Election de Dorchester en
12, 16 avril 1889, à M. Pelletier lui-même, 8615, comme prime sur les travaux d’arpentage en général.
13. En décembre 1890, remise du billet de M. Pelletier de 3600 pour argent prêté un an auparavant.
14. [1 y a plusieurs autres montants qui, avec les précédents, formeraient un total d'environ quatre mille cinq cent cinquante piastres, donné ainsi de 1887 à 1890, par M. Stein à M. Pelletier.
Pour l'élection de Chicoutimi M. Pelletier a reçu $1,000 de M. J. B. Charleson pour payer ses dépenses et celles de ses Compagnons, quand ces dépenses furent payées partie par M. Pacaud et partie par Si. Stein.
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M. L. P. Pelletier invoquant son propre déshonneur pour trahir et exploiter un ami
Distriot de Québec Je, souxsigné, Arthur Gingras, comptable, de la cité de Québec, déclare solen. nel:ement, comme suit :
Je connais bien l'honorable Louis Philippe Pelletier, maintenant secrétaire de la province, et son ami, M. Frank Pennée, agent d'assurance, de Québec ;
Dansle mois d'octobre mil huit cent quacre.vingt.neuf, les naiss de M. Frank Pennée étant devenues émbarrassées, l'honorable Louis Philippe Pe Ile. tier demanda et obtint pour aider son ami, une avance de quinze cents piastres du secrétariat de la province, pour valoir sur des impressions qui devaient être faites à la Justice, et une autre avance de deux mille trois cents piastres de MM. de Courval et Stein, arpenteurs, sur des travaux d'arpentage et de cadastrage qui devaient leur être confiés ; à
Ces deux sommes étaient avancées à M. Louis Philippe Pelletier, sur sa demande, et avec l'entente formelle qu'elles seraient employées à venir en aide à son ami M. Frank Pennée, et je sais que, sans celn, telles avances n'auraient poiut été faites ;
Une fois les deux transactions terminées et les parties en possession de l’ar. gent, l'honorable Louis Philippe Pelletier déclara, contre l'entente faite, qu’il avait besoin de cette argent, pour se sauver du déshonneur, parce qu’il avait fait signer à sa tante, feu Madarne Siméon Lelièvre, un billet promissoire de quatre mille piastres, tout en lui représentant que c'était un chèque pour un faible montant ;
M. L. Philippe Pelletier décrivait alors sa position avec des larmes aux yeux et supplia avec tant d'instance son ami M. Frank Pennée de consentir, que celui- . céda par pitié pour M. Pelletier et se contenta de sept cent cinquante pias-
res,
Et je fais la présente déclaration solennelle la croyant conscienciensement vraie et en vertu de l'acte pour la suppression des serments volontaires et extrajudiciaires,
Et j'ai signé (Signé) . ARTHUR GINGRAS,
Prise et reconnue devant moi, à Québec, ce vingt-septième jour de janvier mil huit cent quatre-vingt-douze.
(Signé) ALBERT MALOUIN, Com Cour Sup. District de Québec.
L. P. Pelletier, le digne coliègue de M. De Boucherville acceptant l'argent du parti national après s'être vendu au parti tory
(Copie) Québec, le 27 janvier 1892.
Cher M. MERCIER, ‘ Je viens de recevoir votre note, me demandant s’il est vrai que j'ai fait le dépôt et payé les frais de la dernière élection fédérale à Dorchester.
Je n'ai aucune objection à répéter ce que l'EÆlecteur a déjà publié ; qu’en effet, j'ai remis à l'honorable L. F. Pelletier lui-même dans mon bureau le dépôt de deux cents piastres requis pour mettre M. le Dr Vaillancourt en nominat|on. J'ai aussi payé les dépenses personnelles de M. Pelletier en rapport avec ce'te élection. à
J'ai l'honneur d’être, Votre dévoué, ete, (Signé) ERNEST PAacAUD.
. S —Le dépôt ne m'a pas été remis.
Fe ; (Signé) E. P.
M. 1. P. Pelletier, le collègue de l'honorabe M. De Boucherville, exigeant $2,000 pour Son influence de député, puis achetant le silence de celui
qu'il avait voulu exploiter
District de Québec
Je, soussigné, Arthur Gingras, comptable, de la cité de Guébec, déclare solennellement comme suit :
Quelque temps avant la mort de feu M. Makedie, comptable au département des Terres de ia Couronne: arrivée le ou vers le quinze noverabre mil huit cent
uatre-vingt-dix, j’eus l'offre de lui succéder, si je voulais payer la somme de
deux mille piastres, et cette convention fut faite avec l'honorable Louis Philippe Pelletier, alors député de l'Assemblée Législative, et maintenant secrétaire de la province, qui se fit fort de me faire avoir cette position, si je m'engageais à lui payer cette somme de deux mille piastres.
J1 ne put ïñne la faire avoir, malgré ses nombreuses démarches auprès des ministres, faites à ma connaissance, et conséquemment, je n'ai eu rien à lui
ayer.
Li La semaine dernière, craignant les révélations que je pourrais faire, l'honorable Louis Philippe Pelletier me demanda une lettre déclarant que je ne con: naissais et n'avais rien à dire contre lui, et je le lui ai donnée pour ne point berdre l’occasion de me faire payer un compte de deux cent quarante piastres (8240.00) 4 ui inétait dû par le département des terres, et qui était contesté.
J'ai ét» payé de cette somme avant-hier.
Et je fus la présente déclaration solennelle, la :royant consciencieusement vraie, et en vertu de l'acte pour la snppression des serments volontaires et extrajudiciaires.
Et j'ai signé, ;
(Signé) ARTHUR GINGRAS.
Prise et reconnue devant moi, à Québec. cc vingt-septième jour de janvier mil huit cent -quatre-vingt-donze.
(Signé) ALBERT MALOUIN.
Com. Cour Supérieure District de Québec.
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L. P. Pelletier escamote $1,500 souscrites pour venir en aide à un ami en mauvaises affaires
Sous prétexte de venir au secours d’un ami, M. Pennée, dont les affaires étaient en ms A1vais ordre, il trouvait encore moyen de faire de l'argent. Voicila déclaration de M. Belleau sur ce triste sujet :
District de Québec,
Je, sonssigné, Jacques François Belleau, de la eité de Québec, agent d’assurances, déciare solennellement COmInE suit :
Que dans le mois d'octobre mil huit eent quatre-vin vt-neuf, je reçus du gouvernement de ia province de Québec, pour le compte de Belleau & Cie. la somme de quinze cents piastres, coume avance sur l'impression d'un ouvrage qui devait leur être confié parle département du seerétaire provincial F
Que quelques jours après la réception de cette somme, je remis à l'honorable Louis Philippe Pelletier, sur sa demande, la dite somme de quinze cents dollars, en deux paiements séparés de sept cent cinquante dollars chaque ;
Que vu que cette somme de quinze cents piastres devait, par suite d’une entente préalable, être remise à Messieurs Louis Philippe Pelletier et Frank Pennée coniointement, et que le dit Louis Philippe Pelletier avait réussi à obtenir cet argent seu. celui-ci me pria de n’en rien dire du tout à M. Frank Pennée, que Jui, L. P. Pelletier, se chargeait de règler l'affaire avec M. Pennée ;