas écoutés ? et il s’est présenté avec un rare courage, après avoir donné le visa demandé, devant ceux de ses

ennemis qu’on lui imposait pour juges.

L'enquête, qui a êté publique, a duré trois semaines ; de nombreux témoins ont été entendus ainsi que M. Mercier et ses collègues ; etecmme le dit la Liberté, qui a eu comme nous la patience de suivre d'après les journaux canadiens toute cette longue et prolixe procédure, il ne restait rien, quand elle a été terminée, du flot de cancans calomnieux répandu contre le cabinet 1ibéral.

Le lieutenant-gouverneur, déçu clans ses espérances, n’en à pas moins donné aux conservateurs la satisfaction qu’ils réclamaient. Ila fait le coup d'Etat de casser aux gages le cabinet qui avait la majorité dans l'assemblée provinciale

our le remplacer par un cabinet conservateur. :

Cet acte arbitraire a causé la plus vive émotion, non seulement dans la pro. vince, mais dans toute la confédération canadienne

C'est la lutte qui recommence entre l'élément anglais et l'élément français, L'un des principaux organes du parti conservateur, le Wait, ne craint pas d'écrire

ue, ‘comme anglais, il cruit que la conquête devra être faite de nouveau et que les habitants du Bas-Canada peuvent être convaincus qu’il n’y aura pas, cette fois, de traité de 1663.’

L'on annonce en même temps la prochaine entrée dans le cabinet fédéral de M. Meredith qui, chef de l'opposition conservatrice d’Ontario, a pris l’engagepee public de demander l'abolition de la langue française et des écoles catho-

qués.

Ces provocations et ces menaecs causent naturellement la plus vive agitation parmi la population française.canadienne, menacée de nouveau dans une indé: pendance qu’elle n'avait pu conquérir qu’au prix des plus héroïques et des plus persévérants efforts.

Nos sympathies les plus chaleureuses lui sont acquises dans la nouvelle crise qu’elle traverse et dont nous espérons que, grâce à son indomptable, énergie elle sortira. victorieuse cette-fois-ci encore.

Elles sont acquises aussi à M. Mercier, si iniquement et si illégalement dépossédé des hautes fonctions dans l'exercice desquelles il avait fait preuve des plus éminentes qualités de l’homme d'Etat.

La manière dont il a affronté l'épreuve que lui ménageait la haine du parti anglais-canadien atteste qu’il est de la race des forts. Nous avons pleine eonfiance dans son avenir qui esc celui de nos frères, de nus co-religionnaires du Canada, inébranlablement fidèles, comme lui, &ans leur attachement à la France et à l'Eglise,

EmmaxugL DE RORTHAYS.

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Pour le compte de qui travaille M. DeBoucherville ?

Comme tous les hommes publics qui ont honts d'eux-mêmes et de ce qu’ils veulent fairé du pouvoir, le grand seigneur DeBoucherville n’a pas de programme, Quand on lui demande ce qu'il entend : faire ? où il va? où il veut mener la province ? il fait comme le vendeur de plomb, il ne dit ni oui ni non.

{1 faut donc procéder par induction, pour trouver le programme du gouvernement DeBoucherville,

Allons-y sans crainte.

Le proverbe dit avec raison : Dis-moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es.

Si grand seigneur qu'il soit, ce proverbe s'applique au Sieur DeBoucherville, comme au reste des mortels. Or, qui M. DeBoucherville hante-t-il # Ce qu'il y a de plus fanatique parmi les torys. C’est M. Abbott qui a ordonné à son fonctionnaire Angers de prendre M. DeBoucherville comme premier ministre parce qu'il est l’homme cher au cœur des torys et des orangistes. Quel est le :rogramme de M, Abbott ? L’abaisscinent de la province de Québec et l’anéantissement de tout ce qui est catholique. Il y a quelques années, ce même Abbott se présentait dans le comté d'Argenteuil et dans une circulaire aux électeurs de ce comté, il leur exposait son programme, c’est-à-dire les raisons pour lesquelles ils devaient voter pour lui et le parti conserva teur Voici ce programme :

Quelques unes des raisons pour lesquelles les loyaux orangistes d’Argenteuil doivent supporter M. Abbott et le pari conservateur :

Parce que M. Abbott a toujours ten ferme aux principes de notre illustre ordre et n’a jamais faibli dans la défense ne notre cuuse ;

Parce que le perti conservateur du Canada toujours été l'ami des orangistes et lutte actuellement dans la province d'Ontario pour obtenir un acte d’incorporation pour notre ordre ;

Les orangistres doivent se montrer reconnaissants envers leurs amis, et entre les mairs de M. Abbott, de Sir John À. Macdonald et de M. Mackenzie Rowell, la glorieuse bannière du protestantisme sera conduite à la victoire.

Votez pour écraser les émissaires de Beaudry et de Laflamme, qui s'efforcent actuellement à assurer la défaite du fidèle frère Abbott,

Rappelez le meurtre atroce de Hackett, et que Louis Rie!, le meurtrier du frère Thomas Seott, sera bientôt encore sur le sol canadien.

C'est seulement en envoyant au Parlement des hommes tels que le frère Abbott qu’on renversera la domination romaine dans le Bas-Canada.

Donc aux bureaux de votation, loyaux oraugistes, et enregistrez vos votes: en faveur d’ Abbott et de ia liberté.

Rappelez-vous que l'associé d'Edward Blake est l’Irlandais papiste Anglin et qu’il est de votre devoir juré de faire de l’osposition à un tel homme jusqu’à la mort,

Voilà le programme du chef, du prototype politique de M. De Boucherville : haine à mort aux catholiques, renversement de la domination romaine dans le Bas-Canada !

La preuve que M. De Boucherville est l’exécuteur de ce programme, nous l'avons dans le fait que tous les journaux protestants les plus fanatiques—le Wiéness, le Star, la Garette—font feu et

flamme pour le succès de M. De Boucherville, Ainsi le Wiéness, qui dénonçait M. De Boucherville en 1878, lui donne aujourd’hui son concours et supplie les libéraux protestants de lui donner leur appui. Pourquoi cela ? Evidemment parce que le programme de M. De Boucherville fait son affaire.

D'ailleurs, le nouveau premier minis re à M. Angers a donné aux fanatiques des preuves non équivoques de ses bonnes dispositions our eux et de sa trahison envers ce qui est francais et catholique.

A la dernière session du parlement fédéral, M. Abbott a fait passer un bill décrétant qu'après les prochaines élections l'assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest pourrait abolir l'usage de la langue française dans cette partie du pays. Le sénateur Bellerose proposa l'amendement suivant :

“ Sauf ce qui regarde l’usage des langues française et anglaise, l'usage des deux devant se continuer, comme auparavant eb maintenant, tel que mentionné au commencement de la présente section.”

Ont voté contre cet amendement :

MA. Abbott, Dr BoucHERvILLE, CAsGRAIN, et 35 autres torys. (Debates of the Senate, 1891, p. 554.)

Le sénateur Casgrain, qui a voté avec M. De Boucherville l’abolition de la langue française, est le père du fameux Thom Chase Casgrain, qui a reçu $3,000 des orangistes pour faire pendre Riel et qui figure aujourd'hui comme procureur général dans le ministère

De Boucherville.

Dans son discours de Ste-Anne, M. Mercier à signalé cette tra-

hison dans les termes suivants :

Messieurs, le 3 septembre dernier, 1891.—ce n'est pas vieux, — uand j'étais trainé dans la boue, quand on cherchait à me tuer, M. de Bouchervilie trahissait ga race pour prendre ma place. Il a trahi et il a reçu sa récompense | (Honte ! honte !)

“ Fcoutez-moi ! 11 s'agissait du bill du Nord-Ouest, devant 15 Sénat, proposé par M. Abbott, le premier ministre fédéral, le chef des orangises, le chef de M. de Boucherville, le chef de M. Beaubien, le chef de M. Pelleuier, le chef de tous les bleus. (Rires) M. Abbott proposait qu'après les prochaines élections dans le Nord-Ouest la majorité de l'Assemblée Législative pût abolir la langue française. Me comprenez"vous bien, messieurs ?

4 Une. voix, —On comprend bien que trop.

“ M. Bellerose, un ami de ces messieurs, mais un patriote, un de nos adversaires, fit un discours loquent, dans lequel il dit : ‘ Vous n'avez pas le droit de permettre à la majorité du Nord-Ouest d’abolir la langue française, pas plus que vous n’avez je droit de permettre à la majorité de la province de Québec, d'abolir la langue anglaise. La langue anglaise a le droit d'être maintenue dans la province de Québee comme la langue française a le droit d’être maintenue dans le Nord-Ouest.” Qui a voté contre M. Bellerose ? L'honorable M. de Boucherville ! (Honte ! honte !)

& L'honorable M. de Boncherville est français comme vous et comme moi. Il votait pour permettre à la majorité protestante et anglaise d’abolir notre langue. (Honte ! honte !)

& lit où était-ce, messieurs ? C'était à Ottawa, parce que M. de Boucherville, sénateur, se proposait de devenir votre premier ministre et de me remplacer ici. Et où voulait-on abolir la langue française 9 Au Nord-Ouest, sur une terre arrosèe du sang de nos martyrs français, là où la langue française a évangélisé les sauvages de cé pays, messieurs là où vous trouvez des traces sanglantes du pas-

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sage dos martyrs de la France et du Canada ! (App Et c'est 1à qu’on a décidé d’abolir la langue française, et aujourd'hui la langue française y ext abolle, M. de Boucherville a voté ce bill. La majorité a aboll la langue française, et parmi le canadiens qui ont voté pour cette abolition se trouve M. Nolin, qui a trahi R el lors du rebellion et qui a aidé—je vous rappelle ce fait, M. de Boucherville—Nolin qui a aidé votre collègue M, Casgrain à faire monter Riel sur l'échafaud, (Honte ! honte |)?

C'est au prix de cette trahison que M. DeBoucherville à acheté sa place de premier ministre ! Comme on le voit, le premier ministre de M. Angers travaille pour le compte de tout ce qu'il y a de plus

fanatique et de plus hostile à notre race et à notre religion,

Où sont les boodlers et les voleurs ?

Faute üe programme et en désespoir de cause, les énergumènes qui font la campagne pour M. DeBoucherville nous cassent les oreilles avec leurs cris de boodlers et de voleurs.

Où sont-ils les vrais boodlers et les vrais voleurs publics ?

Dans le parti tory et dans le gouvernement DeBoucherville. Le premier ministre les presse, les réchauffe dans son sein, M. Louis Philippe Pelletier est ministre, il est l’homme d’action du gouverneur Angers et de M. DeBoucherville, il est l'âme donnée, le factotum du gouvernement, M. DeBoucherville ne fait rien sans lui et en le choisissant pour aller à Sainte-Anne défendre la cause du gouvernement contre M. Mercier, le premier ministre est devenu solidaire des dires comme des faits et gestes de son secrétaire provincial et des actes de péculat dont le chef de l'opposition l'avait convaincu à Saint-Claire.

M. DeBoucherville a done accepté ouvertement et publiquement la responsabitité du dossier de Louis Philippe Pelletier. Que comporte-t-il, ce dossier ! Des actes de péculat et de simonie d'une infamie révoltante, Moyennant de; sommes d'argent considérables, des cadeaux de chevaux, de voitures et de harnaïs, le secrétaire provincial de M. DeBoucherville a vendu des contrats, en abusant de son influence comme député. Voici la preuve des faits qui le clouent pour toujours au pilori :

PROVINCE DE QUEBEC, | District de Québec. |

Louis Poulin de Courval, dArthabaskaville, arpenteur, déclare ce qui suit :

Pai payé, en différents temps, à l'honorable Louis Philippe Pelletier, un @es membres de la législature de la province de Québec, plusieurs sommes d'argent de la manière suivante, savoir : À :

1. Cent cinquante piastres pour m'avoir fait obtenir du gouvernement de la province de Québec des travaux rose dans les cantons Langevin, Cranbourne, Watford et Ware, comté de Dorchester ; ;

9, Cent soixante-quinze piastres ont été retirées par le dit L. P. Pelletier luimême du département des Terres de la Couronne, À même les argents me revenant sur les travaux de cadastrage de Wolfstown ; à

3 Je lui ai moi-même payéune somme excédant quatorze cents piastres, dont dont environ huit cent piastres de mon argent et la balance tournie par Lévnce Stein, arpenteur, et ce, à condition qu’il nous ferait obtenir du commissaire des terres de l'ouvrage au montant de sept mille piastres, et nous ayons eu cet ouvrage. Il me donna un billet pour huit cent piastres, et je lui, ai depuis remis ce billet sans considération ;

4. En septembre mil huit cent quatre-vingt-dix, j'ai payé au dit L. P. Pelletier, au moyen d'une réquisition du département qu'il m'a fait endosser, une 80mIme de elnq cents piastres, en me disant que c'était pour ‘ l'Etendara."” :

Le paiement ci-dessus mentionné en premier lieu, je l'ai fait uu dit Léonce Stein, pendant que le dit Stein agissait comme le repr sentant et l'agent du dit L. P. Pelletier, d'après ce que m'en a dit souvent le dit L. Stein.

Les paiements ci-dessus mentionnés ont eu lieu depuis mil huit cent quatrevingt-huit à venir à mil huit cent quatre-vingt-onze,

J'ai rencontré le dit L. P. Pelletier vendredi, le huit janvier courant, à son bureau, à la Chambre, et il m'a dit de tâcher de m'en aller pour ne pas l’embêter devant la commission.

Et je fais la déclaration solennelle ci-dessus consciencieusement, croyant u’elle est vraie, et en vertu de l'acte passédans la trente-septième année du règne e Sa a bre Intitulé : ‘* Acte pour la suppression des sermunts volontaires et

extra judiciaires.”

Et j'ai signé, (Signé) L, P, pg COURVAL.

Reconnue et signée devant moi, à Québec, ce vingt-cinquième jour de janvier, mil huit cent quatre-vingt-douze,

(Signé) P, MALOUIN,

Commissaire de la Cour Supérieure pour le district de Québec.

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$2,225 00 en quatre coups de filet ! ou sont les boodiers MM. les bleus ?

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AUTRES BOODLAGES

M. Stein, arpenteur, a donné à M. Pelletier ou payé pour lui les sommes

suivantes, afin d'obtenir l'influence de M. Pelletier ou pour le récompenser de ce gui avait obtenu, en rapport avec des contrats d’arpentage ou de cadastrage du épartement des Terres de la Couronne

1. Le 9 mai 1889, $80 pour une voiture achetée de C. R. Hurber & Son, à Danville.

. Dans l’automne de 1888, $400 pour un cheval.

. En septembre 1888, 8175 pour un autre cheval,

. Automne 1885, &100 pour voiture et robe de carriole.

. En juin 1890, 8500

. En juin 1890, Rivière du Chef, 8500

. 6septembre 1890, voyage à Montréal, 875.

. Pendant la session de 1888, pour bénédiction de cloches à Dorchester, 8100.

9. Dans l'été de 1890, $100 par l'entremise de M. Malenfant, argent destiné au Club National et gardé par M. Pelletier.

10. En mars 1889, pour le Club National, $80 par l'entremise de M. Frank Pennée. Pelletier garda cet argent.

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